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I N T E R N A T I O N A L E S

La Havane. 30 Octobre 2014

La communauté internationale
avec Cuba

L’ASSEMBLÉE générale des Nations Unies a adopté le mardi 28 octobre, par 188 voix sur ses 193 membres, la résolution « Nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier exercé contre Cuba par les États-Unis d’Amérique ».

Pour la 23e fois consécutive, le principal organe de délibération des Nations Unies s’est prononcé catégoriquement pour la levée du siège imposé pendant plus d’un demi-siècle à la grande île de la Caraïbe, lequel a provoqué des dommages estimés à 1125,34 milliards de dollars et des pertes humaines incalculables.

La résolution condamnant le blocus été approuvée par 188 voix, contre deux (États-Unis et Israël) et trois abstentions (Îles Marshall, Micronésie et Palau).

Les votes à l’Assemblée générale sur la nécessité de mettre un terme à cette mesure de coercition maintenue par dix administrations US, tant démocrates que républicaines, ont commencé en 1992.

Les États-Unis et Israël ont voté contre le projet de résolution, et les États fédérés de Micronésie, les îles Marshall et les Palau se sont abstenus.

Des organisations intergouvernementales et des représentants de divers pays ont exprimé leur soutien à Cuba et ont condamné le blocus économique, commercial et financier exercé par les États-Unis depuis plus d’un demi-siècle.

Au nom du Mouvement des pays non alignés (NOAL), le représentant iranien Mohammad Javad Sharif a affirmé que le blocus des États-Unis constitue le principal obstacle au développement de Cuba, et il l’a qualifié d’ « injustifiable ».

Par ailleurs, l’ambassadeur bolivien Sacha Llorente, qui a pris la parole au nom du Groupe des 77 et la Chine, a considéré le blocus comme « une menace pour l’Humanité » et « une violation flagrante des principes consacrés dans la Charte des Nations Unies et par le Droit international ».

« Les vies humaines sont menacées, et les services de santé publique sont affectés par le blocus, de même que l’éducation, la culture, le sport, les finances, la banque, le commerce extérieur et les investissements étrangers », a-t-il souligné.

Pour sa part, le représentant du Costa Rica, Juan Carlos Mendoza, a lancé un appel au nom de la Communauté des États d’Amérique latine et de la Caraïbe (CELAC), à respecter sans conditions la souveraineté et la libre détermination de Cuba.

Il a qualifié de « sévère » le siège imposé à l’Île caraïbe par les USA qui, a-t-il rappelé, « a provoqué de graves dommages économiques au peuple cubain ».

Le représentant de l’Argentine, Carlos Felipe Martinez, qui s’est exprimé au nom des pays membres du Marché commun du Sud (Mercosur), a signalé que le blocus est « moralement injustifiable », et que les mesures qui en découlent « n’ont plus leur place dans le monde actuel ».

Le représentant permanent de la Russie auprès de l’ONU, Vitali Tchourkine, a rappelé que son pays s’oppose à toute mesure punitive discriminatoire utilisée comme un instrument d’ingérence dans les affaires intérieures des États.

L’ambassadeur vénézuélien Samuel Moncada a condamné quant à lui les agressions contre des pays tiers qui ont des rapports avec Cuba, comme le blocus, la loi Helms-Burton et d’autres mesures de coercition. Il a notamment critiqué la traque des activités des entreprises cubaines et de pays tiers, dont le consulat cubain à Washington, qui pendant plus d’un an a été privé de ses services financiers.

Au nom de l’Union européenne, le vice-représentant permanent de l’Italie auprès de l’ONU, Inigo Lambertini, a souligné que « les effets de la législation extraterritoriale et des mesures administratives et judiciaires unilatérales » des États-Unis contre Cuba « ont des effets négatifs sur les intérêts de l’Union ».

« Nous ne saurions accepter que des mesures imposées unilatéralement entravent nos relations avec Cuba », a déclaré le diplomate, après avoir indiqué qu’une levée de l’embargo (blocus) « pourrait faciliter une ouverture de l’économie cubaine, ce qui profiterait à la population ».

Se sont également prononcés en faveur de Cuba et contre le blocus des États-Unis : les représentants du Mexique, de l’Inde, de l’Algérie, du Vietnam, de Chine, du Belarus, de l’Égypte, de l’Afrique du Sud, de Colombie, du Brésil, de l’Indonésie, des Îles Salomon et du Zimbabwe.

De nombreuses délégations ont félicité Cuba, le pays à avoir envoyé le plus grand nombre de médecins en Afrique de l’Ouest pour aider à contenir l’épidémie à virus Ébola.

DES ARGUMENTS REBATTUS

Le représentant des États-Unis à l’ONU, Ronald Godard, a reproduit une fois de plus les mêmes arguments que ceux invoqués depuis plus de 20 ans par son pays à l’Assemblée générale pour justifier sa politique d’agression contre l’Île.

Il a tenté de présenter les mandats que reçoivent les citoyens cubains de leurs familles comme une aide du gouvernement des États-Unis, alors qu’en réalité le blocus interdit toute assistance à notre pays.

Il a rejeté la responsabilité de la faible connectivité à Internet de l’Île sur le gouvernement cubain, se gardant bien de dire que ce sont les autorités de son pays qui empêchent Cuba d’avoir accès aux nombreux câbles à fibre optique environnants, aux logiciels et au matériel informatique, ainsi qu’à des nombreux Cubains d’accéder à de nombreux sites Web.

Dans son discours, Godard a royalement ignoré les critiques parues ces derniers temps dans plusieurs grands médias de son propre pays, qui remettent de plus en plus en question le blocus, ainsi que les déclarations de hauts fonctionnaires de son gouvernement quant à la nécessité d’un changement.

En réponse à l’intervention du diplomate nord-américain, la représentante du Nicaragua, Maria Rubiales, a été catégorique : « Une fois de plus, à cette Assemblée, les États-Unis cherchent à nous plonger dans la confusion en usant d’arguments qui ne convainquent personne et qui sont le reflet de ces politiques obsolètes, de leur égoïsme et leur arrogance impériale ».

« Souhaitons que les États-Unis se décident à rectifier leurs politiques et mettent un terme à leur isolement volontaire. Nous les invitons à rejoindre la communauté internationale et à nous accompagner pour en finir avec un passé et construire un avenir d’amitié, de coopération et de respect mutuel », a-t-elle conclu.
 

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