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La Havane. 19 Juin 2014

L’Amérique donne du tonus au Mondial

Aliet Arzola Lima

EN apprenant la nouvelle que la Coupe du monde de foot 2014 aurait lieu au Brésil, nombreux sont ceux qui se sont réjouis que la grande fête du ballon rond – le deuxième événement mondial après les Jeux olympiques –, ait lieu dans le pays du foot par excellence, et de voir les principales équipes de notre continent briguer le titre.


S’il a réussi son entrée dans la compétition en dominant la Croatie 3-1, le Brésil n’a pas
vraiment convaincu sur le plan du jeu.

Les Coupes du monde sur notre continent ont eu lieu en Uruguay, en 1930 ; au Chili en 1962 ; au Mexique en 1970 et 1986 ; en Argentine en 1978, aux États-Unis en 1994, sans oublier le mémorable rendez-vous du Brésil en 1950, lorsque l’Uruguay fut sacré champion du monde au détriment du pays siège lors du fameux « Maracanazo ».

Trois sérieux prétendants de notre continent ont déjà décroché des titres : le Brésil, l’Argentine et l’Uruguay, en s’appuyant soit sur leur jeu collectif, soit sur le génie de deux ou trois individualités qui sont entrées dans l’histoire comme les plus grands joueurs de tous les temps.

Comme il ne pouvait en être autrement, les joueurs du continent qui font rouler le « Brazuca », le ballon officiel de cette Coupe du monde, aspirent à se situer dans le sillage de Pelé, Maradona, ou encore des Uruguayens Juan Alberto Schiaffino et Alcides Ghiggia, ce dernier seul survivant des 22 acteurs du fameux Brésil-Uruguay en 1950, et auteur du but coup de théâtre qui donna la victoire à son équipe.


Le Brésil a été tenu en échec 0 à 0 par le Mexique et son exceptionnel gardien Ochoa dans son deuxième match du groupe A du Mondial.

Jusqu’à présent, plusieurs équipes du continent ont fait montre de leur talent, et d’autres sont restées en deçà des attentes, dont l’Argentine, le Brésil et l’Uruguay, données parmi les favorites.

Les Argentins ont remporté leur premier match grâce au génie de Lionel Messi, qui aura la tâche titanesque de maintenir dans la course une équipe en manque de créativité. Quant aux Brésiliens, jusqu’à présent, ils ont visiblement oublié leur « jogo bonito ». On a surtout retenu la rudesse de leur jeu, attribuable à un manque de clairvoyance.

Il est vrai qu’ils n’ont plus leurs stars d’antan, mais cette équipe qui s’est traditionnellement distinguée par son jeu flamboyant et tourné vers l’attaque devrait tout faire pour préserver son identité, et ce face à n’importe quel adversaire.

Le Costa Rica de Joel Campbell a créé la surprise en battant l’Uruguay sur le score de 3 à 1 dans le groupe D.

Le cas de l’Uruguay est plus délicat : il a débuté son Mondial sur une défaite face à une autre sélection du continent, le modeste Costa Rica, provoquant l’une des plus grosses surprises du mondial. Cette situation n’augure rien de bon pour l’équipe dirigée par Oscar Washington Tabares, qui aura affaire à l’Italie et à l’Angleterre.

À noter que les costariciens ont abordé ce mondial de la plus belle des manières, sans aucun complexe et en proposant un jeu rapide et fluide. Ses principales figures sont Keylor Navas (le gardien ayant accordé le moins de buts dans la Ligue espagnole), et l’attaquant Joel Campbell, un jeune gaucher puissant qui pourrait devenir la « révélation de la Coupe du monde ».

Après une absence de 16 ans, la Colombie a elle aussi entamé l’aventure du Mondial du pied droit. Même sans leur vedette Radamel Falcao, et Carlos Bacca (tous deux forfaits pour le Mondial), les « Cafeteros » ont battu la Grèce (3-0) et ont les armes pour se qualifier dans leur groupe.

Pour sa part, le Mexique a battu (1-0) le Cameroun et est parvenu à tenir le Brésil en échec, ce qui fait qu’un match nul contre la Croatie lui ouvrirait les portes des huitièmes de finale.

Finalement, le Chili et les États-Unis ont également fait une bonne entame de Coupe du monde, mais il est encore trop tôt pour faire des pronostics en raison de leur inclusion dans des groupes compliqués avec les Pays-Bas, l’Espagne, l’Allemagne et le Portugal.

Jamais un pays européen ne s’est imposé en Coupe du Monde sur le continent américain. Les équipes américaines tenteront de faire honneur à cette tradition.
 

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