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I N T E R N A T I O N A L E S

La Havane. 22 Mai 2014

L’USAID bientôt hors de l’Équateur

Nestor Marin

L’AGENCE des États-Unis pour le développement international (USAID), associée récemment à des plans de subversion anti-cubains, a désormais sa date de départ de l’Équateur, pour avoir refusé de respecter les règles du gouvernement équatorien sur la coopération.

Selon certaines dépêches de presse, le départ définitif de l’organisme étasunien est fixé au 30 septembre prochain, lorsque l’USAID aura conclu les trois projets qu’elle mène actuellement.

En effet, ses jours dans ce pays sud-américain étaient comptés depuis le mois de décembre dernier, à la suite de son refus de signer une convention avec le gouvernement du président Rafael Correa, destinée à fixer les termes de la coopération et la nature des projets.

« Nous n’avons pas besoin de charité. Quant aux aumônes que l’USAID attribuait, souvent par clientélisme, l’État peut les prendre en charge », a affirmé le président.

Et d’ajouter que ce dont l’Équateur avait besoin, c’était de transfert de technologies et d’investissements, ce qui, a-t-il poursuivi, « n’est pas ce que nous avons observé dans le cas de la coopération apportée par l’agence étasunienne ».

Cette opinion a été confirmée ensuite par la secrétaire technique de la Coopération internationale du gouvernement équatorien, Gabriela Rosero, qui a affirmé qu’une grande partie des 32 millions de dollars que l’USAID a investis dans le pays au cours de ces six dernières années ont été destinés à financer des dépenses administratives d’organisations non gouvernementales et des projets privés.

« L’USAID doit comprendre, comme d’autres coopérants l’ont compris, que les règles du jeu en matière de coopération ont changé en Équateur, et qu’il ne s’agit plus d’un don ni d’une compensation », a déclaré Rosero, à la fin de l’année dernière.

La vice-présidente de l’Assemblée nationale, Marcela Aguiñaga, qui assistait à Guayaquil à la clôture d’un des projets que gérait l’organisme en Équateur, a confirmé les temps nouveaux que vivait le pays depuis l’arrivée au pouvoir de la Révolution citoyenne en janvier 2007.

« Le chef de l’État a été très clair en affirmant que tous les accords de coopération, quel que soit le pays, doivent avoir un cadre de référence de soutien avec le gouvernement équatorien, ce qui n’a pas été le cas avec les États-Unis », a signalé la vice-présidente, selon le journal El Telégrafo.

Pour sa part, la directrice de l’USAID en Équateur, Jeannie Freidmann, a profité de l’occasion pour glisser une menace voilée, en signalant que dès le départ de l’organisme, le soutien de son pays à l’Équateur « serait différent ».

Cet organisme gouvernemental étasunien a été sur la sellette récemment, au point que son directeur Rajiv Shah a dû comparaître devant une commission du Sénat pour expliquer le financement attribué à un projet de subversion de l’ordre constitutionnel à Cuba.

Le projet, connu comme ZunZuneo, utilisait des réseaux sociaux semblables à Twitter, pour tenter d’influencer les jeunes Cubains et créer les conditions d’une sorte de « printemps arabe » dans l’Île. (PL)
 

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