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La Havane. 15 Mai 2014

Les Latino-américains pour un monde sans armes nucléaires

Waldo Mendiluza

AUX Nations Unies, les voix de Cuba, du Brésil et de l’Argentine sont parmi celles qui ont demandé avec insistance l’adoption de mesures qui permettront de vivre dans un monde libéré de la menace des armes de destruction massive.


Un grave danger nucléaire pèse sur la planète.

L’Île de la Caraïbe a présenté un plan de dix actions concrètes en faveur du désarmement nucléaire, afin qu’il soit analysé en 2015 durant la Conférence d’examen du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP).

Lors de la troisième réunion du Comité préparatoire de cette Conférence, après deux semaines de sessions, La Havane a proposé d’engager des négociations, immédiatement après la Conférence de révision, afin de jeter les bases d’une convention contraignante, dans un laps de temps déterminé.

L’accord devrait inclure l’interdiction de la possession, la production, l’achat, les essais, le stockage et le transfert des armes nucléaires, ainsi que l’élimination de l’utilisation ou de la menace d’utilisation des armes de destruction massive.

Cuba a appelé tous les pays en possession d’armes nucléaires à s’engager, de façon légalement contraignante, devant les 189 États parties du TNP à s’abstenir d’utiliser leurs arsenaux.

L’Île a également demandé l’arrêt immédiat et inconditionnel des essais et la fermeture de sites nucléaires, la suspension de l’utilisation des nouvelles technologies pour améliorer les armes disponibles, ainsi que les recherches et les projets visant à leur modernisation, ceci de façon irréversible et vérifiable.

Malgré les propositions cubaines et celles d’autres pays, la troisième réunion du Comité préparatoire s’est achevée sans la production d’aucun document de consensus à présenter lors de la Conférence en 2015, du fait du manque de volonté politique de certaines puissances. Face à cette situation, le coordinateur du Comité, l’ambassadeur péruvien Roman-Moray, a affirmé à la presse qu’en sa qualité de responsable du Comité, il émettra et fera circuler une série de recommandations dérivées des initiatives proposées durant les deux semaines de consultations.

Par ailleurs, Cuba est intervenue dans un débat ouvert au Conseil de Sécurité de l’ONU, où elle a condamné les manipulations et les doubles standards caractérisant les positions des grandes puissances guerrières sur les questions de désarmement et de non-prolifération des armes nucléaires.

« Ce point de vue privilégie les mesures contre la prolifération horizontale, et fait l’impasse sur la prolifération verticale, à savoir l’amélioration qualitative de l’armement nucléaire de la part des États détenteurs de ces armes, ignorant également l’objectif de suppression totale des armes d’extermination massive », a déclaré l’ambassadeur Rodolfo Reyes.

Au cours de la réunion, l’Île a défendu le multilatéralisme et la non-discrimination comme un moyen efficace de mettre fin au danger généré par les armes nucléaires.

Le Brésil et l’Argentine ont également plaidé pour la suppression totale des armes de destruction massive, dont l’existence fait peser un grave danger sur l’Humanité.

« La non-prolifération des armes d’extermination massive est importante, mais il s’agit d’une vision limitée. Ce qu’il faut, c’est les éliminer totalement », a signalé le représentant permanent brésilien auprès des Nations Unies, Antonio de Aguiar Patriota. Pour le diplomate, il est urgent d’adopter des mesures concrètes en vue du désarmement effectif des États détenteurs de ces moyens chimiques, biologiques et nucléaires.

« Tant que ces engins mortels existeront, il y aura des pays et des intervenants non gouvernementaux – y compris des terroristes – qui voudront en posséder », a-t-il averti.

Pour sa part, l’ambassadrice d’Argentine auprès de l’ONU, Maria Cristina Perceval, a rappelé que l’existence sur la planète de moyens d’extermination massive constitue un risque, quel qu’en soit leur détenteur.

Elle a souligné au Conseil de Sécurité les actions indispensables à mener en faveur de la non-prolifération de ces armes, comme la protection physique, le contrôle des exportations et la lutte contre le trafic illégal de « technologies à usage double ».

Cependant, elle a déploré la portée limitée de ces actions au niveau mondial, tant qu’il y aura des arsenaux d’engins de destruction massive.
 

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