Prisonniers politiques de l'Empire  MIAMI 5    

     

 

TEXTE seulement  

I N T E R N A T I O N A L E S

La Havane. 30 Octobre 2014

La Chine au sommet
Le géant asiatique devient la 1ère puissance
économique mondiale

Nestor Nuñez Dorta

SI les médias occidentaux n’ont pas accordé le moindre haussement de sourcil à cette information, c’est tout simplement parce que cela ne fait pas leur affaire, surtout si les sites d’information qui ont relayé la nouvelle ne sont pas précisément des entités progressistes, ni historiquement liées à l’exercice de l’objectivité… Au contraire.

Malgré tout, le faible niveau de divulgation ne diminue en rien l’importance de l’événement car, en d’autres termes, il s’agit d’une des plus cuisantes défaites du système socio-économique que Washington a prétendu vendre jusqu’à ce jour comme le modèle de développement idéal, universel, intouchable et inamovible.

La nouvelle a été annoncée par le Fonds monétaire international (FMI), qui n’est pourtant pas réputé pour être « de gauche ». Dans un rapport sur les dernières semaines de l’activité économique mondiale, le FMI a confirmé que « la Chine est devenue la première puissance économique mondiale, dépassant pour la première fois les États-Unis, avec un PIB en terme de parité de pouvoir d’achat (PPA) de 17,632 trillions de dollars, contre 17,4 trillions celui des USA ».

Le FMI n’a pu s’empêcher de signaler qu’il s’agit là d’un événement historique : les États-Unis ne sont plus la première puissance économique mondiale et, forcément, ça change tout !

Bien entendu, ce qui vient d’arriver est perçu comme « une mort annoncée », compte tenu que tous les pronostics économiques mondiaux annonçaient que les États-Unis ne seraient détrônés par la Chine au rang de première puissance économique mondiale qu’en 2016.

Pour nombre d’observateurs, ces indicateurs permettent de voir se dessiner « un point de bascule majeur dans le déroulement de la crise systémique globale : le passage d’un monde américain à un monde chinois ».

D’autant plus que, même si ces dernières années les États-Unis ont tenté d’impressionner le monde par un militarisme croissant, jusqu’à étendre leur agressivité contre un dur adversaire comme Moscou, la crise a mis en évidence une économie nord-américaine aux pieds d’argile, et il n’est désormais plus exagéré de penser que leurs alliés, également touchés par ce phénomène déclenché par les États-Unis en 2008, pourraient préférer dans un proche avenir, resserrer leurs liens avec le nouveau numéro un mondial de la croissance économique, du commerce et des finances.

De fait, au moment de l’annonce par le FMI de la fin de l’hégémonie US, des délégations officielles de Pékin venaient de conclure plusieurs importants accords multilatéraux avec l’Allemagne, la Russie et l’Italie, tandis qu’à Londres les financiers penchaient pour favoriser l’appréciation du yuan face au dollar dans leurs transactions externes.

Autrement dit, tout un ensemble de variantes qui, entre autres, vont à l’encontre des velléités des USA de conclure dans les plus brefs délais le dénommé partenariat transatlantique de commerce et d’investissement qui leur permettrait de tirer profit de la faiblesse économique chronique de leurs alliés européens.

Ajoutons à ceci que durant les récentes négociations de la Chine avec l’Allemagne et l’Italie, par exemple, le géant d’Asie a signé avec Berlin (considérée comme la locomotive de l’Europe occidentale), des accords dans les sphères de l’informatique, la science, l’éducation, l’agriculture, la santé, l’aviation et la protection environnementale pour plus de 18 milliards de dollars.

Par ailleurs, Pékin a conclu une vingtaine d’accords avec l’Italie en matière d’investissements et de coopération entre petites et moyennes entreprises pour une valeur de 10 milliards de dollars.

Quant aux échanges avec la Russie, les accords conclus dans l’énergétique, les finances et la technologie sont évalués à 25 milliards de dollars, ce qui est venu renforcer l’union stratégique, désormais connue, entre Moscou et Pékin, ce qui met en échec l’objectif en rien caché de Washington – annoncé dès les années 90 – d’empêcher à tout prix la résurgence de nouvelles puissances mondiales, comme une garantie inviolable de l’hégémonie Made in USA. (Cubahora)


La République populaire de Chine est le plus grand pays d’Asie de l’Est et le plus peuplé du monde avec plus de 1,3 milliard d’habitants qui représentent environ un cinquième de la population mondiale. Avec 9,6 millions de kilomètres carrés, la Chine est le quatrième pays le plus grand du monde en terme de superficie derrière la Russie, le Canada et les États-Unis. Selon l’Organisation mondiale du commerce, la Chine est le premier exportateur mondial, d’après des statistiques de 2009. En 20 ans, ce pays s’est progressivement hissé au rang de superpuissance mondiale.

Il ressort des statistiques officielles que le commerce extérieur de la Chine a atteint les 382,4 milliards de dollars au mois de janvier, soit une hausse de 10,3% par rapport à l’année précédente.

Le Fonds monétaire international a annoncé récemment que l’économie chinoise devrait enregistrer une croissance de 7,5% et 7,3% en 2014 et 2015, respectivement.
 

                             IMPRIMER CET ARTICLE


Directeur général: Lazaro Barredo Medina
/ Directeur éditorial: Gustavo Becerra Estorino
SUR CUBAWEB: http://www.granma.cu/

E-mail | Index | Español | English | Português | Deutsch | Italiano
© Copyright. 1996-2013.
GRANMA INTERNATIONAL. Tous droits réservés. / Edition numérique. Cuba.

Retour en haut de la page