Prisonniers politiques de l'Empire  MIAMI 5    

     

 

TEXTE seulement  

 n o t r e   a m e r i q u e

La Havane. 10 Avril 2014

Violence financée au Venezuela

Silvia Martinez

DEUX mois après le début de la tentative de putsch contre le gouvernement vénézuélien, une nouvelle manœuvre de la droite pour déstabiliser la Révolution bolivarienne, le niveau de préparation, d’organisation, de financement et ses liens avec l’étranger sont de plus en plus évident.


Le montant des nombreuses dégradations provoquées par les groupuscules violents d’extrême droite s’élève à plus de 10 milliards de dollars.

Selon les données les plus récentes présentées par la procureure générale Luisa Ortega, au moins 39 personnes ont perdu la vie, dont 8 militaires et policiers, dans les violences provoquées par les groupes liés au secteur le plus extrémiste de l’opposition,

Parmi les 559 blessés recensés jusqu’au 28 mars, 379 sont des civils et 180 font partie de la police et de la garde nationale bolivarienne, chargés du maintien de l’ordre sans répondre aux provocations et dans le strict respect de le Loi.

Dans la quasi-totalité des cas, aussi bien les morts que les blessés ont été victimes de cocktail Molotov, d’explosifs de fabrication artisanale, d’objets contendants, d’obstacles placés sur la voie publique, d’armes à feu, ainsi que par les tirs de francs-tireurs.

Les dégâts matériels ont dépassé les 10 milliards de dollars, sans compter les graves conséquences pour l’environnement provoquées par les émanations de gaz provenant de l’incendie de pneumatiques et d’ordures, et la coupe sauvage de plus de 5 000 arbres abattus pour ériger des barrages de rues.

Les actes de ces groupuscules violents, qui ont agi dans 18 municipalités contrôlées par des maires de l’opposition, se réduisent actuellement à des foyers isolés dans deux ou trois d’entre elles et reflètent une soigneuse préparation préalable, aussi bien de leurs membres que de leurs opérations.


Le leader du mouvement de contestation Leopoldo Lopez, actuellement détenu, encourageait la violence et l’occupation des rues jusqu'à obtenir la chute du gouvernement vénézuélien.

Les enquêtes réalisées par les organismes de la Sécurité de l’État signalent le Parti d’extrême droite, Volonté populaire, et plusieurs de ses dirigeants comme les principaux responsables de ce que le ministre de l’Intérieur, de la Justice et de la Paix, Miguel Rodriguez, a qualifié d’insurrection armée.

Sur la demande du ministre, des enquêtes sont en cours dans la municipalité de Chacao, dans l’État de Miranda, à Zulia et dans un secteur de Mérida, qui confirment que les responsables de ces actions reçoivent 5 000 bolivars par semaine (793 dollars) et sont dirigés et payés par un militant de Volonté populaire.

Le coordinateur général de ce parti, Leopoldo Lopez, actuellement détenu, dirigeait avec l’ancienne députée Maria Corina Machado le mouvement de contestation, résolu à provoquer la chute du gouvernement par n’importe quel moyen autre que la voie électorale.

Le ministre a rejeté le fait que les actions violentes puissent être qualifiées de « manifestations pacifiques », comme veut le faire croire l’opposition.

Comme exemple, le ministre a informé de l’arrestation à Baruta, dans l’État de Miranda, de deux citoyens vénézuéliens d’origine libanaise qui circulaient à bord d’un véhicule blindé intercepté par les forces de l’ordre qui ont saisi des armes à feu, des cartouches, des gilets pare-balles, des masques anti-gaz, des grenades et des téléphones portables, dont un satellitaire, entre autres objets.

Par ailleurs, au début du mois d’avril, le chef du Commandement stratégique opérationnel de la Force armée vénézuélienne, Vladimir Padrino, a donné des informations sur un affrontement entre la Force armée nationale bolivarienne et des présumés paramilitaires dans l’État de Tachira, qui s’est soldé par la mort d’un Colombien et 14 arrestations.

« C’est le Nord qui dirige le coup d’État et la droite vénézuélienne. (…) En fait, l’opposition ne commande pas… la direction du coup d’État, la droite au Venezuela, où est-elle ? Au Nord ! », a déclaré Nicolas Maduro.

Les plus récents sondages de Hinterlaces et International consulting service révèlent une augmentation du soutien à Nicolas Maduro et à ses démarches en faveur de la paix. (PL)
 

                             IMPRIMER CET ARTICLE


Directeur général: Lazaro Barredo Medina
/ Directeur éditorial: Gustavo Becerra Estorino
SUR CUBAWEB: http://www.granma.cu/

E-mail | Index | Español | English | Português | Deutsch | Italiano
© Copyright. 1996-2013.
GRANMA INTERNATIONAL. Tous droits réservés. / Edition numérique. Cuba.

Retour en haut de la page