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I N T E R N A T I O N A L E S

La Havane. 3 Juillet 2014

Les services secrets des États-Unis et du Royaume Uni étaient informés de l’attaque contre Bagdad

LES services secrets kurdes avaient informé les agences homologues nord-américaines et britanniques des projets du groupe État islamique d’Irak et du Levant (EIIL) d’attaquer Bagdad, et ce plusieurs mois avant que les groupes islamistes aient commencé à gagner du terrain en Irak, mais les puissances occidentales n’ont rien fait pour les en empêcher.


Le gouvernement irakien n’a pas pu empêcher les groupes djihadistes de l’EIIL de s’emparer de plusieurs villes importantes du pays.

Alors que le gouvernement irakien a perdu le contrôle du nord de l’Irak, un article du journal The Telegraph affirme que des hauts fonctionnaires des services de renseignement kurdes ont tenté de convaincre leurs homologues de la CIA, du MI6 et du gouvernement central irakien que le groupe EIIL pouvait représenter une grande menace pour la stabilité de l’Irak. Ces avertissements sont restés lettre morte.

Les services secrets kurdes avaient également mis en garde sur le fait que l’EIIL attirait dans ses rangs des musulmans nés à l’étranger. Ainsi, Rooz Bahajat, un haut fonctionnaire des services secrets kurdes, a affirmé que près de 4 000 étrangers se battaient aux côtés des radicaux de l’EIIL et que, entre 400 à 450 d’entre eux sont des citoyens britanniques qui ont été convaincus de s’enrôler dans les rangs de l’insurrection.

Rupert Colville, porte-parole du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les droits de l’Homme, a dénoncé les centaines d’assassinats commis par l’EIIL dans le nord de l’Irak, et exige que les responsables soient jugés.

Par ailleurs,le renseignement kurde a informé ses homologues occidentaux qu’une alliance formelle entre les membres de l’EIIL et d’anciens membres du parti Bass – au pouvoir durant le gouvernement de Saddam Hussein – était sur le point de se concrétiser, ce qui pourrait donner lieu à une attaque contre la ville de Mossoul, ainsi que d’autres villes du nord de l’Irak.

« Nous avons obtenu cette information, que nous avons alors communiquée au gouvernement britannique et au gouvernement nord-américain », a déclaré Bahjat au Telegraph. « Nous connaissions parfaitement la stratégie que ces groupes allaient utiliser, leur planification militaire. Tout est tombé dans l’oreille d’un sourd », a conclu l’officier.

Par ailleurs, selon d’autres opinions, les États-Unis ont contribué à la crise actuelle en Irak, en armant les rebelles syriens qui luttent contre les président Bashar el-Assad, ce qui a permis de créer « un refuge sûr » pour les djihadistes qui traversent la frontière pour attaquer le gouvernement irakien.

LA VAGUE DE VIOLENCE


L’EIIL est un monstre qui a grandi avec le soutien des États-Unis et de l’OTAN. Ce groupe terroriste est responsable de nombreux massacres en Irak. Sur la photo, le terroriste est armé d’un fusil automatique

Plus d’un millier de personnes ont perdu la vie et plus de 1 200 ont été blessées durant la dernière vague de violence en Irak, où le groupe terroriste EIIL a intensifié son offensive, notamment dans les régions du nord.

« Dans les trois provinces du nord de l’Irak, Ninive (nord-ouest), Diyala (est) et Salah al-Din (centre), environ 757 personnes ont été assassinées et 599 ont été blessées entre le 5 et le 22 juin », a annoncé le porte-parole du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les droits de l’Homme, Rupert Colville.

Selon Colville, ce nombre est une estimation minimale. Parmi les victimes, on compte un nombre élevé d’exécutions sommaires et d’assassinats extrajudiciaires de civils, de policiers et de soldats, en dehors des lieux où se déroulent les combats.

« À Bagdad, et dans les régions du sud, environ 318 personnes ont été assassinées et 590 ont été blessées », durant la même période, a ajouté le porte-parole, en précisant que la majorité d’entre elles ont été victimes d’attentats à la bombe.

Le fonctionnaire des Nations Unies a également évoqué les vidéos diffusées par l’EIIL, qui montrent les traitements inhumains infligés aux prisonniers, les assassinats de soldats et de civils, selon leur ethnie ou leur religion.

Les milices radicales de l’EIIL se sont renforcées dans le nord de l’Irak, où elles se sont emparées de la ville de Mossoul.

Pour conclure, il a demandé au gouvernement irakien d’enquêter sur tous les cas d’assassinats, spécialement ceux perpétrés par les terroristes de l’EIIL, et de déférer à la justice tous les responsables, selon les lois du pays.

Le 15 juin dernier, le groupe takfiri de l’EIIL a diffusé, à travers le réseau social Twitter, une série de vidéos montrant l’exécution d’environ 1 700 soldats irakiens, à Tikrit, au nord de Bagdad.

Ce massacre n’est qu’une petite partie des exactions commises par l’EIIL, qui compte sur le soutien de certains éléments du parti bassiste (sunnite) d’Irak. (Tiré de RT et Hispantv)
 

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