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La Havane. 18 Septembre  2014

Cuba lance un appel au monde à
lutter contre l'Ébola
La plus grande des Antilles a annoncé l’envoi de
165 médecins coopérants en Sierra Leone

« LE gouvernement cubain, comme il l’a toujours fait durant ces 55 années de Révolution, a décidé de participer à cet effort mondial, sous la direction de l’Organisation mondiale de la Santé, pour faire face à la dramatique situation que traverse l’Afrique occidentale. Par ailleurs, notre pays lance un appel aux gouvernements et aux ministres de la Santé de tous les pays afin qu’ils se joignent à la lutte contre ce fléau ».


La Dr Margaret Chan et le Dr Roberto Morales Ojeda en conférence
de presse à Genève.

C’est ce qu’a déclaré le 12 septembre dernier, à Genève, le ministre cubain de la Santé publique, Roberto Morales Ojeda, en annonçant l’envoi d’une brigade de 165 coopérants, constituée par 62 médecins et 103 infirmiers disposant de plus de 15 années d’expérience professionnelle. « Ils ont tous déjà participé à des situations post-catastrophes naturelles et épidémiologiques, ainsi qu’à des missions de coopération médicale, et 23% d’entre eux ont effectué plus d’une mission internationaliste », a-t-il précisé.

Le ministre a ajouté que cette collaboration, qui se réalisera à travers l’OMS, avec des personnels choisis, qui tous se sont portés volontaires pour travailler en coopération, y compris avec les États-Unis, se réalisera en Sierra Leone.

Roberto Morales a déclaré qu’il s’était spécialement rendu à Genève pour rencontrer la Directrice générale de l’Organisation mondiale de la Santé, la Dr Margaret Chan, à laquelle il a apporté une réponse au nom du gouvernement cubain, à la demande d’aide lancée au président Raul Castro par la Directrice de l’OMS et le Secrétaire général Ban Ki-moon, dans le cadre de l’effort mondial indispensable pour combattre l’épidémie d’Ébola en Afrique occidentale.

De 500 à 600 médecins et plus de 1 000 travailleurs de la santé sont nécessaires.pour combattre l’épidémie.

Le ministre a expliqué que dès le début de l’épidémie, Cuba a décidé de maintenir les brigades qui prêtent actuellement leurs services en Afrique, et spécialement les 23 professionnels de la santé se trouvant en Sierra Leone, et les 16 en Guinée. Pendant sa conférence de presse, en présence de la Dr Margaret Chan, le ministre Roberto Morales a exhorté les autres gouvernements et ministres de la Santé à apporter leur l’aide aux autres pays touchés par la maladie.

Le ministre a déclaré que Cuba a adopté des mesures dans le cadre du Contrôle sanitaire international sur l’entrée et la sortie des voyageurs, ainsi que pour le renforcement du Système de surveillance hygiénique et épidémiologique national.

La réponse de Cuba, a ajouté le ministre, découle du fait que la Révolution n’a pas attendu le développement de ses services de santé pour commencer à offrir son aide à d’autres peuples. Un an après le triomphe de la Révolution, en 1960, la première aide médicale fut apportée aux victimes d’un tremblement de terre au Chili, et en mai 1963, la première brigade médicale, composée de 55 coopérants, partait pour l’Algérie pour prêter ses services pendant un an.

Dans les années 70, a été mise en place la collaboration solidaire dans des pays d’Amérique latine, d’Afrique et d’Asie, puis en 1988, à la suite des ouragans George et Mitch, dans les Caraïbes et l’Amérique du Centre, et le Programme intégral de Santé, auquel ont participé 25 288 coopérants de la santé, dans 32 pays.

Cuba a également contribué à la formation de professionnels des sciences médicales de 121 pays en Asie, Afrique et Amérique. À ce jour, 38 943 médecins ont été diplômés, dont 24 486 sont issus des 10 promotions de l’École latino-américaine de médecine, inaugurée par le président Fidel Castro, en novembre 1999 dans le cadre de la durabilité du Programme intégral de Santé.

Actuellement, des professeurs cubains coopèrent à la formation de 29 580 professionnels des sciences médicales dans 10 pays.

L’un des programmes les plus sensibles et les plus humains a démarré en juillet 2004 avec l’Opération Miracle, en collaboration avec la République bolivarienne du Venezuela, et a permis à 2 890 000 personnes de 35 pays d’améliorer ou de recouvrer la vue, dont 36 636 Africains.

Il a également signalé que, le 19 septembre 2005, pour faire face aux dégâts provoqués par l’ouragan Katrina à la Nouvelle Orléans, fut créé le Contingent International de médecins Henry Reeve, spécialisé dans les situations de catastrophes et d’épidémies graves. À ce moment-là, Cuba proposa d’envoyer 10 000 médecins pour venir en aide au peuple nord-américain, que le gouvernement de ce pays refusa. Cependant, à partir de ce contingent, 39 brigades furent constituées, qui ont été présentes dans des situations d’urgence dans 23 pays.

Le handicap, qui constitue un des problèmes les plus aigus de nos peuples, a motivé, à partir de 2008, la réalisation d’une étude psychosociale et clinico-génétique des populations concernées, qui a permis d’aller jusque dans les foyers de 1 500 000 personnes handicapées au Venezuela, en Équateur, au Nicaragua, en Bolivie et à Saint-Vincent-et-les-Grenadines.

À ce jour, en Afrique, 76 744 coopérants de la santé ont prêté leurs services dans 39 pays. À l’heure actuelle, on compte 4 048 coopérants dans 32 pays, dont 2 269 sont des médecins.

Cuba est présente aujourd’hui dans 66 pays, avec 50 731 coopérants, dont 64,6% sont des femmes et 25 412 médecins.

Durant toutes ces années de solidarité et de coopération, 595 482 missions ont été réalisées dans 158 pays, avec la participation de 325 710 travailleurs de la santé, dont nombre d’entre eux accumulent deux ou trois missions, et même parfois plus.

Par ailleurs, 1 207 000 consultations médicales ont été réalisées, plus de 2 280 000 accouchements, ainsi que 8 000 000 interventions chirurgicales, et plus de 12 000 000 enfants et femmes enceintes ont été vaccinés.

« LE PLUS IMPORTANT C’EST DE DISPOSER DU PERSONNEL QUALIFIÉ », A AFFIRMÉ LA DIRECTRICE DE L’OMS

La Dr Margaret Chan a souligné que le plus important pour empêcher la transmission de l’Ébola, c’est de disposer de personnels qualifiés, de spécialistes qui soient correctement formés et qui sachent comment se protéger.

« L’argent et le matériel sont importants, mais avec ces seuls moyens, nous ne pourrons pas stopper l’épidémie d’Ébola. Le plus important, ce sont les personnes, des personnes qui éprouvent de la compassion, des médecins et des infirmières qui sachent comment réconforter les patients, malgré les barrières, comme par exemple, l’obligation d’utiliser des moyens de protection et travailler dans des circonstances très difficiles », a précisé le Dr Chan.

Après avoir signalé que l’épidémie d’Ébola qui dévaste une partie de l’Afrique occidentale est la plus longue, la plus sévère et la plus complexe de ces presque quatre décennies de l’histoire de la maladie, la directrice générale de l’OMS a affirmé que Cuba est connue dans le monde pour sa capacité à former d’excellents médecins et infirmières, ainsi que « pour sa générosité et sa solidarité envers les pays en voie de développement ».

Répondant à des journalistes, la Dr Chan a annoncé que la Chine a également répondu à l’appel, et dispose d’équipes médicales dans les trois pays touchés par la maladie.

Elle a ajouté que le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, s’est entretenu avec des dirigeants de plusieurs pays, notamment du Royaume Uni, des États-Unis, de France, d’Afrique du Sud, de Chine, et « toutes les conversations se sont avérées très positives. Il s’agit maintenant de connaître les détails, le nombre de personnels, le matériel et le lieu où ils seront envoyés... ».
 

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