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La Havane. 31 Juillet 2014

Nouveau Congrès colombien

Anubis Galardy

LE président colombien, Juan Manuel Santos, prendra ses fonctions le 7 août prochain pour un mandat de 4 ans (2014-18), avec une majorité en sa faveur au Congrès et un adversaire, l’ancien président Alvaro Uribe, bien décidé à exercer une opposition tenace.

Dans cette nouvelle législature, dont les membres sont issus des élections du 9 mars dernier, Juan Manuel Santos pourra compter sur une majorité au sénat de 47 parlementaires qui soutiennent sa gestion gouvernementale, avec 17 sièges pour le Parti Libéral, 9 pour le parti Changement radical, ainsi que les 21 du parti de l’Unité nationale – le parti qui a soutenu sa candidature.

Même situation à l’Assemblée nationale où il bénéficie de 92 députés en sa faveur contre 22 pour l’opposition.

Pour sa part, le Parti Conservateur, la troisième formation politique qui a obtenu le plus de voix le 9 mars dernier, totalisera 18 sénateurs, dont la majorité est favorable à Santos, l’Alliance verte 6 sièges, le Pôle démocratique alternatif 5 et Option citoyenne 3.

Dans ce paysage politique, il convient de mentionner le retour de deux poids lourds de la politique, les anciens gouverneurs et anciens candidats présidentiels Horacio Serpa (Parti libéral) et Antonio Navarro Wolff (Alliance verte) : deux hommes politique ayant participé à la mise en place de la Constitution de 1991.

De nouvelles figures apparaissent comme la politologue Claudia Lopez d’Alliance verte, qui a dévoilé en 2010 (pendant le mandat d’Uribe) le scandale de la « parapolitique », en révélant les liens troubles entre les hommes politiques et les paramilitaires, qui a entraîné l’inculpation de 97 congressistes.

Au total, le nouveau Congrès sera composé de 268 députés, dont 21 femmes et avec un nouveau sénateur sur trois.

Tout cela sans oublier les motivations du Centre démocratique et la présence d’Uribe, qui alimentera ou polarisera les futurs débats législatifs, bien que la majorité dont dispose Santos au Sénat et à l’Assemblée nationale lui permettra de faire passer ses projets, selon les analystes.

Le nouveau Congrès devra relever le défi d’impulser des réformes importantes pour le pays, notamment les projets qui doteront d’un cadre juridique la participation politique des FARC-EP, après d’éventuels accords sur la fin du conflit lors des dialogues de paix qui se tiennent à La Havane à Cuba.

Le président Juan Manuel Santos a invité tous les partis politiques à travailler ensemble dans le Congrès de la Paix, comme il l’a défini, qui aura pour mission, « l’énorme responsabilité de soutenir la mise en œuvre des accords et de légiférer pour construire une nouvelle nation : la nation post-conflit », a-t-il dit

« Je ne crois pas que ceux qui n’ont pas soutenu ma candidature soient contre la paix. Il n’y a pas un seul Colombien doté d’un esprit sain qui ne souhaite la paix. C’est une question qui doit nous unir plutôt que nous diviser », a-t-il déclaré.
 

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