Granma International Édition
en français
TEXTE
seulement
La
Havane, Cuba, Vendredi 16 Juin
2006
TERRORISTE A LA RECHERCHE D’UNE CITOYENNETE
Quand d’autres mouraient au Vietnam,
Posada Carriles torturait au Venezuela
PAR JEAN-GUY ALLARD
TANDIS que des milliers de jeunes nord-américains — plusieurs s’y trouvant contre leur volonté — perdaient la vie au Vietnam, Luis Posada Carriles s’entraînait aux techniques de contre insurrection à Fort Benning puis assassinait et torturait au Venezuela où il était toujours tortionnaire, en 1975, quand s’est terminé le conflit.
Aujourd’hui, le terroriste d’origine cubaine essaie de s’attribuer faussement le titre de vétéran du Vietnam pour se donner une respectabilité face au public nord-américain et obtenir, à force de tromperie, des privilèges accordés par les lois nord-américaines de l’immigration.
Dans le but de le faire échapper à la justice et en appelant à tous les moyens pour le convertir en «honorable» citoyen, l’avocat du terroriste, Eduardo Soto, répète que son client «a été soldat durant la guerre du Vietnam», mentionnant les années 1963 et 1965.
Posada au Vietnam? Où? Quand? Comment «Dans mes recherches sur les Cubains au Vietnam, il n’apparaît nulle part», commente le chercheur cubain José Luis Méndez, auteur de plusieurs livres à propos du terrorisme contre Cuba. «Si Posada a été au Vietnam et est vétéran de cette guerre, que la CIA et l’Armée le démontrent…»
S’il est certain qu’il fut soldat dans l’armée nord-américaine «durant» le conflit vietnamien, rien à nulle part ne vient confirmer que Luis Posada Carriles a marché sur le sol vietnamien.
Le 17 avril 1961, Posada a échoué sur un quai de Puerto Cabrizas, au Nicaragua, avec les autres tueurs de l’Opération 40, quand les autres mercenaires de la Brigade 2506 partaient réaliser l’invasion ratée de Playa Giron.
En 1963, cependant, en raison de sa participation à cette funeste aventure, Posada joignait les rangs de l’armée nord-américaine, dans les Unidades Cubanas, avec le grade de 2e lieutenant — comme tous les autres individus sélectionnés — quand on l’a envoyé à la base militaire de Fort Benning, en Georgie, sous l’orientation de la CIA.
Il a appris là les techniques de contre insurrection et l’utilisation d’explosifs — en clair, de torture d’assassinat et de terrorisme — aux côtés de Jorge Mas Canosa et d’autres individus aux caractéristiques et au destin similaire.
Tout indique que la CIA l’a sorti de là, d’une façon ou d’une autre, pour accomplir des missions ‘sales’.
Des sources très sérieuses et documentées le situent cependant avec d’autres cubano-américains, à Dallas, quand on assassine le président John F. Kennedy, sur Dealey Plaza
‘SOLDAT’ DE LA GUERRE SALE
Selon le département de la Défense étasunien, la guerre du Vietnam a commencé officiellement le 11 décembre de 1961: 392 étasuniens sont morts de 1962 à 1964 quand les États-Unis avaient en Indochine plus de 17 000 soldats. Et quand Posada finissait d’apprendre comment fabriquer des bombes, en Georgie, ou quand il commençait à enseigner à d’autres comment les fabriquer.
De fait, en 1964, la présence de Posada est signalée dans un campement de Collier County où la CIA entraînait des mercenaires qui infiltraient Cuba.
Des rapports pointent ensuite à bord du Venus, un bateau de la CIA qui effectuent des opérations dans les détroits de la Floride.
Un mémorandum déclassifié de la CIA, daté du 18 juin 1965, le situe à Mexico, conspirant pour dynamiter des cargos soviétiques dans le port de Veracruz. Il réapparaît dans des campements d’«opérations autonomes» contre Cuba, en République dominicaine.
Cette année-là, les États-Unis avaient 130 000 hommes au Vietnam et le nombre de soldats morts a grimpé à 1 926, selon les chiffres du Pentagone. En d’autres mots, la guerre était en pleine apogée quand le terroriste prétend qu’il appartenait à l’armée.
C’est en octobre 1967 que la CIA envoie Posada au Venezuela où il pénètre la DIGEPOL avec le titre de «conseiller».
Dans son livre Los Caminos del Guerrero, dans un mensonge caractéristique du héros de la mafia de Miami, Posada prétend s’être rendu à Caracas en 1969. «C’est un formidable conteur», commentera Fabian Escalante, ex chef de la Sécurité d’État cubaine. «Ce qui se passe, c’est qu’en 1967, il est conseiller de la CIA et il ne lui convient pas d’en parler».
DANS LES CAVES DE LA DISIP
En 1968, année de l’Offensive du Têt, 16 869 jeunes soldats, tombent au Vietnam.
En 1969, Posada prend la citoyenneté vénézuélienne comme le confirme sa carte d’identité numéro V-5.304.069 — les deux derniers numéros indiquant l’année d’inscription — pour pouvoir se convertir en ce Comissaire Basilio sanguinaire lorsque la DIGEPOL devient la DISIP.
Dans les caves de la police politique vénézuélienne, Posada a séquestré, torturé, exécuté ou «disparu» durant plus de sept ans des dizaines de prisonniers. Une source révèle que Posada et son personnel ont été jusqu’à éliminer des opposants en les lançant à la mer.
Posada Carriles a été le chef des
opérations de la DISIP vénézuélienne de 1967 à 1974. Le groupe réunissant ses
victimes et leurs proches dispose maintenant de plus de 80 témoignages
enregistrés sur vidéo qui documentent ses activités: parmi ces documents, on
trouve l’entrevue dramatique où Brenda Esquivel raconte comment, en juillet
1972, dans les locaux de la DISIP de Maracay, alors qu’elle était enceinte de 8
mois, elle a perdu son bébé après avoir été sauvagement frappée à coups de pied
sur l’ordre de Posada.
Plus de 58 000 soldats nord-américains sont morts au Vietnam qui s’est terminée
en 1975 quand le ‘soldat’ Posada venait de quitter la DISIP pour diriger son
Agence d’enquêtes industrielles et commerciales crée par la CIA et qui a servi
de façade à l’Opération Condor. Il a organisé là, avec Orlando Bosch, son crime
le plus horrible: l’explosion en plein vol de l’avion de Cubana, en septembre
1976.
«VOUS AVEZ ÉTÉ DÉCLARÉ COUPABLE À PANAMA…»
«Il n’a alors jamais voulu être un citoyen nord-américain? Pourquoi?», demande José Luis Mendez. «Il aimait si peu le pays qui l’a accueilli et qu’il a servi les armes à la main en défendant la démocratie impériale de par le monde?».
«Il était sans doute un mauvais patriote nord-américain… alors pourquoi maintenant? Serait-ce que comme ‘opérateur’ de la CIA, il était mieux de le garder comme John Doe (anomyme) pour que le gouvernement nord-américain puisse nier le connaître en cas de fiasco».
«Comme on le dit dans l’émission X-Files, la vérité est ailleurs», ajoute-t-il.
Selon l’avocat José Pertiera, la loi nord-américaine dit qu’il est suffisant de démontrer qu’une personne a appartenu à l’armée durant une période d’hostilités pour pouvoir réclamer la naturalisation.
Il suffit d’avoir été soldat d’active. Et c’est à cela que s’accroche Eduardo Soto.
Cependant, même avec ces services à la «patrie», Posada ne se classe pas, ce pourquoi la lettre du 22 mars 2006 du Service de l’immigration et du contrôle des douanes des États-Unis dit textuellement, en invoquant la loi, lorsqu’elle le déclare un danger pour la sécurité nationale. Ce que Soto a tenté de minimiser.
La lettre dit ceci: «D’autre part, le 20 avril 2004, vous avez été déclaré coupable à Panama de commettre des Délits contre la sécurité nationale et de falsifier des documents publics, ce pourquoi vous avez été condamné à sept ans et un an de privation de liberté, respectivement. Bien que postérieurement la Présidente de Panama vous a concédé la grâce pour ces délits, ce pardon n’a aucun effet en relation avec les lois d’immigration des États-Unis».
Dit en clair: que la présidente mafieuse de Panama, Mireya Moscoso, lui ait accordé son pardon en 2004 peu avant de laisser la présidence, ne change rien aux délits commis. Bien qu’Eduardo Soto se divertisse en manipulant le sujet.
Il faut aussi souligner un élément extrêmement important: quand Posada est
«gracié» à Panama, le procès ne s’est pas terminé en raison de l’appel du ministère public en raison du faible nombre d’années de prison auxquelles il a été sentencié. Et le Procureur anti-corruption enquête maintenant sur sa sortie intempestive.
«La stratégie légale de Posada semble être de mitiger son passé terroriste en argumentant que malgré qu’il ait commis les délits cités par le Département de sécurité des États-Unis dans le texte de sa décision de détention, Posada était un ‘soldat’ qui obéissait aux ordres de ses supérieurs de la CIA et de la Maison Blanche et que, conséquemment, il n’est coupable d’aucun délit», commente José Pertiera.
«Cependant, le procès de assassins nazis à Nuremberg a établi plus que clairement que la responsabilité légale d’un criminel (et beaucoup moins celle d’un terroriste) ne mitige pas les ordres que l’accusé ait reçu d’un supérieur», ajoute le représentant aux États-Unis du gouvernement du Venezuela qui défend la requête d’extradition du gouvernement du Venezuela.
Le 6 juillet, un juge doit déterminer si on accordera la coitoyenneté nord-américaine à celui qui a été soldat, agent de la CIA et tortionnaire « durant la guerre du Vietnam»
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XIe
CONGRES MUNDIAL «SPORT POUR TOUS»
Cuba tentera de rétablir le baseball
au programme olympique
CUBA profitera de la visite dans l’île du président du CIO, Jacques Rogge, en octobre prochain, pour défendre la cause de la réintégration du baseball au programme olympique, a affirmé José Ramon Fernandez, président du Comité olympique cubain.
La visite de Jacques Rogge est confirmée, car il participera au Congrès mondial «Sport pour tous » qui se tiendra du 31 octobre au 3 novembre à La Havane.
«Chaque fois que je participe à une réunion internationale, je parle de baseball et des mécanismes à utiliser pour que ce sport figure à nouveau au programme olympique», a déclaré Fernandez au cours d’une conférence de presse centrée sur le congrès mondial.
Le baseball et le softball ont été éliminés du programme olympique sur un vote du CIO à Singapour. Les deux disciplines figureront encore à l’agenda de Pékin, en 2008, mais ne seront pas présentes à Londres en 2012.
«Or, ce sport est une véritable passion à Cuba et dans d’autres pays. On a allégué à Singapour que les compétitions manquaient de qualité. Pourtant, au Classique mondial auquel ont participé tous les joueurs des Grandes Ligues qui ont voulu, on retrouvait en finale les mêmes qu’aux Jeux olympiques. Alors, la qualité y était-elle ou pas?» s’est demandé Fernandez, qui est aussi vice-président de l’Etat cubain.
Rappelons qu’au Classique mondial de mars dernier, Cuba, champion olympique et mondial, a perdu la finale contre l’équipe japonaise, qui avait décroché le bronze à Athènes.
PREMIER CONGRES EN AMERIQUE CENTRALE - CARAIBE
Cuba attend environ 2 000 visiteurs d’une centaine de pays au Congrès mondial du sport, organisé sous les auspices du CIO et dont les travaux se centreront sur le thème «L’activité physique: bienfaits et défis».
Le Congrès «Sport pour tous», également patronné par l’Organisation mondiale de la santé et l’Association générale des Fédérations sportives internationales, aura lieu pour la première fois dans un pays de la région Amérique centrale - Caraïbe. Il se tient tous les deux ans depuis sa première édition, à Francfort, en 1986. La dernière fois, en 2004, c’était à Rome.
Fernandez a souligné que la rencontre est de la plus haute importance pour un pays comme Cuba où le gouvernement «cherche à généraliser la pratique de l’activité physique et du sport de participation en tant que facteurs de santé et de qualité de vie».
Outre le thème central, les délégués aborderont d’autres sujets tels que: les risques et les bienfaits de l’activité physique; les programmes de sport pour tous orientés vers la santé; vieillissement et société moderne: groupes de population spécifiques: un défi; comment satisfaire les besoins des pays en développement dans le domaine du sport pour tous; la pratique du sport en tant que loisir, expérience sociale et expression culturelle, et enfin, stratégies et lignes de travail pour le Sport pour tous.
De l’avis de Fernandez, le congrès «doit être un exercice scientifique et pratique, enrichi par l‘expérience et les apports des uns et des autres, et contribuer aux objectifs du CIO par des propositions concrètes qui permettent à tous de faire du sport.»
A la conférence de presse participaient aussi Conrado Martinez Corona, président du Bureau des congrès de Cuba, ainsi que des dirigeants du Comité olympique cubain, du ministère du Tourisme et d’autres entités qui travaillent à l’organisation du congrès.
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GUANTANAMO
Crimes démocratiques
LA décision annoncée par le gouvernement nord-américain d’interdire aux avocats, à la Croix-Rouge ou aux organismes humanitaires d’entrer à la base de Guantanamo, est un boomerang qui les dénonce. Si jusqu’à maintenant, l’accès la prison improvisée était limité, empêcher le contact extérieur indique qu’il doit y avoir là quelque chose de bien mauvais pour qu’on interdise à quinconque un contact même bref et surveillé avec des prisonniers ou de connaître les conditions de vie existantes.
Devant l’avalanche de critiques après le suicide de deux saoudiens et d’un Yéménite et les demandes réitérées pour que le lieu infamant soit fermé et que les détenus soient soumis à un procès selon les règles, le cabinet Bush a réagi en obstruant la petite brèche dont disposaient à peine les détenus. Ce qui veut dire qu’ils sont encore plus exposés aux abus.
Si les autorités d’Arabie Saoudite ont mis en doute le suicide hypothétique, il faut supposer que la décision officielle nord-américaine augmentera leurs doutes.
Les dénonciations permanentes sur les tortures, les vexations y compris religieuses, qu’ont souffert les quelque 500 prisonniers enfermés sur le territoire du sud-est cubain usurpés par Washington, se sont ajoutées à la grève de la faim que mènent depuis un an, de façon intermittente, plusieurs détenus, la plupart étant alimentés de force.
On sait qu’ils sont arrivés à un degré de désespoir si élevé qu’ils ont tenté de s’enlever la vie de façon parfois invraisemblable, manquant de moyens pour s’immoler. Il est donc étonnant que soudainement, on utilise le moyen tant de fois utilisé dans l’histoire par d’autres personnes dans des conditions similaires. Il n’est donc pas exagéré de douter des versions servies par les autorités du détestable pénitencier.
Le porte-parole du Ministère de l’Intérieur saoudien, Mansur al Turki, a fait connaître les soupçons du gouvernement car on suppose que ces prisonniers ont été torturés, peut-être jusqu’à provoquer leur mort. Selon ce qu’il a dit, on tentera d’obtenir les corps des deux ressortissants saoudiens supposément suicidés, pour leur donner une sépulture, et peut-être pour étudier les causes réelles des décès.
Le Comité international de la Croix rouge a réitéré ses inquiétudes pour les prisonniers et les dommages mentaux subis pour ignorer le destin qui les attend.
George W. Bush, de son côté,a émis une
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Cuba affirme qu’elle fera payer cher une agression étasunienne
LE premier vice-président cubain, Général d’armée Raul Castro, affirme ce mercredi que le coût d’une agression des États-Unis à l’Île serait plus grand que celui que serait disposé à payer Washington.
Celui qui est aussi ministre des Forces armées révolutionnaires (FAR) a reconnu les résultats atteints par les Cubains dans la préparation pour la défense et a spécialement félicité l’armée occidentale pour le 45e anniversaire de sa fondation.
La certitude de la victoire, a dit le dirigeant pour rappeler la création de ce commandement, s’appuie sur le sang versé par ceux qui sont tombés et dans les sacrifices des Cubains qui ont travaillé à faire réalité notre principal objectif, éviter la guerre.
Mais si l’ennemi osait nous agresser, a-t-il prévenu, le terrible guêpier en lequel se convertirait chaque coin de notre pays causerait à l’ennemi un nombre de pertes supérieurs à ce que l’opinion publique nord-américaine serait disposée à admettre.
Raul, qui est aussi Deuxième secrétaire du Parti communiste de Cuba (PCC) a soutenu qu’après Bastion 2004 (le plus grand exercice militaire à Cuba des dernières années, fin 2004) «on a constaté un progrès qualitatif dans la capacité de défense de la nation».
La doctrine militaire de la Guerre de tout le peuple est une réalité présente, a-t-il assuré.
Le système défensif cubain s’appuie sur la Guerre de tout le peuple, avec laquelle la sauvegarde du territoire national ne repose pas que sur les seules forces armées, sinon sur toute la population apte pour la défense.
La défense du pays repose sur ce principe — celui qui fait que chaque Cubain a un lieu, une façon et un moyen pour affronter une éventuelle agression.
Le ministre des FAR a indiqué qu’est «valide et permanent» ce que le président Fidel Castro a signalé dans le Rapport central au Premier congrès du PCC (décembre 1975).
À cette occasion, le président a affirmé que «tant qu’existe l’impérialisme, le Parti, l’État et le peuple (cubains) prêteront un maximum d’attention aux services de la défense».
Il a de plus indiqué que Cuba ne baissera jamais la garde révolutionnaire parce que «l’histoire enseigne avec trop d’éloquence que ceux qui oublient ce principe ne survivent pas à l’erreur».
Et il en sera ainsi, a souligné Raul, pour que nous puissions toujours crier au nez de l’empire Viva Cuba Libre!
Au cours de la cérémonie pour le 45e anniversaire de l’Armée occidentale, on a remis des diplômes de reconnaissance aux fondateurs de ce commandement et aux généraux et officiers aux feuilles de service remarquables.
L’Armée occidentale a été créée le 14 juin 1961
avec la mission de défendre la région Est de l’Île
et la capitale. Raul Castro a reconnu les succès
obtenus dans cette mission par ce commandement qu’il
a dit être «à la pointe de l’avant-garde».
(PL)
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Nous suivons le
chemin du
Commandant Guevara
• Proclame le président Evo
Morales à La Higuera
PAR María Julia Mayoral et Jorge Luis González (PHoto) Envoyés spéciaux
LA HIGUERA, Bolivie, 14 juin — Ceux qui luttent aujourd’hui dans notre Amérique pour l’égalité, la justice, la solidarité et pour une vie en harmonie avec la nature, n’ont d’autre voie à suivre que le parcours tracé par le Che, a affirmé le président de ce pays sud-américain, Evo Morales, devant des centaines de Boliviens, Vénézuéliens et Cubains réunis ici pour célébrer le 78e anniversaire de la naissance du Guérillero héroïque.
Juste sur le petit emplacement où, il y a 39 ans, a été assassiné le Che, des fils des trois pays se sont unis pour réaffirmer que rien n’arrêtera leurs liens de coopération sur des terrains comme la santé et l’éducation car, a rappelé Morales, notre continent vit des temps de changements profonds, de récupération de la dignité et de la souveraineté nationales.
Aujourd’hui La Higuera est un lieu presque dépeuplé; il n’y a jamais eu beaucoup d’habitants mais les conditions inhospitalières, le manque de travail et d’espoir ont fait émigrer de nombreuses personnes durant des décennies. La localité demeure cependant honorée pour son symbolisme, pour l’exhortation constante à ne rien oublier de ce qui s’y est produit car les ennemis d’aujourd’hui sont les mêmes que ceux d’autrefois et leur méthodes ne diffèrent en rien.
Evo Morales a souligné, dans son intervention, que, à la différence de l’impérialisme étasunien, et d’autres pays puissants, l’aide provenant de Cuba et du Venezuela est offerte sans aucune condition, dans un esprit solidaire, un respect total de l’égalité et des décisions de la Bolivie. Des réalités que devraient comprendre les professionnels de la santé boliviens qui ont manifesté leur désaccord envers le développement de la collaboration médicale, a-t-il souligné.
À La Higuera, on a inauguré officiellement une clinique médicale et, au cours de la cérémonie, on a diplômé les 15 premiers alphabétisés dans cette zone grâce à la méthode d’apprentissage Yo, sí puedo, créée par des spécialistes cubains.
Pour les familles de la zone, il s’agit de grands évènements, comme les gens le racontent lorsqu’on les interroge. Pedro Calzadilla, maître d’école rurale depuis 31 ans, assure que donner la santé et l’éducation aux personnes, offre un bien-être inestimable; sans des personnes saines et instruites, on ne peut penser au développement et à l’indépendance nationale, a-t-il affirmé.
Parmi les orateurs de la rencontre, on a écouté Álvaro García Linera, vice-président de la Bolivia, Osvaldo Peredo (frère de Inti y Coco, deux valeureux combattants de la guérilla du Che); Julio Montes et Rafael Dausá, ambassadeurs en Bolivia du Venezuela et de Cuba, respectivement.
Dausa a indiqué qu’en moins de quatre mois, les membres de la Brigade médicale cubaine ont pu donner des soins à plus de 600 000 patients, ont aidé à sauver plus de 1 000 vies et ont réalisé plus de 15 000 opérations de la vue. En même temps, a-t-il indiqué, on a reçu la donation d’équipements médicaux modernes destinés à 20 hôpitaux, parmi lesquels celui de Vallegrande dont les installations ont été inaugurées avec la participation du président Evo Morales et des autorités cubaines.
Sont aussi exemple de cette solidarité, les quelque 120 000 hommes et femmes qui apprennent maintenant à lire et à écrire.
La cérémonie s’est terminée avec un gâteau recouvert de meringue et orné de 78 chandelles rouges, le nombre d’années de vie qu’aurait aujourd’hui le Che. Les gens ont parlé de leur tristesse, du révolutionnaire intrépide et du penseur audacieux qui a commandé ses hommes avec courage et hardiesse jusqu’au dernier instant.
Pas un détail du crime n’est oublié mais, à la fin, les participants ont préféré féliciter en chantant un Ernesto Guevara qu’ils sentent vivants, convertis en millions de personnes, en chaque compatriote disposé à se battre pour la seconde et définitive indépendance de cette grande patrie qu’est notre Amérique.
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Inauguration du site web du 14e Sommet
des non alignés
• Le ministre
réitère l’engagement de Cuba : renforcer
et revitaliser les NOAL
PAR NIDIA DIAZ, de Granma international
LE site web du 14è Sommet des pays non alignés (www.cubanoal.cu ) qui se tiendra à La Havane du 11 au 16 septembre prochain a été inauguré le 14 juin au siège du ministère cubain des Relations extérieures.
Le ministre, Felipe Pérez Roque, a participé à l’inauguration aux côtés d’autres hauts fonctionnaires et de membres de la commission organisatrice de la rencontre. A cette occasion, il a réitéré l’engagement de Cuba à renforcer le Mouvement et à créer les meilleures conditions, notamment au niveau de l’information, pour que le Sommet soit couronné de succès.
Une des activités les plus importantes de la phase préparatoire est précisément la création de ce site auquel on accèdera en espagnol, en anglais et en français et qui permettra de passer rapidement à d’autres sites sur la matière. Il servira à se tenir informé sur les activités liées au Sommet mais aussi sur la présidence de Cuba à la tête du Mouvement. Cuba assumera cette fonction en septembre prochain et jusqu’en 2009.
Le nouveau site offre des antécédents, des documents et des discours officiels, des communiqués et une galerie de photos inédites sur support numérique. On y trouvera des réponses à une foule de questions liées à l’histoire et au devenir de cet important et nécessaire groupe de nations (116 à ce jour).
A la fin de la cérémonie d’inauguration, Pérez Roque a participé à un forum-débat où lui-même et les vice-ministres Abelardo Moreno et Manuel Aguilar ont répondu on line à de nombreuses questions posées par des internautes.
« Ce site représente pour nous un énorme défi, non seulement en raison de ce qu’il implique à l’étape où nous nous trouvons mais aussi parce qu’il faudra constamment le mettre à jour en y introduisant toutes les informations intéressant les NOAL », a expliqué le vice-ministre Abelardo Moreno.
A notre avis, a-t-il ajouté, ce site a une double valeur informative et politique, car c’est à lui que vont s’adresser les pays membres pour se tenir au courant de tout : les réunions, les nouvelles, les décisions. Cuba s’en servira pour faire connaître ce qui sera fait pour revitaliser le Mouvement, le renforcer et en faire une force d’importance dans les relations internationales actuelles tout en réaffirmant ses principes et ses objectifs.
Il nous appartiendra, a conclu Moreno, de prendre les mesures pratiques annoncées il y a quelques jours par notre commandant en chef en matière de coopération entre les pays membres. La présidence cubaine doit constituer un élément vital pour le Mouvement dans son ensemble comme pour tous et chacun des pays qui en font partie.
Directeur général:
Lazaro Barredo Medina
Directeur
éditorial:
Gabriel Molina Franchossi
HÔTE: Teledatos-Cubaweb.
La Havane
SUR CUBAWEB: http://www.granma.cu/
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