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La Havane. 19 Juin 2014

Sommet extraordinaire du G-77 et la Chine
Raul Castro appelle à renouveler l’engagement commun de construire un monde plus juste

Leticia Martinez et Yaima Puig Meneses

SANTA CRUZ DE LA SIERRA, Bolivie. — LA séance plénière du Sommet du Groupe des 77 et la Chine s’est ouverte le dimanche 15 juin sur les paroles, prononcées il y a 50 ans, au nom de Cuba, par Ernesto Che Guevara à l’occasion de la 1ère Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement, à Genève.


Photo de famille du Groupe des 77 et la Chine.

Les présidents du monde entier ont écouté les appréciations du Che sur la situation à l’époque. C’est ainsi que la Bolivie a accueilli les participants à cette rencontre qui, comme l’a déclaré le chef de l’État bolivien Evo Morales Ayma, est une occasion unique « pour partager les expériences en matière de gestion et les politiques sociales mises en place par chaque pays », ajoutant que pour lui, « assumer la présidence pro tempore du G77 plus la Chine représente un grand apprentissage ». « Cet événement sera une nouvelle école pour ceux qui, comme moi, se sont forgés dans les luttes syndicales, dans les luttes communales », a-t-il dit.

Parmi les premiers orateurs de la matinée figurait le président du Conseil d’État et du Conseil des ministres de Cuba, Raul Castro, qui a appelé l’ensemble de ses homologues à « profiter du 50e anniversaire du groupe des 77 pour renouveler notre engagement commun de concentrer nos efforts et reserrer les rangs pour construire un monde plus juste. »

Le président Evo Morales a reçu le chef de l’État cubain avant le début de la séance plénière.

Le chef de l’État cubain a signalé qu’ « aujourd’hui la brèche entre le Nord et le Sud s’élargit, et la profonde crise économique mondiale qui résulte de l’irréversible échec du néolibéralisme imposé depuis les principaux centres de pouvoir, avec un impact dévastateur pour nos pays, est devenue la plus longue et la plus complexe des ces huit dernières décennies ».

Plus loin, il a mis en garde sur le fait que, au terme du cycle prévu pour la réalisation des Objectifs de développement adoptés au Sommet du millénaire en 2000, 1,2 milliard de personnes dans le monde vivent encore dans une pauvreté extrême ; une sur huit souffre de faim chronique ; 45% des enfants décédés avant l’âge de 5 ans meurent de malnutrition, et la dette extérieure atteint des niveaux sans précédent. Une situation à laquelle viennent s’ajouter les changements climatiques provoqués par une production et une consommation irrationnelles.

Par ailleurs, le président cubain a évoqué la transgression de la souveraineté des États, la violation des principes du Droit international, ainsi que l’imposition de concepts tendant à légitimer l’ingérence.

Raul et la présidente argentine Cristina Fernandez.

Il a également réaffirmé la solidarité de Cuba envers la République bolivarienne du Venezuela, contre laquelle sont utilisés les moyens les plus sophistiqués de subversion et de déstabilisation de ladite guerre non conventionnelle, dénonçant le blocus génocidaire imposé par les États-Unis à notre pays, ainsi que les actes de terrorisme et l’inclusion absurde de Cuba dans la liste des pays soutenant le terrorisme international.

Au nom du peuple cubain, Raul a remercié la ferme solidarité des membres du G-77 et la Chine durant toutes ces années.

Au terme du discours de Raul, Evo Morales a pris la parole pour adresser un message au « commandant historique Fidel, qui doit suivre de façon permanente le Sommet à travers les médias. Nos salutations à notre frère Fidel qui, pour moi, reste le premier homme solidaire du monde. »

Evo Morales a rappelé une anecdote : le jour où le commandant lui a annoncé que cent mille Latino-américains pourraient être opérés de la vue. « Pour moi, c’était comme si je parlais de quelque chose d’impossible ». Pourtant, a-t-il poursuivi, « rien qu’en Bolivie des centaines de milliers de personnes ont été opérées grâce au programme de la Mission Miracle. C’est pourquoi, Fidel, son peuple et son gouvernement sont les plus solidaires du monde. Qu’ils reçoivent tout notre respect et notre admiration », a-t-il conclu.

Le président vénézuélien Nicolas Maduro prenant la parole au Sommet du G-77 et la Chine.

Au cours de la séance plénière, plusieurs délégations ont également évoqué le rôle de Cuba dans la coopération entre les pays du Sud, soulignant notamment la contribution de l’Île à la libération de plusieurs pays africains et condamnant l’injuste blocus économique imposé par le gouvernement des États-Unis.

Par ailleurs, durant les deux jours du Sommet, le président cubain a eu des conversations avec plusieurs leaders présents au rendez-vous, dont Ban Ki-moon, le secrétaire général des Nations Unies, le président du Sri Lanka, Mahinda Rajapaksa, ainsi que le vice-président iranien Eshagh Jahangiri.

Raul s’est également entretenu avec la présidente argentine Cristina Fernandez et avec le président vénézuélien Nicolas Maduro.
 

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