RÉFLEXIONS DE FIDEL CASTRO
RÉFLEXIONS
SUR LES RÉFLEXIONS
Si elles sont brèves, elles ont
l’avantage de permettre aux cent douze organes de presse étrangers
accrédités dans notre pays, qui les reçoivent préalablement, d’en
publier de larges extraits ; si elles sont longues, elles me
donnent la possibilité d’analyser plus à fond, autant que je le
souhaite, des concepts déterminés qui me semblent importants pour
que notre peuple, principal protagoniste face à toute agression
éventuelle, et d’autres pays placés dans des circonstances
similaires disposent d’éléments pour porter un jugement. Ce
dilemme est pour moi un vrai casse-tête.
Je m’inquiète aussi de l’espace qu’elles
occupent à la une de nos journaux et qui est si nécessaire pour
l’activité quotidienne de notre nation.
Conclusion : je diviserai mes
réflexions en brèves et longues. Si elles sont brèves, elles
seront envoyées au préalable à tous les médias concernés ; si
elles sont longues, elles seront publiées uniquement dans
n’importe quelle page intérieure du journal Granma, en tant
qu’organe officiel. Si d’autres organes des organisations
politiques et des organisations de masse le souhaitent, ils
peuvent les publier sans sacrifier leurs espaces principaux.
Le Département idéologique du parti
et le chef de cabinet au Conseil d’Etat peuvent proposer toute
autre variante dans des situations concrètes.
Je ne me suis pas lancé dans ces
réflexions dans le cadre d’un plan préétabli, mais parce que
j’avais fortement envie d’entrer en communication avec le
principale protagoniste de notre résistance, dans la mesure que
j´observe les actions stupides de l´empire. Elles constituent
désormais, tout comme à l’époque où je me suis retrouvé dans, ce
qu´on a appelé la prison féconde ; une manière de satisfaire mon
envie énorme d’étudier et de réfléchir pendant ma convalescence.