Prisonniers politiques de l'Empire  MIAMI 5    

     

 

TEXTE seulement  

 n o t r e   a m e r i q u e

La Havane. 19 Juin 2014

SOMMET EXTRAORDINAIRE DU G-77 ET LA CHINE
Objectif principal : éliminer la pauvreté

La Déclaration de Santa Cruz, adoptée par les participants au Sommet du G-77 et la Chine, établit l’élimination de la pauvreté comme objectif principal et guide de l’agenda de développement post 2015, a annoncé le président bolivien Evo Morales.


Le président Raul Castro au Sommet du Groupe des 77 et la Chine, à
Santa Cruz en Bolivie.

Selon le président, la Déclaration finale de ce Sommet qui a rassemblé des chefs d’État et de gouvernement du Groupe pendant deux jours, comporte 242 points consensuels visant la création d’un nouvel ordre mondial pour « vivre bien ».

La Déclaration aborde le problème de l’inégalité, une situation qui ne cesse de s’aggraver, du fait des modèles de consommation et de production irresponsables des pays développés, a signalé Evo Morales, selon l’agence ABI.

Le document condamne également les lois à effet extraterritorial, ainsi que les listes et les catégories effectuées par les pays développés concernant le terrorisme, le trafic de drogue et la traite des personnes.

Un autre aspect de la Déclaration exprime la solidarité des pays du Groupe envers la question des Malouines, de Cuba et de la Palestine.


Au cours de la séance plénière, le président Evo Morales a adressé ses salutations au leader de la Révolution cubaine Fidel Castro, qu’il a qualifié de l’homme le plus solidaire qu’il ait connu.

Au cours de la séance plénière, le président Morales a souligné que « le leader historique de la Révolution cubaine, Fidel Castro Ruz, est l’homme le plus solidaire que j’ai jamais connu », et il a envoyé une accolade à Fidel, en précisant qu’il est « le premier homme solidaire du monde ».

À un autre moment, Evo a affirmé que les peuples sont, par nature, anti-impérialistes et anti-capitalistes, du fait de l’exploitation à laquelle ils ont été soumis.

Pour le président vénézuélien Nicolas Maduro, le G-77 et la Chine sont « un puissant instrument pour la construction d’un monde multipolaire et multicentriste ».

Maduro a soutenu la proposition bolivienne de créer un Institut du Sud pour la décolonisation totale de nos pays, et la construction d’un nouvel agenda pour les prochaines décennies.


Le G-77 et la Chine ont pour objectif d’éliminer le fléau de la pauvreté.

Selon la présidente argentine, Cristina Fernandez, il est urgent d’établir un nouvel ordre mondial plus inclusif, sûr, respectueux de l’environnement et sans les pratiques financières qui ont abouti à la crise économique mondiale.

Cristina Fernandez estime qu’il est fondamental que le G-77 et la Chine se prononcent contre l’extorsion, la domination et la production d’argent fictif, car ce modèle économique est devenu systémique et porte atteinte à la stabilité économique et au développement des forces productives dans la majorité des pays, notamment dans les pays sous-développés.

La chef d’État s’est prononcée, comme plusieurs de ses homologues, pour une réforme du Conseil de Sécurité de l’ONU, et elle a rejeté l’unilatéralité dans la prise de décisions sur certaine questions d’intérêt international.

Plus loin, Cristina Fernandez a considéré comme une honte l’existence au 21e siècle de 17 enclaves coloniales sur la planète, et elle a exprimé ses remerciements pour la solidarité du Groupe dans la cause des Malouines qui oppose son pays au Royaume Uni.

Elle a souligné également le soutien de Cuba durant la guerre d’indépendance de l’Angola, en signalant que les peuples latino-américains sont attachés aux valeurs de liberté, de démocratie et d’indépendance de chaque pays.

Quant au président uruguayen, José Mujica, il est intervenu pour mettre en garde contre la pénétration d’une « culture subliminale qui a tendance à coloniser nos esprits et nos cœurs ».

« Il s’agit d’un piège très dangereux, plus puissant que la force des armées et des avantages technologiques », a dit Mujica, tandis qu’il signalait le paradoxe de l’époque actuelle, « un grand développement industriel, des découvertes extraordinaires et en même temps des crises extraordinaires ».

Salvador Sanchez Ceren, le président du Salvador, a appelé éradiquer de la pauvreté, affirmant que dans un nouvel ordre pour le Vivre bien, aucun recoin de la planète ne devra manquer des services de base pour la population.

Le président salvadorien a qualifié d’anachronique le blocus économique, commercial et financier des États-Unis contre Cuba, critiquant cette mesure qui date depuis plus d’un demi siècle.

L’AFRIQUE, L’ASIE ET LE MOYEN-ORIENT ONT ÉLEVÉ LEUR VOIX

Le président du Bangladesh, Abdul Hamid, a appelé à approfondir la coopération au sein du G-77 et la Chine pour impulser le développement commercial car, estime-t-il, le Groupe a besoin de promouvoir de nouveaux accords commerciaux au profit de ses pays membres.

Son homologue des Îles Fidji, Epeli Nailatikau, a appelé à l’union du Groupe afin d’affirmer sa force, signalant que « pour les pays en développement, le G-77 et la Chine ont démontré qu’ils étaient le mécanisme ayant mis en œuvre le plus de politiques dans l’intérêt collectif de nos pays ».

Lors de son intervention à la séance finale du Sommet, le président, dont le pays a précédé la Bolivie à la présidence annuelle du Groupe, a insisté sur la nécessité de préserver l’union, la solidarité et l’effort collectif comme base solide de ce mécanisme international.

Un autre pays asiatique, le Sri Lanka était représenté. Son président Mahinda Rajapaska a exhorté les 133 pays du Groupe à donner la priorité à l’éradication de la faim et de la pauvreté dans l’agenda post 2015 du G-77.

Alors que le président du Zimbabwe, Robert Mugabe, a appelé à réformer le système financier mondial, manipulé par des institutions de crédit monopolistes comme le FMI et la Banque mondiale.

Selon Mugabe, les normes monétaires les plus rigoureuses des grandes institutions de crédit, comme celles mentionnées précédemment ne semblent s’appliquer qu’aux États les moins industrialisés.

Le président de la Guinée équatoriale, Teodoro Obiang, a proposé de rompre avec le monopole instauré par les pays développés, qui ne profiteen rien aux pays pauvres, a précisé l’agence ABI.

Le premier ministre de Namibie, Hage Geingob, s’est lui aussi prononcé pour un nouvel ordre mondial plus juste et équitable, et il a appelé les pays en développement à promouvoir l’indépendance économique.

Il a aussi remercié Cuba pour sa contribution à la défaite des troupes sud-africaines de l’apartheid en Angola, ce qui permit l’indépendance de la Namibie.

Son homologue du Swaziland, Barnabas Sibusiso Dlamini, a félicité le Groupe pour son rôle en faveur du développement des nations les moins industrialisées, ainsi que pour l’amélioration des conditions de vie des peuples des pays en développement.

Le vice-président iranien, Eshaq Jahangiri, a appelé à agir de concert pour atteindre les objectifs d’égalité, de justice et de développement, et il a souligné l’engagement total de son pays envers les objectifs du G-77 et ceux fixés par le Mouvement des pays non alignés.

Au cours du Sommet, d’autres personnalités politiques ont pris la parole, notamment le vice-ministre de la Coopération et des Relations internationales d’Afrique du Sud, Luwellyn Landers ; le vice-président de l’Assemblée populaire de Chine, Chen Zhu, qui a demandé l’union de tous les pays du groupe multilatéral en vue d’adopter une position commune dans la discussion de l’agenda de développement post 2015.

- Raul Castro appelle à renouveler l’engagement commun de construire un monde plus juste
- Seule l’union nous permettra de faire prévaloir notre large majorité
- La fête de l’intégration
- Construisons ensemble la Grande Patrie

                             IMPRIMER CET ARTICLE


Directeur général: Lazaro Barredo Medina
/ Directeur éditorial: Gustavo Becerra Estorino
SUR CUBAWEB: http://www.granma.cu/

E-mail | Index | Español | English | Português | Deutsch | Italiano
© Copyright. 1996-2013.
GRANMA INTERNATIONAL. Tous droits réservés. / Edition numérique. Cuba.

Retour en haut de la page