Prisonniers politiques de l'Empire  MIAMI 5    

     

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I N T E R N A T I O N A L E S

La Havane. 27 Mai2010

Ho Chi Minh aurait 120 ans

Marta Rojas

• LE fondateur de la nation vietnamienne que nous connaissons aujourd’hui mais dont l’origine est millénaire est né le 19 mai 1890 dans le village de Hoang Tru, qui appartient à l’actuelle province de Nghe An. Enfant, il reçut le nom de Nguyen Sinh Cung, mais il en changea plusieurs fois au cours de sa vie, notamment pour se soustraire aux persécutions coloniales.

Selon l’histoire, la terre où naquit Ho Chi Minh possède depuis le XVIIème siècle une culture populaire d’une richesse exceptionnelle.

Son père, enseignant de profession, était un maître réputé de Lettres chinoises, mais Nguyen Sinh Cung perdit ses parents très tôt et fut confié à ses grands-parents maternels, qui surent cultiver son intelligence. Dès l’adolescence, Nguyen Sinh Cung ouvrit une école d’enseignement des lettres à son domicile. Il devait ensuite passer sa licence ès lettres. Il acquit des connaissances de plus en plus poussées dans le cadre de l’enseignement franco-vietnamien, car à l’époque, le Vietnam était une colonie française.

Il avait à peu près 21 ans lorsqu’il s’enrôla dans un navire français de marine marchande, comme simple matelot et garçon de cuisine. C’est ainsi qu’il voyagea en France, en Afrique et aux Etats-Unis où, s’installant dans le quartier noir de Harlem, à New York, il continua d’apprendre les langues et d’enrichir sa connaissance du monde. Il se retrouva ensuite à Londres où il exerça pas mal de petits métiers, dont celui de serveur dans un hôtel. A aucun moment il ne renonça à son apprentissage autodidacte.

Fort d’une culture solide, il retourne en France à la fin de 1917 sous le nom de Nguyen Tat Thanh et s’engage à fond dans la lutte pour la libération des colonies. Il entre au Parti socialiste français où il défend énergiquement la cause de l’émancipation des colonies africaines et asiatiques. Il fonde un journal sous le nom de Nguyen Ai Quoc. Il passe tout naturellement au Parti communiste français après la Troisième internationale fondée par Lénine, dont les thèses stimulent la pensée révolutionnaire du jeune Vietnamien.

Lui-même devait le dire plus tard: «Les thèses de Lénine constituèrent pour moi une commotion: j’y trouvai l’enthousiasme, des instruments d’élucidation, la foi. J’en éprouvais tant de joie que j’étais au bord des larmes. Assis, seul, dans ma chambre, j’élevais la voix comme si je m’adressais aux foules: «Compatriotes martyrisés, voilà ce dont nous avons besoin! Telle est la voie qui conduira à notre libération (1)»

C’est en tout cas cette voie qu’il emprunta, cette fois sous le nom de Ho Chi Minh, pour organiser le peuple vietnamien, créer le Parti communiste d’Indochine et insuffler sa passion d’indépendance et de souveraineté à ses compatriotes qui lui emboitèrent le pas dans le combat contre le colonialisme français, l’invasion japonaise et l’impérialisme étasunien. Il conduisit le peuple vietnamien de victoire en victoire. Il libéra et construisit son pays sous une devise à laquelle il ne renonça jamais: «Il n’y a rien de plus précieux que l’indépendance et la liberté.»

(1) Ecrits politiques de Ho Chi Minh. •
 

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