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 S P O R T S

La Havane. 5 Juillet 2012 

Ligue mondiale de volley-ball
Cuba parmi les géants
• Une jeune équipe a réussi, au prix d'un gros effort,
à se hisser jusqu'à la grande finale

ALFONSO NACIANCENO

CETTE année, peu auraient parié sur les chances de la sélection masculine de volley d’accéder à la grande finale de la Ligue mondiale. La jeune équipe qui nous représente à cette compétition a réservé une bonne surprise à ses supporters de l’île en accédant au dernier carré de cette compétition au sommet.


Les Cubains fêtent leur victoire face à la Russie.

Après avoir manqué sa qualification pour les Jeux olympiques de Londres 2012, l’équipe a mis du sang neuf pour préparer la Ligue mondiale, considérée comme le tournoi annuel le plus relevé qu’organise la Fédération internationale de cette discipline.

Les Cubains s’étaient inclinés au tournoi Préolympique de Berlin face à des Allemands qui ont dû batailler dur pour décrocher leur billet pour Londres à la suite d’un match disputé en cinq sets face à une équipe cubaine qui a aligné des débutants aux postes de centraux.

UN DÉBUT SURPRENANT

Ainsi, l’équipe cubaine a entamé la Ligue mondiale dans le groupe A, où les chances de s’imposer semblaient bien minces face à l’ogre russe, champion de la Ligue en 2011, et la Serbie, deux des meilleures équipes du monde. Ce groupe était complété par le Japon.

L’équipe cubaine a réalisé un bon démarrage dans la ville japonaise de Hamamatsu en n’encaissant qu’une seule défaite face aux Serbes, et en s’adjugeant deux victoires sur les Russes et les Japonais.

Ensuite, en République dominicaine, la sélection cubaine a prouvé qu’elle pouvait aller plus loin dans cette compétition en gagnant ses trois matchs et prenant la tête de son groupe.

LA JEUNE ÉQUIPE

Les rendez-vous suivantes ont eu lieu à Kaliningrad (Russie) et Novi Sad (Serbie). Cette formation renouvelée comptait dans ses rangs un joueur expérimenté, médaillé d’argent au Championnat du monde d’Italie en 2010. Il s’agit de son capitaine Wilfredo Léon. Ses coéquipiers à ce tournoi : le vétéran attaquant auxiliaire Yenry Bell et le passeur Yoandri Diaz (deuxième passeur de l’équipe) n’avaient pratiquement pas joué.

Les actuels centraux Isbel Mesa, Danger Quintana et David Fiel ont peu d’expérience internationale, notamment les deux derniers, qui ont été appelés des juniors pour renforcer l’équipe nationale et évoluer à une position complexe en zone trois.

Dans ces conditions, avec très peu d’options sur le banc pour donner un peu de repos aux joueurs sans diminuer la qualité de son jeu, la sélection cubaine a déjoué tous les pronostics pendant les quatre semaines restantes des éliminatoires et s’est qualifiée pour la finale de Sofia, en Bulgarie, avec un bilan favorable de 10 victoires et 2 défaites (une face à la Serbie et l’autre contre la Russie), pour totaliser 28 points, inatteignables pour ses rivaux.

La grande finale réunira six équipes. La Pologne a terminé en tête du groupe B avec 10 victoires, 2 défaites et 29 points, devant un des grands habitués de ces compétitions, le Brésil (8-4-26). Le Brésil sera aussi au rendez-vous de Sofia en sa qualité de meilleur deuxième des quatre poules.

Dans le groupe C, les États-Unis, champions olympiques à Pékin 2008, ont totalisé 9 victoires, 3 revers et 26 points, tandis que dans le groupe D l’Allemagne a montré une nouvelle fois sa classe en terminant première (10-2-30).

La Bulgarie (8-4-22), médaillée de bronze du Mondial 2006, est qualifiée d’office pour la grande finale en tant que pays organisateur.
 

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