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La Havane. 26 Juin 2014

La Colombie veut croire à la paix

Lidice Valenzuela Garcia

AVEC la réélection du président Juan Manuel Santos, les Colombiens ont sauvé le processus de paix en offrant la possibilité de conclure d’une manière satisfaisante les dialogues de paix avec les forces des guérillas – qui opèrent depuis plus de 50 ans dans les profondeurs de la jungle du pays –, et d’inaugurer, du moins l’espère-t-on, une nouvelle étape démocratique dans la politique de ce pays d’Amérique du Sud frappé par la violence rurale et urbaine.


Le président Juan Manuel Santos a été réélu pour un second mandat après avoir axé toute sa campagne sur la paix avec les guérillas.

Juan Manuel Santos, qui a fait sienne la bannière de la paix pendant sa campagne électorale pour un second mandat jusqu’en 2018, a remporté une nette victoire sur son rival, le candidat de la droite dure Oscar Ivan Zuluaga, du Parti Cambio Democratico et poulain de l’ancien président Alvaro Uribe, qui a échoué dans sa tentative pour battre Juan Manuel Santos.

Le résultat est sans appel : 50,89% pour Juan Manuel Santos avec 7,76 millions de voix, et 45% pour Oscar Ivan Zuluaga avec 6,70 millions de voix. Viscéralement hostile aux « terroristes » de la guérilla, Zuluaga s’était engagé, s’il gagnait les élections, à mettre fin au processus de paix, imposant de nouvelles conditions à la poursuite des dialogues avec la guérilla, que celle-ci aurait probablement refusées.

La réélection de Juan Manuel Santos a suscité l’espoir de voir se poursuivre les discussions avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie-Armée du peuple (FARC-EP) et aboutir à la fin définitive du conflit après 19 mois de conversations à Cuba, l’un des pays garants du processus.

Jusqu’à présent, les discussions dans la capitale cubaine ont porté leurs fruits sur trois des cinq points retenus par les deux camps. Pour les observateurs, le moment de ramener la paix est venu en Colombie.

Face au risque d’une victoire de l’extrême droite, qui pourrait signifier la fin du processus de paix, le président Santos (conservateur) a reçu le soutien des organisations de gauche, de la population indigène, des syndicats, des paysans, des victimes du conflit, du groupe de la Constituante de 1991, de vastes secteurs d’organisations de femmes, d’intellectuels et d’artistes, d’écologistes, de leaders politiques et d’hommes d’affaires.

Cependant, le message envoyé par les électeurs ne s’adresse pas seulement aux gouvernement, mais aussi aux guérillas qui, sans renoncer à leurs principes se doivent d’être attentives à la clameur populaire et contribuer à opérer un changement dans la politique colombienne, en faisant preuve de sérieux et de bonne volonté.

À présent, le soutien accordé par les organisations populaires, politiques et sociales devrait susciter une réponse positive de la part du président réélu qui, dans son premier discours après la victoire, a promis un changement dans la composition politique de son Exécutif et s’est engagé à « continuer d’œuvrer en faveur des secteurs les plus vulnérables. L’enjeu était d’opérer un changement de cap pour le pays à partir d’une cause : la paix », a-t-il dit.

Une chose est sûre : lorsque le nouveau gouvernement du président Santos commencera son mandat, le 7 août prochain, la population et tous ceux qui lui ont apporté leur soutien exigeront les changements attendus pour en finir avec la violence, satisfaire les revendications des paysans et assurer la tranquillité des Colombiens, en dépit de la haine et des obstacles dressés par l’extrême droite dirigée par Alvaro Uribe.

Ces élections devraient marquer le début d’une nouvelle ère pour la Colombie, où les forces de l’extrême droite redoubleront d’efforts pour saboter, à travers des provocations, des attentats et des assassinats politiques, le second mandat du président réélu afin d’empêcher les changements promis. (Fragments tirés de Cubahora).
 

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