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I N T E R N A T I O N A L E S

La Havane. 22 Mai 2014

L'ANC conserve sa majorité parlementaire en Afrique du Sud

Jorge V. Jaime

LE Congrès national africain (ANC) a fêté les 20 ans de gouvernement démocratique multiethnique en Afrique du Sud avec une nouvelle victoire électorale qui ouvre la porte à un second mandat au président Jacob Zuma.

Après le traitement des données recueillies auprès des 22 263 bureaux de vote répartis à travers le pays, la Commission électorale indépendante (IEC) a officiellement annoncé la victoire de l’ANC dans huit des neuf provinces du pays, avec près de 62,7% des suffrages.

Le mouvement de libération qui a renversé l’apartheid, et dont Nelson Mandela fut la figure de proue, a montré au monde que son empathie avec le peuple de la nation arc-en-ciel n’a pas diminué après 20 ans de pouvoir, en dépit de l’usure politique qu’entraîne logiquement une telle responsabilité.

Plus de 16 millions de bulletins ont été vérifiés par la Commission électorale, soit plus de 95% du total national.

Ainsi, l’ANC a obtenu trois fois plus de votes que la deuxième force politique du pays, le parti de l’opposition DA (Alliance démocratique), à majorité blanche, qui reste aux commandes de la province de Western Cape, dans le sud du pays, et dont le chef-lieu, Cape Town, est la deuxième ville la plus peuplée d’Afrique du Sud après Johannesburg.

L’affluence massive aux urnes du peuple sud-africain est interprétée comme une réponse positive aux nombreux programmes mis en œuvre par l’ANC contre le chômage, la pauvreté et la pénurie des soins de santé et en faveur de la justice sociale en général.

Ce soutien majoritaire de la population a fait taire les voix qui, dans les rangs de l’opposition, annonçaient l’échec cuisant de Zuma et de l’ANC à ces cinquièmes élections législatives de l’ère démocratique.

Fondé le 8 janvier 1912 dans la petite église de Waaihoek Wesleyan, à Bloemfontein, l’ANC compte aujourd’hui environ un demi-million de membres et des centaines de milliers d’activistes volontaires à travers le pays.

Membre de l’Internationale socialiste, l’ANC demeure le mouvement de libération national le plus ancien du continent. Son principal programme est basé sur la proclamation de la Révolution démocratique et revendique un système social favorisant l’épanouissement intellectuel, éducatif et économique des citoyens.

Depuis l’arrivée de l’ANC à l’Union Building (siège de la présidence de la République), en 1994, la proportion des Sud-africains en situation de pauvreté a diminué de 41% à 31%, selon les statistiques de la Banque mondiale. À l’heure actuelle plus de 16 millions de personnes reçoivent des subventions du gouvernement.

Depuis le premier gouvernement démocratique, présidé par Nelson Mandela, l’économie sud-africaine a enregistré une croissance moyenne annuelle de 3,3%, et son Produit intérieur brut est de l’ordre de 525 milliards de dollars par an.

Environ 15 millions de personnes ont actuellement un travail en Afrique du Sud, ce qui représente le taux d’emploi le plus élevé de son histoire. Plus de 650 000 emplois ont été créés en 2013 dans ce pays, qui est la première puissance économique du continent.

À l’issue des élections nationales du 7 mai, trois nouveaux partis politiques minoritaires auront, pour la première fois, au moins un député au Parlement : l’EEF (Combattants pour la liberté économique), le National Freedom Party et l’African Independent Congress.

L’autre surprise, c’est que la Democratic Alliance a battu l’Inkatha Freedom Party (IFP) des traditionalistes zoulous dans leur fief du KwaZulu-Natal, une très mauvaise nouvelle pour le chef Mangosuthu Buthelezi, à la tête de ce mouvement depuis 1975.

L’Afrique du Sud est une république parlementaire, où il n’existe pas d’élections présidentielles : ce sont les élections législatives qui tranchent en confiant la présidence de la République au parti ayant la majorité des sièges à l’Assemblée nationale. Les Sud-africains viennent de choisir leurs représentants au Parlement et au Conseil des provinces (Chambre haute) qui, dans les prochains jours, éliront le président de la République.
 

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