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 n o t r e   a m e r i q u e

La Havane. 10 Avril 2014

Un nouveau président élu
au Costa Rica
• L’abstention atteint les 43 %

Joaquin Rivery Tur

LUIS Guillermo Solis, professeur d’histoire et de sciences politiques, âgé de 53 ans, a été élu nouveau président du Costa Rica sans difficultés, son adversaire, Johnny Araya, ayant renoncé il y a plusieurs semaines à faire campagne, sous prétexte de sondages défavorables, du manque d’argent et de la mauvaise gestion gouvernementale dont il a accusé la présidente Laura Chinchilla.


Luis Guillermo Solis a été élu à la présidence de la République.

Cependant, son nom apparaissait sur les bulletins, puisque la Constitution costaricienne interdit à un candidat de se retirer entre les deux tours.

Luis Solis prendra les rênes dupays à partir du 8 mai. Pour beaucoup d’analystes, il devra faire face à une tâche difficile du fait de la bureaucratie, de la lenteur administrative et des pressions des entreprises privées, a déclaré l’agence DPA.

Le lendemain de sa victoire, Luis Solis a promis de lancer ce qu’il a appelé une « révolution à la costaricienne ». Pour ce faire, il comptera sur le soutien des plus de 1,3 million de voix obtenues le dimanche 6 avril qui l’ont porté à la présidence.

Cependant, selon l’éditorialiste Ernesto Ramirez, le fait que le nouveau président ne pourra pas compter sur la majorité à l’Assemblée législative, où il n’a obtenu que 13 sièges alors qu’il en avait besoin de 29 pour en exercer le contrôle, vient s’ajouter aux difficultés de Solis.

Bien que son adversaire J. Arraya, du Parti Libération nationale (PLN), qui n’avait obtenu que 20 % des suffrages au 1er tour, se soit retiré de la campagne, il a obtenu 18 députés au Parlement, qui sera un des plus divisés que le Costa Rica ait connu. Cela conduira certainement Luis Solis à chercher des alliances avec les groupes minoritaires, y compris les 9 députés du Frente Amplio, seul parti franchement de gauche et qui n’a pas franchi la barre du second tour.

Parmi les difficultés qui l’attendent, le nouveau gouvernement devra affronter les inégalités qui se sont creusées ces dernières années et qui ont transformé le Costa Rica en un des pays les plus inégalitaires d’Amérique latine, avec une pauvreté de 20 % et un taux de chômage qui a atteint les 7,3 % en 2013.

Dans ce pays d’Amérique centrale, l’autre obstacle auquel Solis devra faire face est la corruption de deux présidents qui ont été mêlés à des scandales qui ont secoué le pays, et qui ont conduit les électeurs à s’éloigner du PLN.

Solis a promis d’impulser une sorte de révolution éthique et de transparence dans la gestion gouvernementale, et c’est certainement ce qui lui a permis de gagner les élections dans un pays où la population semble lasse du bipartisme et de 8 années au pouvoir du PLN. Il a annoncé qu’il négocierait cartes sur table.

Pour les analystes politiques, une des grandes préoccupations de ce début du 21e siècle est le trafic de drogue, l’augmentation de la délinquance et du crime organisé dans une société qui semblait tranquille. Luis Solis s’est prononcé en faveur de la lutte contre ces fléaux et le renforcement de la coopération avec des pays comme les États-Unis, l’Union européenne, la Colombie et le Mexique.

À propos de son futur gouvernement, le président a appelé à l’unité nationale pour atteindre la prospérité du pays. «  Qu’il n’y ait plus de divisions entre nous, que la pluralité porte ses fruits ».
 

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