Prisonniers politiques de l'Empire  MIAMI 5    

     

 

TEXTE seulement  

 n o t r e   a m e r i q u e

La Havane. 19 Juin 2014

Construisons ensemble
la Grande Patrie
• Allocution du général d’armée Raul Castro Ruz, président du Conseil d’État et du Conseil des ministres, au Sommet du Groupe des 77 et la Chine, dans la ville bolivienne de Santa Cruz de la Sierra, le 14 juin 2014, « Année 56 de la Révolution »

 (Traduction de la version sténographique du Conseil d’État)

Cher camarade Evo,

Chers présidents,

Frères et sœurs de Bolivie,

J’ai le privilège de connaître le cœur de l’Amérique du Sud, la nation fondée par le Libertador Simon Bolivar, à qui elle doit son nom.

Le président Raul Castro a appelé à construire ensemble la Grande Patrie et à défendre notre unité.

Il y a longtemps que nous devions cette visite à la Bolivie. Nous, Cubains, admirons l’histoire centenaire des luttes du peuple bolivien, en faveur du vivre bien en harmonie avec la Terre-Mère, la Pachamama.

Nous connaissons l’esprit rebelle des Boliviens, qui ne se sont jamais soumis aux envahisseurs, ni ne se sont résignés à ce que ceux-ci vident leurs montagnes à force d’extraire leurs minerais, comme ils l’ont fait pour le célèbre Cerro de Potosi.

Nous sommes venus vous accompagner à ce Sommet du groupe des 77 et la Chine. Nous sommes plus de 130 nations, qui avons des problèmes communs. Ensemble, nous constituons un important acteur international. Si nous le décidons, nous pouvons influer sur les décisions des Nations Unies, sur les questions relatives à la paix et au développement, à la préservation de l’environnement. Il est très important pour nous d’être ici, avec vous, pour soutenir le leadership et l’exemple du camarade Evo Morales et de la Bolivie.

Nous aimerions remercier les Boliviens pour leur générosité et leur solidarité. Surtout pour avoir accueilli, comme leur famille, des centaines de coopérants cubains, et parce qu’en tant que protagonistes d’un processus de changement inédit dans votre pays, vous avez apporté une contribution inestimable au processus des luttes de Notre Amérique, comme l’a appelé José Marti, pour l’indépendance définitive et l’intégration de tous nos peuples.

Evo m’a raconté les détails des luttes paysannes dans ce pays, des peuples originaires, des cultivateurs de coca, à l’époque où il était dirigeant syndical là-bas à Chapare. Nous avons également parlé des mineurs, dont les syndicats sont les plus combatifs de toute la région. Je lui disais, en me laissant guider par notre propre expérience à Cuba : ces masses de travailleurs unies, avec la conscience politique et de classe qu’elles ont acquise et la combativité accumulée dans leurs luttes, sont vraiment invincibles.

Telle est l’expérience de plusieurs de nos pays frères. Remarquez bien que la première chose que font l’impérialisme et l’oligarchie, c’est d’attaquer l’union du peuple, diviser le peuple, exacerber les différences – il y en a toujours –, retourner les amis et les frères les uns contre les autres. La seule réponse possible contre cette stratégie de division, c’est l’union, l’union et encore de l’union.

Aujourd’hui, le Venezuela mérite notre soutien le plus résolu. L’impérialisme et les oligarques, qui n’ont pu venir à bout du président Chavez après 18 élections et malgré le coup d’État et le putsch pétrolier, pensent que le moment est venu de détruire la Révolution bolivarienne et de renverser le président Maduro, en recourant aux méthodes de la guerre non conventionnelle.

En défendant le Venezuela, nous défendons la Bolivie et l’ensemble de Notre Amérique. Le Venezuela est aujourd’hui la première ligne de défense de notre indépendance, de notre liberté et de notre dignité.

Ce serait un coup dur de voir freiné le processus de véritable intégration en cours, auquel participent divers organisations et dont le point culminant est la CELAC.

Regardez ce qu’a réalisé la Bolivie : elle a nationalisé les hydrocarbures et les a mis au service des Boliviennes et des Boliviens. Elle a éradiqué l’exclusion et l’exploitation auxquelles étaient soumises les communautés indigènes et paysannes, majoritaires dans ce pays. Elle a redistribué les richesses nationales au profit de tout le peuple, et notamment des secteurs les plus vulnérables. Elle a réduit l’extrême pauvreté à 20%. Et elle s’est proclamée territoire sans analphabétisme.

Les allocations pour les femmes enceintes et les nouveaux-nés, pour les familles dont les enfants vont à l’école primaire, le petit déjeuner scolaire et la pension pour les personnes âgées sont d’importantes conquêtes. Plus de 6 500 Boliviens pauvres ont fait des études universitaires, notamment de médecine, ou se sont formés comme travailleurs sociaux. Plusieurs dizaines de cliniques intégrales et centres ophtalmologiques ont été construits et mis au service de la santé du peuple humble de Bolivie. En à peine dix ans, des millions de consultations médicales ont été réalisées dans le cadre du Programme Mi Salud (Ma santé), et plus de 600 000 Boliviens ont recouvré la vue.

Des usines sont en construction, la culture, le sport et les sciences se développent, tout comme l’échange commercial entre nos pays. Le taux de chômage a été réduit et l’économie bolivienne s’accroît à un rythme soutenu de plus de 6%.

Evo : nous t’adressons tous nos vœux de succès dans cette immense tâche, ainsi qu’à vous tous, chers frères et sœurs boliviens.

Construisons ensemble la Grande Patrie. Défendons notre unité. Et permettez-moi de dire comme Che Guevara, qui aurait eu 86 ans aujourd’hui 14 juin, « Hasta la Victoria Siempre ! ».

Je vous remercie.
 

                             IMPRIMER CET ARTICLE


Directeur général: Lazaro Barredo Medina
/ Directeur éditorial: Gustavo Becerra Estorino
SUR CUBAWEB: http://www.granma.cu/

E-mail | Index | Español | English | Português | Deutsch | Italiano
© Copyright. 1996-2013.
GRANMA INTERNATIONAL. Tous droits réservés. / Edition numérique. Cuba.

Retour en haut de la page