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La Havane 3 Novembre 2014

ÉBOLA : RÉUNION TECHNIQUE À LA HAVANE
Pour renforcer la prévention et la lutte contre le virus

PENDANT deux jours, 278 spécialistes et responsables médicaux de 34 pays se sont réunis à La Havane pour mettre en œuvre des stratégies de prévention et de maîtrise du risque de santé publique liées à l’épidémie de fièvre hémorragique à virus Ébola.

José Angel Portal Miranda, vice-ministre cubain de la Santé publique, a averti que l’épidémie représente un risque énorme pour l’humanité, les nouveaux cas et le nombre de décès ne cessant d’augmenter malgré la mobilisation internationale pour endiguer la propagation du virus. « Nous devons déployer tous nos efforts pour empêcher que cette maladie ne devienne l’une des pandémies les plus dévastatrices de l’Histoire de l’humanité », a-t-il signalé.

Il a rappelé que seuls la préparation et le travail conjoint nous permettra d’éviter sa propagation. « Dans leurs interventions, les participants ont été unanimes à approuver la mise en place de programmes nationaux soutenus par une volonté politique, et le fait que l’efficacité du travail demandera de l’implication, de la rigueur et de la discipline », a dit le Dr Portal Miranda.

« Le risque zéro n'existant pas, on ne peut exclure une importation d'un petit nombre de cas d'Ebola dans la région, donc, nous devons à tout prix rester vigilants, sensibiliser les gens, et nous invitons les pays à partager les informations sur l’état de l’épidémie dans leurs frontières avec la communauté internationale », a souligné le ministre à la fin de la réunion.

La réunion, qui s’est avérée utile et instructive, aura été marquée par la solidarité des participants, qui après deux jours d’intenses débats, d’échanges d’expériences et de propositions novatrices, ont soumis leurs recommandations aux Commissions de travail.

 La Dr Marcia Cobas, vice-ministre cubaine de la Santé, qui a donné lecture du compte-rendu de la réunion, a indiqué que plusieurs lignes d’action prioritaire se sont dégagées des débats, dont la nécessité de renforcer la surveillance épidémiologique, la création d’équipes pluridisciplinaires et le suivi des patients suspects de la maladie.

Autre recommandation : chaque pays se doit de se doter d’un centre national pour coordonner toutes les mesures visant à empêcher l’introduction de la maladie. Par ailleurs, les participants ont insisté sur la stricte observance des dispositions de l’OMS et l’OPS, et la nécessité de définir pour chaque pays les conditions d’acheminement permettant d’assurer l’envoi d’échantillons.

Faciliter l’accès au matériel et aux moyens de protection à des prix préférentiels et créer une réserve pour leur utilisation immédiate en cas d’urgence, figurent également parmi les recommandations.

PREMIER COURS INTERNATIONAL

 

Pour répondre aux besoins en matière de préparation, d'information et de formation, la réunion a lancé la convocation du 1er Cours international pour la prévention et la lutte contre l’Ébola, prévu du 10 au 15 novembre prochain à l’Institut de médecine tropicale Pedro Kouri de La Havane.

« Aujourd’hui est un jour très spécial, car nous sommes tous réunis pour combattre une maladie qui frappe également le continent américain, pour confronter nos expériences et nos besoins et trouver ensemble des réponses urgentes pour enrayer ce fléau qui menace l’humanité », a affirmé le Dr Juan Carlos Calvimonte, ministre de la Santé de la Bolivie.

« Au nom du président Evo Morales et du peuple bolivien, j’aimerais remercier le peuple frère de Cuba pour avoir conçu cet espace de préparation technique. Vive Notre Amérique ! Vive le commandant Fidel ! Vive le commandant Raul », a-t-il conclu.

Dans le cadre des commissions, la réunion a été enrichie de 151 interventions sur des sujets divers liés au virus Ébola.

La Dr Carmen Rosa Fernandez Martinez, de la Commission de manipulation clinique de la maladie, a annoncé la présence à cet atelier de 76 délégués et invités de 18 pays. Cette Commission a mis en avant les lignes d’actions suivantes : la nécessité d’assurer la surveillance des personnes en provenance des pays touchés par la maladie, et leur transfert dans des centres spécialisés.

Un cas suspect est défini comme toute personne présentant, après son retour d’une zone à risque, des signes de fièvre et certains des symptômes de la maladie. Si le premier test de la virémie (virus dans le sang) est négatif, le patient est soumis à un deuxième test 48 heures plus tard. Si le patient est positif, c’est un cas confirmé d'infection à l’Ébola et il est transféré dans un centre spécialisé. Si les tests sont négatifs, la suspicion d’Ébola est levée.

Les équipes de réponse rapide seront composées d’épidémiologistes, de médecins d’urgence, d’infirmiers et autres spécialistes bien entraînés et disponibles 24 heures sur 24.

La prise en charge des enfants, si nécessaire, pourra avoir lieu avec un parent accompagnant. Si celui-ci a survécu à la maladie, aucun moyen de protection n’est préconisé, dans le cas contraire il faudra prendre toutes les mesures de protection qui s’imposent.

Le suivi et l’évaluation du patient seront essentiellement cliniques, avec tous les échantillons dans des laboratoires situés de préférence dans les unités de santé. La confirmation du diagnostic sera effectuée par des laboratoires certifiés.

Il est d’une importance vitale d’instaurer une coopération entre les autorités dans le transport des échantillons biologiques à travers les frontières. En cas de résultat négatif du test de la virémie, il sera procédé à la levée de l’isolement.

Le Dr Francisco Duran Garcia a donné lecture du compte-rendu de la Commission sur l’épidémiologie, présidée par le Dr José Angel Portal, vice-ministre cubain de la Santé publique, et qui a réuni 85 délégués de 29 pays.

Comme premier point, les discussions ont été axées sur la nécessité de renforcer le système de surveillance de chaque pays, en articulation avec un centre national de liaison afin de consolider les réponses nationales et régionales au niveau des frontières pour obtenir l’information la plus pertinente et complète possible sur l’arrivée au pays de navires, avions et autres moyens de transport.

Une trentaine de participants de 17 pays étaient inscrit à la Commission de formation et de renforcement des capacités des personnels, qui a insisté sur l’importance de la formation « présentielle » (formation dispensée avec une présence physique et sans intermédiaire) permettant de faciliter les échanges d’expériences entre experts, et a exhorté les pays de la région à renforcer les connaissances nécessaires à l’identification du virus et à créer des laboratoires.

La Commission de communication sociale, présidée par la Dr Maria Cobas, a réuni 35 spécialistes de 14 pays, ainsi que des représentants cubains de la Défense civile, de l’Association des communicateurs sociaux, de la Faculté de communication de l’Université de La Havane, de l’Institut de radio et de télévision et du ministère de la Santé publique.

Ce groupe de travail est convenu de renforcer la stratégie de communication sociale par rapport à l’Ébola à travers la création d’équipes de communication aux niveaux national et régional afin d’appuyer et identifier un porte-parole unique, utiliser des protocoles internationaux en vue d’un travail de prévention sur les risques, ainsi que des aspects éthiques dans la gestion de l’information. L’élaboration de programmes nationaux et régionaux comportant des cartes de messages et l’identification des ressources technologiques pour garantir leur disponibilité dans la région.

Pour ce faire, il est indispensable de lever des fonds pour financer des campagnes d’éducation publique, y compris la production et la publication de matériel de divulgation à l’intention des populations les plus vulnérables.

Autre aspect signalé : la promotion de médias régionaux comme TeleSur, Radio del Sur et autres, ainsi que la production de matériels éducatifs sur le sujet dans les espaces publics ruraux et urbains.

 

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