Prisonniers politiques de l'Empire  MIAMI 5    

     

 

TEXTE seulement  

 C U B A

La Havane 6 Novembre 2014

Le colonialisme, une honte
qui perdure

Waldo Mendiluza

PLUS de quarante ans après la Déclaration de l’ONU sur l’octroi de l’indépendance aux pays sous régime colonial, environ une vingtaine de pays sont toujours sous domination étrangère, une situation que le Sud appelle à faire disparaître.

Le sujet est revenu avec force à l’Organisation des Nations Unies (ONU) lors de la quatrième session de la Commission de l’Assemblée générale, l’organe chargé des questions de la décolonisation.

Ce comité a adopté 11 projets de résolution qui doivent être examinés à l’Assemblée par 193 membres de l’organisation.

Parmi ces projets, 6 d’entre eux ne sont pas soumis au vote : le respect du droit des peuples à définir leur futur statut politique, le contrôle de leur situation économique et sociale, l’aide apportée à ceux-ci par le système des Nations Unies et la responsabilité de les informer sur leurs options d’autodétermination.

Lors des votes d’adoption de cinq textes, le rejet des États-Unis, du Royaume-Uni et d’Israël a été systématique. Des prises de position qui les ont isolés devant la communauté internationale.

Pendant plusieurs jours, des délégués d’Afrique, d’Asie, d’Océanie, d’Amérique latine et la Caraïbe ont demandé aux puissances administratrices le respect de la libre détermination, et la solution pacifique et négociée des différents cas.

Selon l’ONU, 17 pays ne bénéficient toujours pas de leur autonomie : Anguilla, les Bermudes, Gibraltar, les Îles Caïman, les îles Malouines, les îles Turques-et-Caïques, les îles Vierges britanniques, les îles Vierges nord-américaines, l’île de Montserrat, la Nouvelle Calédonie, les îles Pitcairn, la Polynésie française, le Sahara occidental, les Îles Samoa américaines, l’île de Sainte-Hélène et l’archipel de Tokelau.

En outre, il est demandé de mettre fin du statut colonial de Porto Rico et de l’occupation de la Palestine par Israël.

Éradiquer ce fléau a été l’une des priorités des Nations Unies. Un contexte dans lequel le Mouvement des pays non alignés reste déterminé à promouvoir des réalisations concrètes au cours de cette troisième décennie pour l’éradication du colonialisme (2011-2020), a affirmé l’Iran, qui préside le groupe des 120 États du Sud.

Intervenant au début des débats de la Commission, le chargé d’Affaires iranien, Gholamhossein Dehghani, a rappelé que le Mouvement exige aux puissances d’occupation des compensations pour les dommages économiques, sociaux et culturels infligés aux peuples.

Quant à l’ambassadeur cubain auprès de l’ONU, Oscar Leon, il a qualifié le colonialisme, lors d’une session, de « drame pour des millions d’êtres humains, qui n’aurait jamais dû exister ».

Cuba a exhorté les États-Unis à assumer leur responsabilité afin d’accélérer le processus permettant aux Portoricains d’exercer leur droit inaliénable à l’autodétermination et à l’indépendance.

Il a également réitéré son appui sans réserve à la souveraineté de l’Argentine sur les îles Malouines, occupées depuis 1833 par le Royaume-Uni, et qui refuse le dialogue avec Buenos Aires dans la recherche d’une solution.

Cuba a également défendu la libre autodétermination du peuple du Sahara occidental, sous occupation marocaine depuis 1975.

Pour le représentant du Mozambique, Antonio Gumende, le droit à la souveraineté et à l’indépendance ne saurait être remis en cause par aucune puissance étrangère.

« À une époque où le monde s’ouvre au progrès humain et au développement durable, le fait que 17 pays n’aient toujours pas la possibilité de s’autogouverner constitue une honte », a-t-il déclaré.

Dans deux mois, cela fera 44 ans que l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples sous régime colonial.

« Après tant d’années, il n’y a pas de place dans ce monde pour un fléau qui doit être éradiqué. Les hommes et les femmes naissent libres et il est du devoir de tous de veiller, depuis les Nations Unies, qu’il en soit toujours ainsi », a souligné le délégué algérien, Sabri Boukadoum, à la quatrième Commission.
 

                             IMPRIMER CET ARTICLE


Directeur général: Pelayo Terry Cuervo / Directeur éditorial:
Gustavo Becerra Estorino
SUR CUBAWEB: http://www.granma.cu/

E-mail | Index | Español | English | Português | Deutsch | Italiano
© Copyright. 1996-2013.
GRANMA INTERNATIONAL. Tous droits réservés. / Edition numérique. Cuba.

Retour en haut de la page