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I N T E R N A T I O N A L E S

La Havane. 11 Septembre 2014

Qui sort vainqueur de la dernière agression contre Gaza ? Quel sera l'avenir de la Palestine ?

LES tonnes d’explosifs lancés par l’armée israélienne contre la population civile de Gaza n’ont pas suffi à empêcher les lancements de roquettes de fabrication artisanale par le Hamas (mouvement de résistance islamique), et encore moins à assassiner ses dirigeants ni à décimer les rangs de ses alliés tactiques des organisations laïques palestiniennes : le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), le Front démocratique pour la libération de la Palestine (FDLP), et le Parti communiste palestinien (PCP).


Destructions à Gaza lors de la meurtrière agression israélienne. L'avenir du peuple palestinien dépend de sa propre résistance.

Les bombardements indiscriminés dans la bande de Gaza ont fait de 2 140 morts, en majorité des civils (femmes et enfants), et 11 000 blessés, et ont provoqué la destruction de la quasi-totalité de l’infrastructure civile éducative, hospitalière et industrielle.

Des milliers de logements ont été détruits ou endommagés. Mais les Palestiniens ont tenu bon pendant plus de 50 jours malgré la puissance militaire d’Israël, et ils continuent de résister. Ce que ne peuvent pas comprendre les sionistes.

Les Palestiniens, même dans les pires conditions dans l’enfer des bombardements constants de l’aviation israélienne, et en dépit du blocus et de la trahison de certains pays arabes du Golfe, sont résolus à défendre leurs terres et à contrer les desseins de l’occupant sioniste.

Les bombardements sionistes à Gaza ont fait plus de 2 140 morts et 11 000 blessés, en majorité des civils.

Des situations imprévisibles se sont déroulées sur le terrain. Les attaques du Hamas contre Israël apparaissent dérisoires par rapport à l’ampleur des dégâts humains et matériels perpétrés à Gaza, mais ils ont eu un effet psychologique certain sur les colons sionistes et qui semble avoir pris de court les stratèges du régime d’Israël. Aujourd’hui, les Israéliens connaissent les mêmes traumatismes d’anxiété qu’ils avaient subis durant leurs dernières aventures militaires de 2006 contre le Liban, et en 2008 contre Gaza.

Le sentiment illusoire de sécurité créé par la prétendue invulnérabilité du « Dôme de fer » s’est estompé. Le système de défense anti-missiles israélien si claironné s’est révélé moins efficace qu’on ne l’espérait face à la pluie de roquettes artisanales du Hamas. La publicité a été plus efficace que le système lui-même.

Les Israéliens, qui ont beaucoup plus à perdre que les Palestiniens, ont commencé à remettre en question les dirigeants sionistes après l’échec de Gaza. Tandis que les Palestiniens, qui n’ont rien à perdre puisqu’ils ont tout perdu, célèbrent la nouvelle trêve

Les sirènes d'alarme ont retenti dans la ville d'Ashkelon, dans le sud du pays, poussant les habitants à courir aux abris antiroquettes.

Selon un sondage rendu public par la 2e chaîne de la télévision israélienne, la cote de confiance de Benyamin Netanyahu est passée de 82% à 38% depuis le début de la guerre. Les critiques suscitées par l’action du Premier ministre et de l’armée israélienne se sont décuplées. La moitié des personnes interrogées ont qualifié de « mauvaise » la gestion du conflit. Netanyahu, le ministre de la Défense Moshé Yaalon et le chef d’état-major, le général Beni Gantz, sont la cible de cette campagne.

Cependant, les dirigeants israéliens, qui excellent dans l’art de la manipulation, prétendent à présent apaiser les critiques en accordant quelques concessions aux fondamentalistes sionistes. En effet, Netanyahu a ordonné la confiscation de 300 000 mètres carrés de terres palestiniennes à Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie, ainsi que l’arrestation de cadres et de dirigeants du FPLP dans cette région.

Parmi les dirigeants palestiniens séquestrés par le régime sionistes figurent Ahmad al-Haj Muhammad Abou al-Nimr, Zahi Khatatba, arrêtés à Beit Furik, à l’est de Naplouse, tandis que Kamal Ibrahim Abou Tharifa, Youssef Abd al-Haq Shaddad et Abou Salama Moussa ont été interpellés à Naplouse. Hamayil Amjad, âgé de 37 ans, a été arrêté à son domicile lors d’une rafle.

La cote d'estime du Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahu est retombée à 38% après l'Opération « Bordure protectrice » contre Gaza.

À Jénine, les forces israéliennes ont capturé Fadaa Zugheibi al-Muhammad al-Zugheibi, Abdullah al-Afif, Alam Sami Masad et Jaafar Abou Salah. Mustafa Orabi Nakhla, également connu comme Abou Wadee, a été arrêté non loin du camp de réfugiés d’al-Jalazoun, au nord de Ramallah.

Pour sa part, la direction palestinienne d’Al Fatah a conclu un accord avec les leaders du Hamas afin d’entamer les démarches nécessaires pour exiger l’intervention de la Cours pénale internationale (CPI) et l’ouverture d’une enquête pour les crimes de guerre commis à Gaza par Israël.

Cependant, les dirigeants sionistes ne craignent pas la CPI et misent sur l’efficacité de leurs lobbies pour amener les USA et leurs laquais européens à faire blocage au Conseil de sécurité de l’ONU et à d’autres espaces internationaux.

Rappelons qu’Israël, à l’instar des USA, n’a pas ratifié le traité portant sur la création, le 17 juillet 1998, de la CPI comme le seul organisme judiciaire à poursuivre, juger et condamner les individus ou les États auteurs de graves crimes de guerre, de massacres et de génocides.

Qui sort vainqueur de la guerre de Gaza ? Jusqu’à quand durera la trêve en Palestine ?

La Maison-Blanche envisage de débloquer 3 milliards de dollars supplémentaires pour réarmer la machine de guerre israélienne.

Malheureusement pour l’humanité, la réponse est cruelle. Le vainqueur, c’est la mort. C’est le complexe militaire US. Alors que les contribuables nord-américains ont payé, les marchands de la guerre et de la mort (sionistes et conservateurs) ont gagné des millions de dollars en sacrifiant des milliers de Palestiniens.

Israël n’a pas reconnu l’existence du peuple palestinien, et n’a pas respecté la Résolution 181 des Nations Unies du 29 novembre 1947, qui a divisé la Palestine historique en deux États, et accordé une partie du territoire seulement (52% de la Palestine) aux Juifs européens survivants de l’Holocauste nazi.

Il est également bon de rappeler que les leaders historiques sionistes comme David Ben Gourion (1886-1973), Menahem Begin ((1913-1992) et Golda Meir (1898-1978), qui occupèrent le poste de Premier ministre, à l’instar des actuels Ehoud Olmert et Benyamin Netanyahou, entre autres, avaient fait savoir clairement qu’ils ne reconnaîtraient pas la création d’un État appelé Palestine, « puisque les Palestiniens n’ont jamais existé ».

La récente trêve entrée en vigueur en Palestine sera similaire à d’autres « trêves » intervenues par le passé : le régime sioniste l’interprète comme « un repos bien mérité » pour les troupes assassines, qui durera le temps nécessaire à calmer l’opinion publique mondiale et à renflouer le matériel militaire épuisé dans cette dernière aventure criminelle.

Le coût direct de l’offensive militaire israélienne de 50 jours dans la bande de Gaza s’élève à 2,5 milliards de dollars (à raison de 60 millions par jour), sans qu’Israël n’ait pu atteindre ses objectifs. Cette somme représente la quasi-totalité de l’aide annuelle reçue par Israël pour sa défense venue des États-Unis. L’État sioniste espère recevoir encore 3 milliards de dollars supplémentaires en armes en 2015.

L’avenir de la Palestine continuera de dépendra de la résistance de son peuple et des changements géopolitiques qui pourraient survenir dans cette région convulsée de la planète. (Fragments tirés de Rebelion)
 

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