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I N T E R N A T I O N A L E S

La Havane. 6 Novembre 2014

Ukraine : victoire du bloc pro Union européenne et Otan

LES résultats des élections législatives anticipées qui se sont déroulées le 26 octobre dans une Ukraine divisée, confirment la victoire attendue de la droite, qui s’oriente vers l’application de mesures conformes aux intérêts de l’Union européenne et de l’OTAN.

Avec ces élections en Ukraine, à l’exception des républiques populaires autoproclamées de Donetsk et Lougansk, où des élections se sont déroulées le 2 novembre, et où l’offensive de l’armée de Kiev se poursuit, les secteurs putschistes, aujourd’hui au pouvoir, entendent s’offrir une légitimité et éliminer du même coup les partisans du président déchu Viktor Ianoukovitch.

Deux partis arrivent en tête : le bloc du président Petro Porochenko, élu en mai dernier, sur la promesse d’une alliance avec l’Europe et une économie plus efficace, et le Front populaire du premier ministre démissionnaire Arseni Iatseniouk, ont fait jeu égal avec environ 22% des suffrages exprimés. Cependant, le scrutin étant proportionnel, Porochenko obtiendrait environ 132 sièges à l’Assemblée et Iartseniouk, 82.

D’autres partis, qui ont franchi la barre des 5%, des suffrages seront représentés au Parlement : le parti Samopomitch (Entre-aide), d’Hanna Hopko, maire de Lviv (ouest de l’Ukraine), avec environ 11% des voix, suivi du Bloc d’opposition, regroupant des anciens membres du Parti des régions de l’ancien président Viktor Ianoukovitch, environ 9%. Le Parti radical d’Oleg Lyashko, qui se profilait en deuxième position quelques jours avant les élections devra se contenter de seulement 7% des voix.

Quant aux ultranationalistes du parti Svoboda (Liberté), ils entrent au Parlement avec 6,3%, de même que le parti d’extrême droite Batkivshchyna (Patrie), de l’ancienne première ministre, Yulia Timochenko, qui obtient une représentation in extremis, avec 5,6% des suffrages à ces élections.

Les partis pro-européens enlèvent donc la majorité des sièges à la Rada suprême (300 sur 400), ce qui permettra à Porochenko de former une coalition au Parlement pour introduire des réformes structurelles et demander son adhésion à l’Union européenne.

Il convient de signaler que la participation atteint à peine 52% et que le ministère de l’Intérieur a reçu plus de 300 rapports concernant des irrégularités au cours du scrutin.

Quant à la Russie, soucieuse de reprendre le dialogue pour sortir de la crise dans la région, elle a reconnu ces élections, même si elles n’ont pas concerné l’ensemble du territoire ukrainien.

« Nous reconnaîtrons les élections, car il est très important pour nous que des autorités apparaissent enfin, qui ne se consacrent pas à lutter les unes contre les autres, ni à entraîner l’Ukraine à l’Ouest ou à l’Est, mais à faire face aux réels problèmes auquel le pays est confronté », a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, devant la presse internationale.

Sur un ton conciliateur, le ministre s’est dit « convaincu » que la Russie trouvera un interlocuteur au sein du nouveau gouvernement et à la Rada suprême. Il a annoncé également qu’il prévoit de rencontrer son homologue ukrainien dès que celui-ci aura été désigné.

« Évidemment, nous n’avons jamais suspendu les contacts ; j’ai même eu des entretiens avec ceux qui n’ont pas été élus et qui ont pris le pouvoir à travers un coup d’État », a signalé Lavrov.

La disposition de Moscou de dialoguer avec les nouveaux représentants de Kiev répond à la volonté de revenir aux accords de Minsk de cessez-le-feu du 5 septembre, de même qu’au mémorandum de Paix du 19 de ce même mois afin de créer une zone démilitarisée entre l’armée ukrainienne et les milices populaires.

Au-delà de la diplomatie, le ministère des Affaires étrangères russe reconnaît que la progression des nationalistes et des radicaux au Parlement ukrainien ne fait qu’aiguiser les tensions dans ce pays marqué par une lutte politique interne et la crise économique, une situation qui pourrait amener le Parlement à recourir une nouvelle fois aux armes pour résoudre les problèmes par la force. (Rédaction Granma international)
 

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