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La Havane. 7 Mai 2014

La CELAC dénonce l'utilisation illégale des télécommunications contre Cuba

LA Communauté des États latino-américains et caribéens (CELAC) a condamné le 29 avril l'utilisation illégale des nouvelles technologies de l'information et des télécommunications (TIC) contre ses États membres, à propos de la récente affaire du réseau anti-cubain ZunZuneo.

Ce programme dirigé par l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), avait pour but de déstabiliser l'ordre interne dans l'Île, à partir de l'envoi de messages massifs à contenus subversifs.

Dans son communiqué publié à La Havane, la CELAC considère que l'usage des TIC, en dehors des réglementations, a un impact négatif aussi bien pour les pays que pour leurs citoyens.

Le communiqué signale également que l'application des TIC doit être pleinement compatible avec les buts et les principes de la Charte des Nations Unies et du Droit international, comme la souveraineté, la non ingérence dans les affaires internes, ainsi que les normes de convivialité entre les États.

La CELAC a renouvelé son engagement envers les efforts pour sauvegarder le cyberespace et promouvoir son utilisation à des fins pacifiques.

La déclaration insiste par ailleurs, sur le fait que la voie la plus efficace pour combattre les violations comme ZunZuneo est la coopération internationale.

Le gouvernement du Costa Rica, actuel président pro tempore de la CELAC, a demandé des explications sur l'utilisation illégale de son territoire pour le lancement de ce réseau.

AUX NATIONS UNIES

Le 29 avril, Cuba a dénoncé auprès des Nations Unies (ONU) le programme ZunZuneo et la poursuite des transmissions illégales de radio et de télévision, comme des instruments de la politique des États-Unis à des fins de déstabilisation pour provoquer un changement de gouvernement.

L'ambassadeur cubain auprès de l'ONU, Rodolfo Reyes, a déclaré durant le débat général de la 36e Période de Sessions du Comité d'information, que Washington n'a pas renoncé à son projet de renverser l'ordre politique, économique et social, décidé souverainement par le peuple cubain, en plein exercice de son droit à l’autodétermination.

« Au cours des dernières semaines, plusieurs articles ont été publiés dans la presse étasunienne selon lesquels des sommes importantes ont été consacrées à la déstabilisation à Cuba, à travers un service de messagerie appelé ZunZuneo, adressé aux téléphones portables cubains », a signalé l'ambassadeur, précisant que ce programme illégal a été actif jusqu'en 2012, et que par son intermédiaire des données privées d’usagers cubains ont été recueillies sans leur consentement, ce qui a permis d'établir des profils par sexe, âge, goût, et appartenance diverse, afin de les utiliser à des fins subversives.

Des médias nord-américains ont souligné la portée et l'ampleur de ZunZuneo, mis en place avec un financement de l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID).

« Ces opérations de déstabilisation enfreignent les lois cubaines et nord-américaines, comme la CAN-SPAM Act, adoptée par le Congrès des États-Unis en 2003, qui interdit l'envoi de messages commerciaux ou d'un autre type sans l'accord du destinataire », a ajouté le diplomate.

Il a rappelé que l'utilisation des nouvelles technologies, notamment les réseaux sociaux, à des fins autres que celles destinées à promouvoir les relations pacifiques et la coopération internationale, viole la Constitution de l'Union internationale des Télécommunications (UIT).

Concernant les transmissions de radio et de télévision contre l'Île, Reyes a dénoncé le fait que depuis son intervention, il y a un an devant le Comité d'information des Nations Unies, un organe de l'Assemblée générale, une moyenne de 1 909 à 2 070 heures de transmissions à contenus subversifs contre Cuba ont été émises.

« À cette fin, environ 27 fréquences ont été utilisées, également en flagrante violation des régulations de l'UIT », a-t-il dit.

Le diplomate a averti sur le fait que toutes ces actions de déstabilisation de la part du gouvernement des États-Unis « ne sont qu'une nouvelle page sur 50 ans dans l'histoire de la politique hostile contre Cuba, qui aujourd'hui s'appuie sur les nouvelles technologies de l'Information et des communications ».

Cuba, par l'intermédiaire de son représentant permanent à l'ONU, a appelé Washington à respecter le Droit international, ainsi que les objectifs et les principes de la Charte des Nations Unies, et à mettre fin aux mesures illégales, notamment le blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba depuis pratiquement le début du triomphe de la Révolution, le 1er janvier 1959.

Par ailleurs, l'ambassadeur cubain a considéré que les actions étasuniennes confirmaient la nécessité d'établir un nouvel ordre mondial de l'information et de la communication plus juste et plus efficace, visant à renforcer la paix et la compréhension internationales. (PL)
 

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