• Nicolas Maduro a déclaré que le 2e
Sommet de la
CELAC est le fruit de la coopération et de la solidarité
entre
Fidel Castro et Hugo Chavez
LE président vénézuélien a affirmé que la Communauté
des États d’Amérique latine et des Caraïbes (CELAC) a
prouvé sa capacité d’action, mais elle doit prendre
garde de pas tomber dans le piège de la rhétorique. Plus
loin, il a signalé que les États-Unis sont les grands
perdants de ce sommet de la CELAC.
Dans une interview pour la Télévision cubaine, le
président a évoqué son entretien d’environ deux heures
avec le leader historique de la Révolution Fidel Castro,
soulignant qu’ « il fut l’ami et le compagnon de luttes
du leader bolivarien Hugo Chavez, avec qui le lia une
amitié parfaite et riche en sentiments, une relation
semblable à celle d’un père à un fils ».
De l’avis du dirigeant bolivarien, il est nécessaire
d’immuniser la nouvelle organisation des pays situés au
sud du Rio Bravo « contre la bureaucratisation, afin
d’assurer la fluidité de ses doctrines et de ses plans
et atteindre l’objectif de la véritable indépendance ».
Il a rappelé que le XIXe siècle en Amérique latine
fut marqué par les guerres intestines, le XXe siècle par
les invasions et la domination nord-américaines, si bien
que le XXIe siècle doit marquer la reprise du chemin de
l’union, et qu’aujourd’hui « la CELAC doit nous
rassembler autour d’un agenda commun et de la doctrine
d’une seule pensée latino-américaine et caribéenne ».
Maduro a ajouté que la Communauté « se doit d’être la
grande organisation appelée à faire la grande politique
dont parlait Chavez, et de se doter d’un agenda
d’actions communes assurant une coordination permanente
entre les pays afin de pas reproduire les erreurs du
XIXe siècle ».
Plus loin, le président vénézuélien a fait l’éloge de
la déclaration faisant de notre région une zone de paix,
« un accord qui nous protège tous et qui pose les bases
d’un nouveau droit dans la pensée latino-américaine et
caribéenne, qui nous vient des luttes de libération ».
Dans ce contexte, le président bolivarien a souligné
les progrès des négociations entre le gouvernement
colombien et les guérillas des Forces armées
révolutionnaires-Armée du peuple de ce pays, et il a
appelé à la fin de ce conflit qui a fait tant de
victimes.
Il a rappelé que, pour Hugo Chavez, le processus de
paix entre le gouvernement et les FARC « fut comme une
obsession, et il employa toute son énergie à contribuer
au règlement du conflit qui déchire ce pays frère ».
Il a insisté sur la nécessité et l’urgence de la
décolonisation de Porto Rico, ainsi que de la cessation
de l’occupation illégale, par les États-Unis, du
territoire de la base navale de Guantanamo.
Le chef d’État vénézuélien a souligné par ailleurs
que les grands médias, qui n’ont que faire des peuples,
ont ignoré le 2e Sommet de la CELAC dans une tentative
de passer sous silence un événement historique : l’unité
latino-américaine après tant d’années.
UN REVERS POUR LES ÉTATS-UNIS
Pour le président Maduro, cette réunion au sommet, à
La Havane, des pays situés au sud du Rio Bravo a
constitué un grand revers pour les États-Unis, et il a
souligné le fait que le soutien régional apporté à Cuba
a été qualifié par un fonctionnaire du Département
d’État de « trahison des Latino-américains et des
Caribéens ».
Il a précisé que les Nord-américains devront ravaler
leurs déclarations « parce que l’Amérique latine et les
Caraïbes maintiendront sereinement leur cap vers la paix
et leur projet d’union dans la diversité ».
Par ailleurs, il a souligné l’importance d’un sommet
où,« dans leur diversité politique, des anciens
guérilleros, des indiens, des ouvriers et des chefs
d’entreprises ont œuvré à la réalisation du rêve des
pères de l’indépendance en faveur d’une Amérique latine
et des Caraïbes unies ».
« Cette réunion a montré que Cuba jouit de la
considération et de la confiance des pays de notre
région, car ce pays a mené une politique internationale
très prestigieuse. Cuba n’est pas seule, comme l’ont
démontré les votes à l’ONU contre le blocus économique,
financier et commercial qui lui est imposé depuis plus
de 50 ans par les États-Unis ».
Dans ses déclarations devant les journalistes,
Nicolas Maduro a également fait référence à la
convocation du 1er Congrès du Parti socialiste uni du
Venezuela (PSUV).
Il a expliqué qu’une commission nationale avait été
créée, divisée en trois sous-commissions, « parce qu’aux
batailles électorales, il faut ajouter la construction
d’un parti qui ressemble le plus possible au Venezuela
actuel ».
Il a annoncé l’ouverture d’un grand débat national.
« Le document de base sera lancé le 20 février, et le 5
mars, anniversaire de la disparition physique de Hugo
Chavez, il sera débattu en assemblées afin de définir
clairement de nombreuses questions. » (Rédaction de
Granma international).