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La Havane. 3 Février 2012 

Le Brésil se félicite de ses
liens avec Cuba

Laura Bécquer Paseiro

LA présidente du Brésil Dilma Roussef a entamé sa deuxième journée de visite officielle à Cuba en rendant hommage au Héros national cubain José Marti. Accompagnée du vice-ministre cubain des Affaires étrangères Rogelio Sierra, Dilma Roussef a déposé une couronne de fleurs au pied du monument érigé sur la Place de la Révolution de La Havane.

Le Brésil se félicite de ses liens avec CubaDans un aparté avec la presse, elle a souligné que la coopération dans plusieurs sphères, notamment économiques, « est la meilleure manière pour le Brésil de combattre le blocus imposé à Cuba par les États-Unis ».

À cet égard elle a critiqué ce genre de politique qui « n’apporte rien de bon », en précisant que son gouvernement s’est engagé a aider au processus d’actualisation économique amorcé à Cuba.

La présidente brésilienne a expliqué que son pays participe à diverses initiatives dans l’île « à travers plusieurs programmes de financement qui comportent l’équipement technique pour la production d’aliments ».

Dilma Roussef a parlé notamment de la contribution brésilienne à la construction du port de Mariel, dans l’ouest du pays, une coopération qu’elle a qualifiée de stratégique.

Elle a considéré ce projet comme un soutien logistique nécessaire à l’exportation des biens produits dans l’île appelé à contribuer au développement de l’économie nationale cubaine, et elle a inscrit ces opérations dans le cadre de la politique de coopération tracée par son pays pour « soutenir les processus de développement de Cuba ».

« Mon obligation en ma qualité de présidente, c’est d’assumer et d’établir cette position qui encourage le pouvoir économique croissant et reconnu du Brésil », a-t-elle dit.

LE MONDE DOIT S’ENGAGER

La présidente du Brésil a insisté sur l’importance de l’engagement envers la région latino-américaine et caribéenne qui, plus qu’ailleurs, doit maintenir une politique de coopération qui réponde aux intérêts communs. Elle a considéré la Communauté des États d’Amérique latine et des Caraïbes (CELAC) comme « l’un des espaces les plus importants de la région ». Interrogée sur les droits de l’Homme, Dilma Roussef a déclaré qu’elle était d’accord pour aborder la question « depuis une perspective multilatérale ». « Nous allons commencer à parler de la situation des droits de l’Homme au Brésil, des droits de l’Homme aux États-Unis en ce qui concerne Guantanamo, des droits de l’Homme partout ».

La présidente brésilienne a insisté sur le fait que le monde en général doit s’engager. « On ne doit pas se servir des droits de l’Homme comme d’une arme politique. Le monde doit se convaincre que tous les pays doivent prendre leurs responsabilités », a-t-elle dit.

Cette première visite officielle de Dilma Roussef à Cuba constitue un nouvel exemple de fraternité entre les deux pays dans le contexte de l’approfondissement de l’intégration latino-américaine et caribéenne.
 

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