Prisonniers politiques de l'Empire  MIAMI 5    

     

 

TEXTE seulement  

I N T E R N A T I O N A L E S

La Havane. 7 Novembre 2014

Le New York Times brise
le blocus médiatique


Ricardo Alarcon de Quesada

Dans mon article qui paraît actuellement dans la Nueva Réplica, je déplorais que le New York Times n’ait pas évoqué l’affaire de Gerardo, Ramon et Antonio dans son éditorial d’octobre dernier, dans lequel le journal appelait à lever le blocus des États-Unis contre Cuba.

Quand je l’ai rédigé, je ne me doutais pas qu’à travers cet article, le journal new-yorkais lançait un important débat, qui dure déjà depuis un mois et inclut plusieurs éditoriaux préconisant un changement majeur dans les relations entre les deux pays. Le plus récent, daté du dimanche 2 novembre, suggère que les trois [Cubains] soient libérés à condition que Cuba, pour des raisons humanitaires, libère Alan Gross condamné ici pour avoir participé à des activités illégales visant à renverser le gouvernement révolutionnaire.

Il s’agit d’un point de vue juste et raisonnable. Le journal a raison de considérer la libération des trois héros cubains comme une étape indispensable à l’amorce d’une coexistence harmonieuse entre les deux pays qui sont et seront toujours voisins.

Il faudrait ajouter aux arguments du New York Times qu’aucun des Cinq n’a été accusé d’espionnage et que, de ce fait, ce ne sont pas des « espions ». Comme il l’a été prouvé au cours du procès à Miami, aucun d’entre eux n’a eu accès ni n’a recherché des renseignements secrets liés à la sécurité nationale des États-Unis. Ils n’on pas non plus reçu d’ordre pour rechercher ce type de renseignement. Ceci a été reconnu sous serment par le général James R. Clapper, qui fut témoin du gouvernement [des États-Unis], dont le témoignage apparaît aux pages 13089-13235 des Actes officiels du procès. C’est ce même Clapper qui est aujourd’hui directeur du renseignement national de l’administration Obama.

Il convient également de rappeler que la mission des Cinq était de tenter de déjouer les plans terroristes contre Cuba, lesquels ont plus d’une fois causé la mort et des dommages, y compris à des personnes résidant aux États-Unis.

Mais, quoi qu’il en soit, cet éditorial du New York Times doit être salué comme un évènement d’une importance capitale. Le mur de silence qui entourait l’affaire des Cinq a reçu une onde de choc destructrice qui, espérons-le, sera décisive.

 

                             IMPRIMER CET ARTICLE


Directeur général: Lazaro Barredo Medina
/ Directeur éditorial: Gustavo Becerra Estorino
SUR CUBAWEB: http://www.granma.cu/

E-mail | Index | Español | English | Português | Deutsch | Italiano
© Copyright. 1996-2013.
GRANMA INTERNATIONAL. Tous droits réservés. / Edition numérique. Cuba.

Retour en haut de la page