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Ligue mondiale de
volley-ball
Cuba
parmi les géants
• Une jeune équipe a réussi,
au prix d'un gros effort,
à se hisser jusqu'à la grande finale
ALFONSO NACIANCENO
CETTE année, peu auraient parié sur les chances
de la sélection masculine de volley d’accéder à la
grande finale de la Ligue mondiale. La jeune équipe
qui nous représente à cette compétition a réservé
une bonne surprise à ses supporters de l’île en
accédant au dernier carré de cette compétition au
sommet.
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Les
Cubains fêtent leur victoire face à la
Russie. |
Après avoir manqué sa qualification pour les Jeux
olympiques de Londres 2012, l’équipe a mis du sang
neuf pour préparer la Ligue mondiale, considérée
comme le tournoi annuel le plus relevé qu’organise
la Fédération internationale de cette discipline.
Les Cubains s’étaient inclinés au tournoi
Préolympique de Berlin face à des Allemands qui ont
dû batailler dur pour décrocher leur billet pour
Londres à la suite d’un match disputé en cinq sets
face à une équipe cubaine qui a aligné des débutants
aux postes de centraux.
UN DÉBUT SURPRENANT
Ainsi, l’équipe cubaine a entamé la Ligue
mondiale dans le groupe A, où les chances de
s’imposer semblaient bien minces face à l’ogre russe,
champion de la Ligue en 2011, et la Serbie, deux des
meilleures équipes du monde. Ce groupe était
complété par le Japon.
L’équipe cubaine a réalisé un bon démarrage dans
la ville japonaise de Hamamatsu en n’encaissant
qu’une seule défaite face aux Serbes, et en
s’adjugeant deux victoires sur les Russes et les
Japonais.
Ensuite, en République dominicaine, la sélection
cubaine a prouvé qu’elle pouvait aller plus loin
dans cette compétition en gagnant ses trois matchs
et prenant la tête de son groupe.
LA JEUNE ÉQUIPE
Les rendez-vous suivantes ont eu lieu à
Kaliningrad (Russie) et Novi Sad (Serbie). Cette
formation renouvelée comptait dans ses rangs un
joueur expérimenté, médaillé d’argent au Championnat
du monde d’Italie en 2010. Il s’agit de son
capitaine Wilfredo Léon. Ses coéquipiers à ce
tournoi : le vétéran attaquant auxiliaire Yenry Bell
et le passeur Yoandri Diaz (deuxième passeur de
l’équipe) n’avaient pratiquement pas joué.
Les actuels centraux Isbel Mesa, Danger Quintana
et David Fiel ont peu d’expérience internationale,
notamment les deux derniers, qui ont été appelés des
juniors pour renforcer l’équipe nationale et évoluer
à une position complexe en zone trois.
Dans ces conditions, avec très peu d’options sur
le banc pour donner un peu de repos aux joueurs sans
diminuer la qualité de son jeu, la sélection cubaine
a déjoué tous les pronostics pendant les quatre
semaines restantes des éliminatoires et s’est
qualifiée pour la finale de Sofia, en Bulgarie, avec
un bilan favorable de 10 victoires et 2 défaites
(une face à la Serbie et l’autre contre la Russie),
pour totaliser 28 points, inatteignables pour ses
rivaux.
La grande finale réunira six équipes. La Pologne
a terminé en tête du groupe B avec 10 victoires, 2
défaites et 29 points, devant un des grands habitués
de ces compétitions, le Brésil (8-4-26). Le Brésil
sera aussi au rendez-vous de Sofia en sa qualité de
meilleur deuxième des quatre poules.
Dans le groupe C, les États-Unis, champions
olympiques à Pékin 2008, ont totalisé 9 victoires, 3
revers et 26 points, tandis que dans le groupe D
l’Allemagne a montré une nouvelle fois sa classe en
terminant première (10-2-30).
La Bulgarie (8-4-22), médaillée de bronze du
Mondial 2006, est qualifiée d’office pour la grande
finale en tant que pays organisateur.
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