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La Havane. 5 Juin 2014

Le meilleur film de chaque pays d’Amérique latine

LA base de données en ligne IMDb (Internet Movie Database) a soumis au vote une liste de films afin de sélectionner le meilleur film de chaque pays d’Amérique latine. La liste a été votée par des millions d’usagers du monde entier. En voici les résultats.

Guatemala : La jaula de oro.- Même s’il s’agit d’une production mexicaine, ce film a été tourné au Guatemala. La Jaula de Oro (ou Rêves d’or) est l’histoire de deux adolescents qui quittent leur village et auxquels se joindra un indien tzotzil. Ils vivront ensemble la terrible expérience que vivent des millions de personnes contraintes par les circonstances à entreprendre un voyage plein de dangers pour atteindre les États-Unis. Les adolescents aspirent à un monde meilleur au-delà des frontières mexicaines, mais très vite ils vont devoir affronter une toute autre réalité. Ils découvrent l’amitié, la solidarité, l’injustice et la souffrance. Les voyageurs du film sont incarnés par des acteurs non professionnels guatémaltèques et mexicains. Le réalisateur Diego Quemada-Diez a utilisé 600 témoignages de migrants pour construire ce film Mexique : Amores perros.- Il s’agit du premier long métrage du réalisateur mexicain Alejandro Gonzalez Iñarritu, film qui avec 21 grammes et Babel forme une trilogie. Amores perros (Amours chiennes) est composé de trois histoires parallèles qui se rejoignent à la faveur d’un accident, de trois histoires d’amour vouées à l’échec.

Honduras : Amor y frijoles.- Ce film de Mathew Kodath et Hernan Pereira nous montre des gens touchés par la technologie : la protagoniste, Karen, une vendeuse de tortillas sur la place publique, a son téléphone cellulaire et le soir, à la maison, elle se laisse influencer par des émissions genre télé-réalité, qui finissent par aigrir ses relations conjugales. On y découvre des personnages et des coutumes typiques du Honduras.

Costa Rica : Del amor y otros demonios.- Une adaptation de Hilda Hidalgo du roman homonyme de Gabriel Garcia Marquez. Le film a été tourné à Cartagenas de Indias, en Colombie, et les principaux personnages sont interprétés par l’Espagnol Pablo Derqui et la Colombienne Eliza Triana. Le film raconte l’histoire d’un amour interdit entre Sierva Maria, une jeune fille condamnée par l’Église catholique, et Cayetano, un prêtre qui se bat pour sauver son âme, ainsi que le conflit entre religion, passion et science.

Colombie : Los colores de la montaña.- Réalisé par Carlos Arbelaez. Los colores de la Montaña est un reflet actuel de la vie quotidienne d’un sentier dans la région montagneuse de la campagne colombienne. Le film est raconté à travers les yeux d’enfants. Le regard poétique et innocent des gamins crée un vigoureux contraste, non exempt d’ironie, avec les actes irrationnels et parfois cruels des plus grands. L’amitié entre Manuel et son meilleur ami, est au centre de l’histoire. Un jour, leur ballon leur échappe et atterrit sur un terrain miné. Avec un autre enfant, ils essaieront par tous les moyens de le récupérer. La dure réalité prendra peu à peu le pas sur leurs jeux. 

Équateur : Ratas, ratones y rateros.- Ce film de Sebastian Codero raconte l’histoire du jeune Salvador, dont la dure réalité quotidienne l’oblige à vivre de petits vols avec ses amis. Ses « aventures » seront bouleversées par l’arrivée de son cousin Angel, sorti de prison. Rata, ratones y rateros nous promène dans le monde des petits délinquants en Équateur. Une réflexion sur la perte de l’innocence.

Pérou : Contracorrientes.- Réalisé par Javier Fuentes-Leon, le film raconte une histoire de fantômes sur la côte péruvienne, où un pêcheur marié tente de réconcilier sa dévotion avec son amant masculin face aux traditions rigides de son village.

Cuba : Memorias del subdesarrollo.- Un long métrage de Tomas Gutierrez Alea. Dans Mémoires du sous-développement, Sergio, un jeune intellectuel de la bourgeoisie, est confronté au triomphe de la Révolution cubaine. Il en est étranger sans y être hostile pour autant puisqu’à l’inverse de toute sa famille, il décide de rester à Cuba. Honnête et cultivé, il apprécie l’art et les jolies filles, mais souffre d’une incapacité à s’adapter à l’évolution de la société dans laquelle il vit. Son malaise s’exprime au travers de la recherche d’une raison d’être.

République dominicaine : La hija natural.- Un film de Leticia Tonos. Après la mort tragique de sa mère dans un accident de voiture, Marie, 18 ans, décide d’aller à la recherche de son père qu’elle n’a jamais connu. Elle va devoir affronter les fantasmes du passé.

Porto Rico : Broche de oro.- Écrit et dirigé par Raul Marchand Sanchez, le film traite de plusieurs sujets tabous comme la sexualité du troisième âge. Les amis Rafael, Pablo et Anselmo s’échappent du foyer et découvrent que la jeunesse n’a pas d’âge. Leur voyage les conduit jusqu’à la plage où Carlos, le petit-fils de Rafael participe à une compétition de surfing. Une rencontre placée sous le signe de l’émotion quand trois générations se rassemblent et s’amusent ensemble.

Colombie : Maria, llena eres de gracia.- Un film de Joshua Marston, USA/Colombia. Après avoir renoncé à son emploi, au grand désespoir de sa famille, décidée à avorter mais sans argent pour le faire, Maria accepte de travailler pour un cartel de narcotrafiquants comme «mule », c’est à dire passeuse de drogue vers les États-Unis.

Venezuela : Hermano.- Dans un pays où le baseball est le sport national, Julio et son petit frère Daniel sont les meilleurs joueurs de football de La Ceniza, un quartier de Caracas. Mais alors que Daniel ne rêve que de rejoindre un jour le Caracas FC, l’une des meilleures équipes du pays, son grand frère, lui, intègre un gang dont il gravit peu à peu les échelons.

Bolivie : El dia que murió el silencio.- Un film de Paolo Hagais. Oscar, habitant de Villaserena, se fait le narrateur de cette comédie dramatique teintée de réalisme magique : dans son village isolé de tout, débarque un jour Abelardo Rios Claros qui y installe la première radio, Radio Nobleza. Avec quatre haut-parleurs, il se met à abreuver les habitants de musiques de toutes sortes, de témoignages, de promotions, anéantissant le silence et finissant par convertir le lieu en enfer et à révéler à tous vents ce que le village était parvenu à taire jusqu’alors, dont le secret de la disparition de la jeune mariée Celina.

Chili : Machuca.- Machuca (Mon ami Machuca), d’Andrés Wood, se déroule à Santiago en 1973 et raconte une histoire vraie sous le gouvernement socialiste de Salvador Allende. Deux enfants âgés de 11 ans, l’un Gonzalo Infante, issu d’une famille aisée, réside dans les beaux quartiers, l’autre Pedro Machuca, survit dans un bidonville. Ces deux garçons que tout oppose vont se rencontrer sur les bancs de l’école grâce à l’initiative idéaliste du Père Mac Enroe : intégrer au collège catholique très huppé de Santiago des enfants de milieu défavorisé. Le

but : apprendre à tous respect et tolérance. Parmi les parents des enfants certains approuvent, d¹autres crient au scandale. De cette ambiance turbulente naît une amitié profonde entre deux garçons qui partagent un premier amour, des rêves de justice et un instinct de rébellion. Ensemble, ils seront les témoins impuissants du coup d¹État sanglant contre le président Allende.

Paraguay : Siete cajas.- Un film de Carlos Maneglia et Tana Schémbori. Sur le gigantesque marché d’Asuncion, au Paraguay,.Victor, un jeune porteur de 17 ans, influencé par la télé, rêve de devenir célèbre, et il lui faut de l’argent. Par bonheur, on lui propose de transporter, 7 boîtes dont il ignore le contenu. Il reçoit en échange la moitié d’un billet de 100$, l’autre moitié lui sera remise à la fin du contrat. Le travail parait facile, mais les choses vont se compliquer puisque les boîtes contiennent quelque chose que tout le monde veut récupérer.

Uruguay : Whisky.- Un film de Pablo Stoll et Juan Rebella. C’est l’histoire de deux frères possédant chacun une fabrique de bas et chaussettes... Celle de Jacobo, l’aîné, à Montevideo, est vétuste et proche de la fermeture, celle de Herman, au Brésil, moderne et florissante. Herman a une famille, Jacobo, vieux garçon taciturne et bourru, habite seul depuis la mort de sa mère. Tous les matins, sa fidèle assistante Marta, à la fois contremaître, secrétaire, conseillère et faiseuse de tasses de thé, l’attend devant l’atelier pour l’ouverture rituelle du rideau de fer. Le quotidien de Jacobo et Marta est fait de répétitions, de petites habitudes rassurantes qui se passent de mots. Lorsque Herman annonce sa visite après de longues années d`absence, Jacobo demande à Marta de se faire passer pour sa femme, pour une raison qui n’est jamais clairement énoncée…

Argentine: El secreto de sus ojos.- Film réalisé par Juan José Campanella et coproduit par l’Argentine et l’Espagne. Dans les années 90 à Buenos Aires, un agent fédéral à la retraite, Benjamin Esposito, essaie d’écrire l’histoire d’une affaire criminelle qu’il a traitée 25 ans plus tôt et qui le hante toujours : le viol et le meurtre en juin 1974 d’une jeune femme mariée, Liliana Colotto.

Brésil : Cidade de Deus.- Ce film coréalisé par Fernando Meirelles et Katia Lund raconte l’histoire d’un quartier violent de Rio de Janeiro, dans les années 1970. Le personnage principal (et narrateur) est issu de ce milieu et veut devenir photographe. À la fois acteur et spectateur des événements, il témoigne ainsi de l’évolution de ce quartier, notamment en ce qui concerne les gangs, l’armement, la drogue et ses amis d’enfance qui ne suivent pas la même voie que lui. (Tiré de Cultura Colectiva)
 

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