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I N T E R N A T I O N A L E S

La Havane. 30 Avril 2014

Armes chimiques : nouvelle manipulation contre la Syrie

Waldo Mendiluza

LA Syrie doit faire face à une nouvelle croisade de l’Occident et de ses alliés sur l’utilisation des armes chimiques dans le conflit, juste au moment où elle s’apprête à détruire ce genre d’arsenal.


Le représentant syrien à l’ONU a rejeté catégoriquement le recours aux armes chimiques, ainsi que les récentes accusations d’utilisation de gaz toxiques par les troupes syriennes ou les groupes affiliés.

Les informations fusent à l’unisson. Damas a supprimé ou évacué de son territoire environ 90% des substances dangereuses, mais les grands médias reprennent en cœur les discours menaçants, accusant le gouvernement syrien d’avoir utilisé des gaz toxiques, notamment du chlore, contre des zones tenues par les rebelles.

Ce scénario n’est pas nouveau. L’année dernière, les États-Unis avaient annoncé une intervention militaire en Syrie sous prétexte que le gouvernement du président Bachar el-Assad avait gazé des civils, alors qu’aucune preuve formelle n’avait pu être apportée à ce sujet.

Une initiative russe et la décision de la Syrie d’adhérer à la Convention sur l’interdiction des armes chimiques (OIAC) ont fait avorter l’aventure guerrière des USA, et a débouché sur une résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies fixant au 30 juin l’échéance pour l’achèvement de la destruction de la totalité des stocks d’armes chimiques.

Selon l’ambassadeur syrien à l’ONU, Saïd Bachar Jaafari, cette nouvelle campagne vise également à saper les prochaines élections en Syrie, où les extrémistes et les mercenaires, qui bénéficient d’un important soutien extérieur, tentent de provoquer la chute d’el-Assad depuis 2011, dans le cadre de l’option du changement de régime prônée par Washington et ses alliés.


La porte-parole du Département d’État, Jen Psaki, a annoncé une enquête sur les cas d’emploi d’armes chimiques dénoncés par les extrémistes.

« Nous rejetons catégoriquement l’utilisation des armes chimiques, ainsi que les récentes affirmations selon lesquelles les troupes syriennes ou des groupes affiliés auraient employé du gaz chloré », a déclaré le diplomate lors d’un point de presse au terme d’une session du Conseil de sécurité.

Les 15 membres permanents du Conseil de sécurité ont pris connaissance à huis clos d’un rapport de la Néerlandaise Sigrid Kaag, coordinatrice spéciale de la Mission conjointe OIAC-ONU chargée de mettre fin au programme syrien d’armes chimiques.

Kaag a souligné les progrès réalisés par la Mission conjointe sur le terrain malgré les conditions d’insécurité et l’activité des bandes terroristes, qui ont attaqué des convois d’armes chimiques, ainsi que plusieurs installations du port de Latakia, dans le nord de la Syrie, d’où les substances chimiques sont embarquées vers leur site de destruction.

« Non seulement des progrès solides ont été réalisés, mais il y a des preuves claires de l’engagement gouvernemental à respecter les délais fixés (30 juin), à moins que, bien entendu, les attaques contre les convois continuent. »




L’ensemble de l’arsenal chimique syrien devrait être détruit d’ici le 30 juin.

Ces derniers jours, des fonctionnaires, des diplomates et des médias occidentaux ont remis une fois de plus sur le tapis la question des armes chimiques soi-disant utilisées par la Syrie.

La porte-parole du Département d’État, Jen Psaki, a annoncé qu’une enquête avait été ouverte sur les cas dénoncés par les extrémistes, avant d’avertir que « l’utilisation de n’importe quel agent toxique dans le but de provoquer la mort ou des dommages est une violation flagrante de la Convention ». 

Washington, qui surveille de près le processus de destruction, a profité des retards dans le retrait des armes chimiques pour menacer Damas.

Les autorités syriennes ont attribué ces retards aux attaques perpétrées par les terroristes dans le port de Latakia et aux difficultés logistiques, des situations qui ont été surmontées avec succès, à en juger par les progrès enregistrés ces dernières semaines, et comme le prouve le rapport de la Mission conjointe.

Vers la fin de 2013, une équipe conjointe des Nations Unies et d’inspecteurs internationaux avait commencé à superviser le processus de démantèlement et de destruction des armes chimiques, sans pointer du doigt aucune des parties en conflit.

« La Mission des Nations Unies a réuni des preuves claires et convaincantes que des armes chimiques ont été utilisées aussi contre des civils dans la région de Ghouta, à Damas, le 21 août 2013 », signalait le rapport de 82 pages.


La Syrie a évacué 90% de ses armes chimiques.

Par ailleurs, les inspecteurs de l’ONU disaient avoir recueilli des informations crédibles, ou des preuves compatibles avec l’utilisation probable d’armes chimiques, à Khan al Asal, Jobar, Saraqueb et Ashrafiah Sahnaya, sans préciser si les responsables des attaques présumées étaient le gouvernement ou les groupes d’opposition.

Au terme du rapport, le président de la Russie Vladimir Poutine a signalé qu’il y avait toutes les raisons de croire que les armes chimiques ont été utilisées non pas par l’armée syrienne, mais par les forces d’opposition, pour provoquer une intervention de leurs puissants soutiens étrangers, qui se seraient mis du même côté que les fondamentalistes.

Les déclarations de Bachar Jaafari accusent ceux qui, déconcertés par les succès militaires de l’armée syrienne, et devant sa détermination souveraine d’organiser des élections le 3 juin prochain, continuent de brandir le recours à la force contre son pays. (PL)
 

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