Prisonniers politiques de l'Empire  MIAMI 5    

     

 

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 n o t r e   a m e r i q u e

La Havane. 24 Avril 2014

BRÉSIL
Tous les coups sont bons à la
veille des élections…

EN cette année d’élections au Brésil, prévues pour le 5 octobre prochain, la présidente Dilma Rousseff et son gouvernement essuient des accusations et des plaintes visant à ternir son image.


La présidente brésilienne Dilma Rousseff a rejeté toute accusation politique contre Petrobras, mais elle a promis une enquête sur d’éventuels dysfonctionnements dans l’entreprise nationalisée.

La hausse de l’inflation du fait de l’augmentation des prix des aliments, de soi-disant dysfonctionnements au sein de Petrobras (multinationale pétrolière), la corruption présumée de membres du Parti des travailleurs (PT), la formation politique de Dilma Rousseff, s’ajoutent à la liste des attaques de l’opposition qui cherche à diminuer la popularité de la présidente et de son cabinet.

Ces derniers jours, la présidente a reconnu cette vague d’accusations et a annoncé sa volonté d’y faire face et de ne pas reculer d’un millimètre dans la bataille électorale.

« Nous avons déjà dû faire face à ce genre de pression, car nous sommes passés par les mêmes problèmes en 2006 et en 2010 », a-t-elle affirmé en faisant allusion à toutes les méthodes utilisées pour discréditer l’administration nationale dans cette période pré-électorale.

Des groupes d’opposition dirigés par le Parti social-démocrate (PSDB), insistent au sein du Congrès pour enquêter sur de soi-disant dysfonctionnements enregistrés dans l’acquisition en 2006 de la raffinerie Pasadena par Petrobras aux États-Unis.

Le Sénat a ajourné la création d’une commission d’enquête sur cette société, ainsi que sur les cartels créés entre 1998 et 2008, suspectés d’avoir obtenu des contrats dans les chemins de fer et le métro à Sao Paulo sous les gouvernements Tucanos (Parti social démocrate brésilien).

Les élus de l’opposition ont rejeté la poursuite des enquêtes et ont déposé une plainte auprès de la Cour suprême fédérale afin qu’elle se prononce en leur faveur et continuent d’enquêter sur Petrobras.

Selon les médias, Petrobras a payé 1 180 millions de dollars pour la raffinerie Pasadena, alors qu’en 2005 l’entreprise belge Astra Oil en avait fait l’acquisition pour un peu plus de 42 millions de dollars.

Par ailleurs, cette affaire impliquerait également la présidente, puisque cette année-là elle était responsable du bureau présidentiel et membre du conseil de direction de Petrobras, qui a autorisé cette acquisition.

À cela s’ajoute la saisie de documents dans les bureaux de Petrobras à Rio de Janeiro, suite à l’implication probable de fonctionnaires de cette compagnie dans une opération de blanchiment d’argent.

On estime que les employés de cette entreprise ont participé à un réseau d’affaires illicites et d’évasion de capitaux à hauteur d’environ 4,3 millions de dollars.

Entre autres responsables compromis dans cette affaire, figure aussi le député du PT Andrés Vargas, qui a renoncé récemment à la vice-présidence du Sénat du fait de ses liens, pas encore éclaircis, avec Alberto Youssef, propriétaire d’un bureau de change et arrêté comme présumé membre du réseau de blanchiment d’argent.

Le député aurait réalisé des démarches auprès du ministère de la Santé en faveur d’Alberto Youssef, intéressé par la création d’une usine de médicaments. Dans ce contexte, l’ancien président Luiz Inacio Lula da Silva a demandé une offensive du gouvernement et du Parti des Travailleurs pour réfuter toutes ces accusations et défendre le projet du pays.

« On ne peut pas permettre que, par notre incapacité, les mensonges se perpétuent », a déclaré Lula, qui a souligné la nécessité de préserver l’unité du parti, de laisser de côté les querelles internes et faire face à l’opposition.

« L’élite n’a jamais été complaisante avec la gauche, et la gauche a toujours été complaisante avec l’élite », a ajouté l’ancien président.

Même si les sondages donnent Dilma Rousseff favorite aux élections d’octobre, avec 40 % de soutien, ils laissent apparaître également un léger déclin de sa popularité, ce qui préoccupe les responsables du PT et les alliés de la présidente.

Pour les analystes, l’opposition continuera son travail de sape en cherchant les erreurs et en accentuant son agressivité contre le gouvernement et la chef d’État puisque, en cette année d’élections, tous les coups sont bons lorsqu’il s’agit d’ambitions politiques.
 

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