Les sanctions
des Etats-Unis:
«nous frappons au cœur» de l’Iran, a déclaré Obama
WASHINGTON, 1er juillet.— Le président
des Etats-Unis, Barack Obama, a assuré aujourd’hui
que la nouvelle loi de sanctions de son pays contre
l’Iran est «une frappe au cœur» de sa capacité
supposée de se doter d’armes nucléaires, mais il
laisse la porte ouverte à d’éventuelles négociations
diplomatiques avec Téhéran.
«Nous
montrons aux autorités iraniennes que leurs actions
ont des conséquences», a déclaré Obama qui a accusé
Téhéran d’adopter une position de «défi» en
persévérant dans son intention de fabriquer des
armes nucléaires.
Les Etats-Unis et les puissances occidentales
accusent précisément l’Iran de tenter d’enrichir
assez d’uranium pour fabriquer des armes nucléaires,
alors que les autorités de Téhéran rejettent ces
affirmations et assurent que leur programme obéit à
des fins exclusivement pacifiques.
Ayant convaincu la Russie et la Chine, la Maison
Blanche a pu faire adopter par les Nations Unies une
résolution du Conseil de sécurité pour une nouvelle
série de sanctions contre l’Iran.
Outre ces sanctions, le Congrès des Etats-Unis a
approuvé une loi comportant des sanctions
additionnelles contre Téhéran, notamment sur le
terrain financier, pétrolier et bancaire. La Loi est
arrivée aujourd’hui sur le bureau d’Obama pour
signature.
Avant même le message attendu sur la signature de
la loi, le président a déclaré qu’il ne saurait y
avoir de doute: les Etats-Unis et la communauté
internationale sont déterminés à empêcher l’Iran de
se doter d’armes nucléaires».
«Il reste encore une chance au gouvernement
d’Iran» et «il peut démontrer que ses intentions
sont pacifiques», a-t-il ajouté.
La Loi approuvée par le Congrès étasunien «rend
plus difficile l’achat de pétrole raffiné, de biens
et de services, ainsi que de matériel pour
moderniser le secteur pétrolier et gazier», a
indiqué Obama.
La Loi rend également plus difficile les
opérations financières de la Garde révolutionnaire
iranienne et «des banques qui soutiennent le
programme nucléaire iranien et le terrorisme», a-t-il
poursuivi.
Avant même que la loi ait été signée, le
président du Parlement iranien, Ali Larijani, a
déclaré depuis Damas que «les menaces» contre son
pays «coûteraient cher aux Etats-Unis».
«Ils doivent comprendre que de semblables mesures
n’auront aucun effet sur la volonté politique de
l’Iran», a affirmé Larijani, selon une information
de l’agence officielle Irna. (ANSA)