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I N T E R N A T I O N A L E S

La Havane. 15 Mai 2014

Les États-Unis : une « bête en cage » face à la perte croissante de son hégémonie

Patricio Montesinos

LE système des États-Unis est comme une « bête en cage » qui lance des coups de griffes dans tous les sens, conscient que le moment où il va perdre sa domination sur le monde s’approche chaque jour davantage, face à l’économie en plein essor, sur le plan financier et commercial, mais également militaire, de puissances telles que la Chine et la Russie, et d’autres pays émergents, qui se refusent désormais à se plier aux ordres de Washington.


La présidente chilienne Michelle Bachelet a reçu le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, qui a déclaré que les États-Unis, avec leur propagande autour des événements en Ukraine, prétendent affirmer leur « hégémonie universelle ».

L’empire nord-américain décadent n’a plus que ses griffes, à savoir son arsenal militaire, associé aux nouvelles technologies, pour tenter de renverser l’ordre dans des pays qu’il considère comme des adversaires, afin de maintenir à tout prix sa suprématie internationale.

C’est pourquoi, il ne cesse d’encourager de dangereux conflits et des guerres sales partout dans le monde, avec pour objectif la déstabilisation des pays qui actuellement tiennent tête à la Maison-Blanche, sans la moindre crainte de ses menaces et de ses sanctions éculées et galvaudées, qui pourraient même prêter à rire.

Les administrations de Moscou et de Pékin ont clairement fait savoir à Washington qu’elles disposent d’une défense suffisante et d’une puissance économique capables d’empêcher un conflit insensé, que pourrait engager « l’impuissante hyène aux abois ». 

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré récemment au Chili que le gouvernement des États-Unis, à travers sa propagande autour des événements en Ukraine, prétendait affirmer son « hégémonie universelle ».

« Dis-moi de quoi tu te vantes et je te dirai de quoi tu manques », dit un vieux proverbe populaire, que l’on pourrait appliquer aux dirigeants de la Maison-Blanche qui, évidemment, sont très préoccupés par la tournée de Lavrov en Amérique latine, qui inclut le Pérou, le Chili, Cuba et le Nicaragua, dans le but de renforcer les liens bilatéraux.


Wang Yi, le chef de la diplomatie chinoise, pendant sa rencontre avec le président vénézuélien Nicolas Maduro. Les États-Unis perdent de plus en plus d’influence en Amérique latine.

En réalité, il y a de quoi s’inquiéter, car le périple du diplomate russe suivait de près une tournée effectuée dans la Grande patrie, de son homologue chinois, Wang Li, ainsi que de fructueuses visites au Venezuela, à Cuba, en Argentine et au Brésil.

Il est bien connu que la « bête isolée » a perdu son influence en Amérique latine, ce qu’a reconnu le chef du Commando Sud nord-américain, le général John Kelly, qui a évoqué cette question à la suite de l’expulsion d’Équateur de soldats de son armée.

Cependant, Kelly est allé plus loin, en signalant que l’exécutif du président Rafael Correa a choisi de « tourner le dos » aux États-Unis, comme l’ont fait d’autres pays, en faveur du Venezuela, de la Russie ou de la Chine, car « c’est de ce côté qu’ils voient l’avenir de l’Amérique latine », a reconnu le haut fonctionnaire.

Par ailleurs, l’administration de Washington ne parvient plus à imposer au Conseil de sécurité de l’ONU des invasions de rapine, comme elle l’a fait au Moyen-Orient ou en Afrique du Nord, avec le soutien de ses alliés européens de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), tous plongés aujourd’hui dans une crise sans précédent qui les paralyse et les oblige également à rechercher de nouveaux partenaires commerciaux plus avantageux, comme la Chine ou la Russie.

Quant au géant asiatique, il pourrait devenir cette année la première économie de la planète, selon des données d’agences de statistiques reconnues, ce qui serait un coup dur pour les États-Unis, englués pour le moment dans une récession sans issue.

Un panorama certainement complexe pour le président Barack Obama, qui pourrait entrer dans l’Histoire comme le précurseur de l’effondrement de « l’empire des USA », ou bien comme l’artisan d’une 3e Guerre mondiale, dévastatrice pour l’Humanité.

Une « hyène prise au piège » : c’est ce que sont sans aucun doute les États-Unis. Une « bête » extrêmement dangereuse… et pour la calmer, il faut des dompteurs intelligents et puissants, comme le sont en ce moment le duo Russie-Chine. (Tiré du site Rebelion)
 

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