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La Havane. 26 Juin 2014

Hommage à deux légendes, Pedro Vargas et Benny Moré

Mireya Castañeda

PEDRO Vargas et Benny Moré ont partagé la scène et les studios d’enregistrement au Mexique et à Cuba. Leurs empreintes et leurs héritages sont incontestables, à l’heure où le 25e Festival international Boléros d’Or leur rend hommage.

Benny Moré au Hollywood Palladium de Los Angeles en 1958, où il était accompagné par l’orchestre de Tito Puente.

Le président de ce rendez-vous, José Loyola, a rappelé que Pedro Vargas, connu comme El tenor de las Americas (Le ténor des Amériques), et Benny Moré comme El barbaro del ritmo (Le génie du rythme) sont les piliers du boléro et de sa projection internationale.

Deux dates sont l’occasion de rendre hommage à ces deux légendes : les 25 ans de la disparition de Pedro Vargas (Mexique 1906-1989) et les 95 ans de la naissance de Benny Moré (Cuba, 1919-1963).

Par ailleurs, il s’agit de la 25e édition de Boléros d’Or, et un « quart de siècle d’existence donne la mesure de l’importance de ce genre musical, apprécié par ces deux grands artistes, sinon cela ferait longtemps qu’il aurait disparu », a souligné José Loyola.


Benny Moré et Pedro Vargas ont chanté en duo des boléros d’or, composés par le Mexicain Agustin Lara, le Cubain Arsenio Rodriguez et le Portoricain Pedro Flores.

Pedro Vargas et Benny Moré ont enregistré trois boléros en duo : Solomente una vez, du Méxicain Agustin Lara ; La vida es un sueño du Cubain Arsenio Rodriguez et Perdon du Portoricain Pedro Flores. « Trois compositeurs qui ont porté le boléro au sommet ».

Le Festival, organisé par l’Association des musiciens de l’Union des écrivains et des artistes de Cuba (UNEAC), aura lieu à La Havane, du 25 au 29 juin, et sera la preuve éloquente que, né à Cuba, le boléro s’est très rapidement répandu dans toute l’Amérique.

Un gala est prévu pour rendre hommage au Tenor de las Americas, auquel participera le célèbre chanteur mexicain Carlos Cuevas qui, accompagné de son ensemble, interprètera des thèmes cubains que Pedro Vargas a rendu populaires.

José Loyola a rappelé que Carlos Cuevas est venu à Cuba au début de sa carrière. « On peut dire que Cuba l’a lancé. Puis, il a gagné le concours OTI ».

En visite à La Havane avant le concert, Pedro Vargas fils et Pedro Vargas petit-fils ont annoncé la projection de quatre à cinq films dans lesquels le chanteur fut la vedette. En effet pendant l’époque d’or du cinéma mexicain, le chanteur a joué dans plus de 70 films.

Pedro Vargas, le Ténor des Amériques.

Par ailleurs, une exposition de photographies sur la vie et le parcours professionnel de Pedro Vargas sera présentée à l’Hôtel National. Dans un entretien avec la presse pour présenter le programme de l’hommage, le petit-fils de Pedro Vargas a demandé à toutes les personnes qui possèdent des photos de son grand-père à Cuba de les prêter à l’UNEAC, afin d’enrichir l’exposition photographique.

La chanteuse cubaine Omara Portuondo, présente lors du point de presse à l’UNEAC lui a remis une photo sur laquelle on peut voir le quatuor Las D’Aida auquel elle appartenait, aux côtés de Pedro Vargas lors de l’un de ses concerts à Cuba.

L’actuelle diva de Buena Vista Social Club a déclaré en aparté : « Pedro Vargas a beaucoup travaillé avec nous (Las D’Aida) au cabaret Montmartre et ensuite aussi à Mexico. C’était un homme fantastique, merveilleux ».

Miguel Barnet, président de l’UNEAC, a annoncé qu’un buste en bronze de Pedro Vargas, donné à Cuba par la famille, sera érigé dans un parc de la Vieille Havane, patrimoine de l’Humanité, où est déjà exposée une statue du compositeur mexicain Agustin Lara.

Pedro Vargas a visité La Havane en 1933 pour la première fois, accompagné par Agustin Lara et «Toña la Negra ». Ensuite, pendant de nombreuses années, il a travaillé avec le compositeur et pianiste Ernesto Lecuona et il a interprété des compositions d’autres grands de la musique cubaine, comme Osvaldo Farrés, Luis Marquetti ou Miguel Matamoros.

Pedro Vargas a été l’un des chanteurs les plus talentueux et appréciés d’Agustin Lara, dont il a interprété notamment Granada, Solomente una vez, Santa ou Noche de ronda.

Le Tenor des Amériques a su imposer son style personnel et conquérir le public avec sa voix incomparable. Grâce à ses interprétations de boléros, il est devenu une idole. Il était connu pour la phrase : « Merci beaucoup, merci beaucoup, merci beaucoup... », avec laquelle il terminait ses concerts.

Quant à Benny Moré, il possède un riche répertoire de boléros. Il suffit de mentionner quelques chansons mythiques : Tu me sabes comprender, Conoci la paz, Dolor y perdon.

Un sens inné de la musique, une voix fluide de ténor et son phrasé ont fait de lui un maître dans tous les genres de la musique cubaine, mais il se distingua particulièrement dans le son montuno, le mambo et le boléro.

Superbe interprète, il a laissé un héritage inoubliable. Pour bien connaître cet artiste légendaire, il est indispensable d’écouter le disque Benny Moré, 20 boleros de oro, produit par Artex en 1994.

On y retrouvera avec bonheur Mucho corazon, d’Enma Elena Valdelamar ; A media noche, de Pablo Cairo ; Oh, Vida!, de Luis Yañez et Rolando Gomez ; Mi Corazon Lloro, de Frank Dominguez, Dolor y Perdon et Mi Amor Fugaz, deux chansons de Benny Moré.

Le 25e Festival international Boléros d’Or nous fera toucher du doigt que Hoy como ayer (qu’aujourd’hui comme hier), Pedro Vargas et Benny Moré sont des idoles éternelles.
 

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