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I N T E R N A T I O N A L E S

La Havane. 3 Avril 2014

Assassin en Irak, bourreau à Guantanamo et diffamateur du Venezuela : voici John Kelly !

Jean-Guy Allard

GUERRE contre le terrorisme, lutte contre le trafic de drogue, aide humanitaire, coopération militaire… Tous les prétextes utilisés par le Commandement sud pour renforcer sa présence en Amérique latine se sont effondrés d’un seul coup lorsque le général John Kelly a agressé devant le Congrès des États-Unis la nation d’Hugo Chavez en contribuant grossièrement à la campagne internationale de désinformation contre le Venezuela.


Les États-Unis envisagent des sanctions contre le Venezuela dans leur offensive pour provoquer le renversement du gouvernement du président Nicolas Maduro.

Dans une récente intervention au Congrès qui a été abondamment relayée avec complaisance par la Voix de l’Amérique (VOA), arme de propagande du gouvernement US, Kelly a signalé que le Venezuela se trouvait au bord de l’abîme, confronté à une véritable catastrophe « en termes économiques et de démocratie ».

Avec la complicité des agences de presse internationales, qui ont pris ces déclarations comme parole d’évangile, et, s’appuyant sur le soi-disant prestige de son uniforme des US marines, le vétéran officier a aligné une série d’« observations » qui, examinées à la loupe, relèvent de la pure science fiction.

Interrogé sur d’éventuelles sanctions, de la part des USA, « à l’encontre des militaires impliqués dans des violations des droits de l’Homme dans ce pays » (sic), le général Kelly a signalé que « plus il y aura de restriction à leur liberté de mouvement ou à leurs comptes en banque », plus on pourra les pousser à avoir une vision différente de l’avenir du Venezuela.

BOURREAU EN CHEF DU CAMP DE GUANTANAMO


L’administration du président Barack Obama a nommé le général de corps d’infanterie de marine John Kelly au poste de chef du Commandement sud, en reconnaissance de ses services...

Alors qu’il réclamait le respect des droits de l’Homme, ce haut officier du Pentagone a omis de rappeler qu’il est le principal responsable de l’installation du sinistre camp de concentration de Guantanamo – situé en territoire cubain occupé –, où depuis des années, des prisonniers suspectés de terrorisme qui n’ont jamais été jugés par un tribunal sont soumis à des conditions infrahumaines, à la torture, certains d’entre eux ayant été poussés au suicide.

Pendant ses nombreux voyages – célébrés en fanfare par les différentes ambassades US en Amérique latine –, John Kelly ne manque jamais de faire l’éloge de la soi-disant « mission » du Commandement sud qu’il dirige, répétant à qui veut l’entendre que « la lutte contre le trafic de drogue est la priorité numéro un de nos troupes », une tâche qui s’est avérée un cuisant échec.


Le général John Kelly a adhéré à la brutale campagne médiatique contre le gouvernement du Venezuela.

Dans plusieurs pays, il finance des corps policiers répressifs sous des prétextes humanitaires d’aide à la réinsertion sociale, en distribuant du matériel, des véhicules et des armes en tout genre.

Cependant, le passé de John Kelly et son ascension dans la hiérarchie militaire impériale nous révèle un homme peu enclin à s’embarrasser de scrupules humanitaires, ce qui l’a conduit à exécuter les missions les plus sanglantes au nom du pouvoir impérial. Kelly fut officier de combat à Bagdad et Tikrit en 2003, et à Falloujah, l’année suivante, où il s’est « illustré » par son efficacité meurtrière.


John Kelly s’acquitta des missions les plus sanglantes à Bagdad et Tikrit en 2003, et ensuite à Falloujah, l'année suivante, où il s'« illustra » par sa mortelle efficacité.

En 2009, il a atteint le point culminant de ses aventures d’assassin d’élite en dirigeant les opérations de 25 000 soldats US en Irak, au milieu de vastes missions de nettoyage qui firent des nombreuses victimes civiles de tous âges.

En guise de récompense, en 2011 le général Kelly se vit confier le poste de conseiller militaire supérieur au Secrétariat à la défense, avant de devenir la plus haute autorité du Commandement sud des États-Unis, responsable de la présence militaire US en Amérique latine et basé à Miami.

« NOUS LES SURVEILLONS »


Transféré du Panama à Miami en 1998, le Commandement sud de l’armée des États-Unis (Southern Command, Southcom) est le principal dispositif militaire de l’empire du Nord en Amérique latine.

Rompu aux techniques de propagande et de manipulation des masses, Kelly aime à agrémenter ses discours d’arguties fallacieuses sur une prétendue « présence iranienne en Amérique latine », une pilule agréable à avaler pour certains de ses compatriotes et qui fait leurs délices dans leurs élans anti-islamistes.

Ce général va-t-en-guerre voit des Iraniens « notamment dans des pays comme le Venezuela », même s’il reconnaît qu’« ils ne représentent pas une menace réelle ». « Mais, nous les surveillons », ajoute-t-il avec véhémence, confirmant ainsi les opérations illégales d’ingérence et d’espionnage de son personnel sur le territoire vénézuélien.

John Kelly est le promoteur du concept absurde d’une prétendue présence en Amérique latine d’éléments liés aux milices libanaises chiites du Hezbollah qui, selon lui, opèreraient « en toute liberté » au Venezuela, en Argentine, au Brésil et « à la frontière du Paraguay » (sic).

Lorsqu’il n’est pas absorbé par son travail d’ingérence, John Kelly retourne jouir d’un repos qu’il estime bien mérité dans son imposante demeure à Coral Gables (Miami), au loyer estimé à 160 000 dollars par an, et assisté d’une ribambelle de domestiques.
 

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