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La Havane. 27 Mars 2014

Argentine : grande manifestation pour le 38e anniversaire du coup d'État

BUENOS AIRES. — Des associations humanitaires, politiques et sociales ont animé le lundi 24 les manifestations qui se sont déroulées dans l’ensemble de l’Argentine pour commémorer le 38e anniversaire du putsch qui instaura la dernière dictature (1976-1983), et réclamer justice pour les victimes du terrorisme d’État.


Dans le centre de Buenos Aires, les Mères de la Place de Mai ont réclamé justice pour les victimes du terrorisme d'État.

Le principal rassemblement a eu lieu à Buenos Aires, où une marche de milliers de personnes issues de la quasi-totalité des horizons politiques se sont rassemblées dans le centre-ville, près de la Casa Rosada, le Palais présidentiel.

La mobilisation a regroupé des représentants de tous les secteurs de la société, et de nombreux manifestants brandissaient des pancartes portant les photos des personnes disparues, avec leur nom et la date de leur disparition.

On remarquait la colonne qui a défilé sous le slogan « Démocratie ou corporations », convoquée par le Secrétariat des droits de l’Homme, les Grands-mères de la Place de Mai et les Familles des disparus et des détenus pour des raisons politiques.

Le défilé réunissait également les Mères de la Place de Mai, ainsi que l’association Hijos por la Identidad y la Justicia Contra el Olvido y el Silencio (H.I.J.O.S. Fils et filles pour l’identité et la justice contre l’oubli et le silence), entre autres.

Dans le reste du pays, des marches, des festivals et des rassemblements pour la vérité et la mémoire se sont succédés en ce jour férié en Argentine pour la Journée nationale de la mémoire pour la vérité et la justice.


Rassemblement le 24 mars devant la Casa Rosada, le Palais présidentiel.

Les commémorations qui ont marqué cet anniversaire ont démarré le dimanche, avec une veillée à la chandelle sur le campus de École de mécanique de l’armée (ESMA) – qui fut l’un des principaux centres clandestins de torture et d’assassinat des opposants à la dictature –, qui a duré jusqu’à 3h10, la même heure où fut diffusé le communiqué qui inaugura la période la plus sombre de l’histoire récente de l’Argentine.

L’École de mécanique de l’armée, qui est devenue le symbole des atrocités commises durant la dictature entre 1976 et 1983, sera également le siège des commémorations du 10e anniversaire de son passage aux mains de l’État.

En 1976, les Forces armées renversèrent le gouvernement démocratique d’Isabel Peron et s’emparèrent du pouvoir en Argentine. À sa place s’installa une junte militaire conduite par le lieutenant général Jorge Rafael Videla, l’amiral Emilio Eduardo Massera et le général Orlando Ramon Agosti. La junte demeura au pouvoir jusqu’en 1983.

Le putsch, perpétré le 24 mars 1976, avait été longuement préparé. L’Argentine était à l’époque le seul pays du cône sud (de l’Amérique du Sud) doté d’un gouvernement démocratique, les pays voisins étant gouvernés par des dictatures militaires.

Le coup d’État avait été préparé depuis octobre 1975, et le Département d’État des États-Unis était au courant des préparatifs deux mois à l’avance.

Même si la répression politique commença avant le putsch (la dénommée « Guerre sale » avec l’Opération Indépendance, elle s’étendit et s’intensifia sous la dictature de Videla et provoqua la disparition de 30 000 personnes (SS).
 

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