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I N T E R N A T I O N A L E S

La Havane. 5 Juin 2014

Le ministre français rejette la sanction des États-Unis contre BNP Paribas

LE ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a qualifié d’injuste, unilatérale et irrationnelle la sanction de 10 milliards de dollars que les États-Unis veulent infliger à BNP Paribas.


Les États-Unis menacent la banque française d’une lourde amende pour avoir violé leur interdiction sur les opérations financières avec des pays tels que Cuba, l’Iran et le Soudan.

Washington a menacé de sanctionner le groupe bancaire français de cette somme exorbitante en conséquence de la violation du blocus imposé contre plusieurs pays, dont Cuba, le Soudan et l’Iran.

« S’il y a eu une faute, il est normal qu’il y ait une sanction mais la sanction doit être proportionnée et raisonnable. Ces chiffres-là ne sont pas raisonnables », a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, à la chaîne France 2. Il a ajouté que cette mesure pourrait avoir un effet dévastateur pour l’économie française, si la sanction évoquée était confirmée.

« Ceci est un exemple d’une décision injuste et unilatérale », a déclaré le ministre, qui a rappelé que Washington enverrait un mauvais signal en imposant une sanction si dure à l’institution financière au moment où les États-Unis et l’Europe envisagent de conclure un futur accord commercial transatlantique.

Interrogé sur le fait de savoir si le gouvernement français défendrait les intérêts de BNP Paribas face aux autorités nord-américaines, le chef de la diplomatie a répondu que oui.

Les ministres, les anciens fonctionnaires et analystes ont exprimé leur rejet de la sanction de Washington contre la banque française.

« Les États-Unis ne peuvent jouer un rôle de manière unilatérale. Ils ne peuvent traiter leurs alliés de cette façon et les subordonner à leurs intérêts géostratégiques », a déclaré le ministre Jean-Marie Le Guen, chargé des Relations du gouvernement avec le Parlement.

Pour sa part, l’ancien ministre du Commerce extérieur Pierre Lellouche a qualifié de particulièrement choquante la sanction contre BNP Paribas, et il a invité le gouvernement à réagir.

« En tentant d’imposer leurs lois extraterritoriales aux sociétés étrangères, les États-Unis abrogent le droit international », a signalé Pierre Lellouche. C’est aussi l’opinion du journaliste et professeur d’université Salim Lamrani. La législation US ne peut pas s’appliquer en France, comme celle de l’Allemagne ne s’applique pas au Royaume Uni. « Ce qui doit prévaloir, c’est la loi nationale », a déclaré à Prensa latina le docteur ès études ibériques et latino-américaines de l’université Paris-Sorbonne. (PL)
 

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