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 C U L T U R E L L E S

La Havane. 17 Juillet 2014

14e ÉDITION DU PROGRAMME ROUTES ET BALADES
La magie de La Havane coloniale

Mireya Castañeda

POUR la 14e année consécutive, le Bureau de l’Historien de la ville lance aux Havanais et aux touristes une remarquable invitation estivale : découvrir en famille avec les Rutas y Andares (Routes et balades) La Havane coloniale fondée en 1519.

Selon Eusebio Leal, Historien de la ville, « Rutas y Andares est un moment privilégié pour faire connaissance avec le cœur profond du Centre historique, déclaré patrimoine de l’Humanité par l’UNESCO en 1982 » et d’y redécouvrir les secrets de la partie la plus ancienne de la capitale.

Dans ce cas, il s’agit de la « voir » avec un nouveau regard. Celui de la famille havanaise qui met à profit les vacances d’été des enfants pour leur faire visiter et souvent découvrir les beautés de l’espace où ils habitent.

En juillet et août, la 14e édition du programme mettra l’accent sur les sciences et reprendra la devise qui a présidé cette année les célébrations de la Journée internationale des musées : Les collections créent des connexions, selon les informations de Lilibeth Bermudez, spécialiste du Bureau de l’Historien, lors d’une conférence de presse à la Maison de l’Afrique.

Sont de retour également les Rutas especiales (les Routes spéciales), au Centre hispano-américain de la culture, la Factoria Habana, le couvent de Saint-François d’Assise et la Quinta de los molinos.

Des lieux qu’il est indispensable de visiter, comme le Centre hispano-américain, car cet édifice est un majestueux et emblématique palais situé sur le Malecon (front de mer), connu comme la Maison des cariatides, pour ses singulières colonnes, aux chapiteaux en forme de visages féminins qui soutiennent le balcon de sa façade.

Tous ces programmes ont comme point de départ le Palais des Capitaines généraux situé sur la magnifique place des Armes. C’est là que se rassemblent les familles pour découvrir leur ville avec un autre regard.

Comme chaque année, il est prévu une rencontre avec le docteur Leal Spengler suivi d’un concert au Théâtre Marti, récemment restauré.

Le programme, du 8 juillet au 28 août, offre de nouvelles lectures de la ville et des approches différentes des musées, cette fois avec des visites à partir d’une thématique commune.

La 14e édition met l’accent sur les sciences et l’ethnographie, même si la Route de la Science est toujours très prisée, et à cette occasion, des visites sont prévues dans les anciennes pharmacies: Sarra (musée de la pharmacie havanaise), Taquechel et Johnsson, trois établissements datant du 19e siècle dans la rue Obispo, tous restaurés ; la maison Alexandre de Humboldt ; le planétarium et le musée national d’Histoire naturelle.

Par exemple, la pharmacie Taquechel, fondée par le pharmacien Francisco Taquechel en 1898, a gagné son prestige à son époque grâce à la qualité de ses produits et de ses prix raisonnables. L’actuelle, devenue boutique et musée, conserve ses étagères typiques et exhibe des pots de porcelaine française du 19e siècle et quelques exemplaires du 18e, ainsi que des ustensiles de pharmacies de l’époque et des livres qui recueillaient les recettes de médicaments.

Pour maintenir l’excellence de ses débuts, elle offre un large éventail de remèdes naturels, de médecines homéopathiques, des cosmétiques, des suppléments diététiques et d’autres produits cubains. Parmi ces articles, on peut trouver des crèmes à base d’algue, de miel, des vitamines et minéraux antioxydants ainsi que des produits dérivés du cartilage de requin.

On peut souligner dans le cadre de la route scientifique, le planétarium de La Havane, inauguré le 21 décembre 2009 dans l’ancien immeuble de cinéma Habana sur la Plaza Vieja. Plusieurs organismes ont participé à sa construction, dont le Bureau de l’Historien de la ville et le gouvernement du Japon. Les visiteurs peuvent imaginer les 13,8 milliards d’années de l’univers, depuis le big-bang, un événement représenté dans un spectaculaire multimédia.

On parcourt ensuite le musée national d’Histoire naturelle, situé sur la place d’Armes, dans la rue Obispo à l’angle de la rue Oficios. Entouré par d’importants édifices comme le palais des Capitaines généraux, le Templete et le palais du Secundo Cabo.

Ses expositions s’intéressent à plusieurs thèmes, notamment l’histoire, la géographie et la biologie marine et terrestre de Cuba.

Le promeneur arrive ensuite au musée Alexandre de Humboldt dédié à la biologie. Il porte le nom du naturaliste allemand (1769-1859) et il est installé dans une maison coloniale située au numéro 254 de la rue Oficios, sur la place de Saint-François d’Assise, proche de la demeure ou vécut le savant allemand au début du 19e siècle.

L’autre intérêt de ces Rutas y Andares, ce sont les musées ethnographiques dont les collections emmènent les visiteurs à travers différentes cultures.

On peut donc découvrir la Casa Benito Juarez, une ancienne demeure restaurée dans la rue de la Obra Pia et inaugurée en 1988. La Casa abrite une exposition permanente de céramique mexicaine et une petite exposition d’art préhispanique.

Non loin de là, dans la rue Mercaderes, se trouve la maison musée Simon Bolivar qui a ouvert ses portes le 24 juillet 1993, anniversaire de la naissance du Libertador. Elle a pour siège un ancien palais construit entre 1806 et 1817 qui appartint, entre autres, aux marquis des Aguas Claras et aux comtes de Villanueva, qui la vendirent à au Nord-américain Santiago Burnham. Un détail curieux : la rosace située au fond et en haut du vestibule, portant initiales SB, de Santiago Burnham qui coïncident avec celles de Simon Bolivar.

Cette Route conduit inévitablement à la maison musée Oswaldo Guayasamin, au numéro 111 de la rue Obra Pia. Il s’agit de l’ancien studio havanais du peintre équatorien. Il fut inauguré le 18 janvier 1992, à l’initiative du peintre et du Bureau de l’Historien.

La restauration a rendu toute sa splendeur à cette demeure édifiée au 18e siècle, ayant appartenu à la famille Peñalver. Durant les travaux, des peintures murales ont été découvertes, dont la richesse archéologique constitue un trésor de l’architecture coloniale cubaine.

La maison Guayasamín possède trois salles d’exposition permanente où se trouvent des objets personnels et des œuvres originales données à Cuba par le peintre.

On peut découvrir les mystères de l’Orient à la maison de l’Asie, ouverte dans la rue Mercaderes, un important axe commercial de l’ancienne ville, où s’installèrent les immigrants d’origine asiatique. Le bâtiment qui l’accueille a été construit en 1668.

On peut y apprécier certains des symboles d’une culture millénaire : de petits éléphants richement ornés qui gardent la Dent de Bouddha, d’exquises figures de jade, la pierre précieuse qui porterait chance, ou l’harmonie et l’équilibre à travers les pièces de la cérémonie du thé.

Le parcours se poursuit par la maison de l’Afrique, située dans un grand bâtiment qui fut à la fin du 19e siècle entrepôt de tabac et centre commercial. Plus de 2 000 pièces composent son exposition permanente. On peut y découvrir l’histoire de l’émigration forcée africaine, une main d’œuvre esclave envoyée vers le nouveau monde.

La maison des Arabes a été ouverte en 1983 ; elle est située dans un ancienne maison de la fin du 18e siècle et du début du 19e. Son principal objectif est de divulguer les valeurs du monde arabe à travers ses coutumes, traditions, art, architecture et l’étude de la présence arabe à Cuba, depuis les premiers contacts favorisés par la civilisation espagnole, et par la suite par le mouvement migratoire qui s’est produit entre le 19e et 20e siècle.

Sa bibliothèque, Ibn Jaldun, possède d’importantes collections sur des sujets arabes et islamiques, spécialement des éditions de chroniques historiques du 19e siècle, des essais sur l’Islam et des textes d’Histoire et d’art arabe et islamique contemporain.

N’hésitez pas, allez à la recherche des merveilles de La Havane avec Rutas y Andares. Il y a toujours quelque chose de magique à découvrir et à apprendre dans le centre ville colonial.
 

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