NEW YORK.— Alors que les Cinq patriotes cubains qui
luttaient contre le terrorisme aux États-Unis sont
emprisonnés depuis 14 ans, la solidarité internationale
ne cesse de croître.
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Des manifestations
pour demander la libération des Cinq se déroulent
régulièrement en Argentine. |
De nombreuses pétitions ont été adressées au
président Barack Obama pour lui demander de faire usage
de ses prérogatives constitutionnelles, et de mettre un
terme à l’injustice commise contre Gerardo Hernandez,
Fernando Gonzalez, Ramon Labañino, Antonio Guerrero et
René Gonzalez.
À New York, plusieurs organisations de solidarité,
notamment le Comité international pour la liberté des
Cinq, ont demandé la justice au cours d’une réunion qui
s’est tenue à l’Eglise Riverside de Manhattan, rapporte
Prensa latina.
Au Canada, le Comité international de Vancouver pour
la libération des Cinq, a manifesté devant le Consulat
étasunien, pour les Cinq et en mémoire des victimes du
terrorisme que soutient Washington, alors que d’autres
groupes solidaires ont organisé un meeting à Montréal
pour demander la liberté des Cinq.
Des organisations politiques, sociales et des droits
de l’Homme, répondant à l’appel du Comité argentin pour
la liberté des Cinq et du Mouvement argentin de
solidarité avec Cuba (MasCuba), ont marché jusqu’à
l’ambassade des États-Unis à Buenos Aires. À cette
occasion, les jeunes militants de El Dorado (Misiones)
dans les cataractes d’Iguazu ont été félicités pour leur
considérable travail de diffusion de l’affaire des Cinq,
ainsi que le Groupe Motor, de la commune La Matanzas,
près de Buenos Aires.
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Un meeting a été organisé devant l’ambassade des
États-Unis à Beyrouth, à l’occasion du 14e
anniversaire de leur incarcération. |
De nombreuses résolutions en faveur des Cinq ont été
émises par les Conseils municipaux de Rosario, Necochea,
Moron et La Plata.
Par ailleurs, au Guatemala, la Coordination de
solidarité avec Cuba et les peuples, a tenu une réunion
à l’Université de San Carlos (la plus importante du
pays) pour exiger la fin de l’injustice, au cours de
laquelle a été évoquée la situation particulièrement
préoccupante de Gerardo, condamné à deux peines à
perpétuité plus 15 ans.
L’association dominicaine de solidarité avec Cuba
s’est rendue à l’ambassade des États-Unis à
Saint-Domingue pour remettre une lettre destinée au
président Barack Obama, dans laquelle elle demande
l’amnistie pour les cinq combattants cubains.
« Nous vous demandons de libérer, à travers un
décret, Gerardo Hernandez, Fernando Gonzalez, Ramon
Labañino, Antonio Guerrero et René Gonzalez, afin de
rétablir le sens de la justice », réclamait le texte.
La lettre abordait également la situation de René
Gonzalez, qui a été libéré le 7 octobre 2011, mais qui
doit rester pendant trois ans en liberté surveillée sur
le territoire étasunien. Sa sécurité personnelle,
précise le courrier, est plus compromise dans les rues
de Miami que derrière les barreaux indignes de la
prison.
Depuis Haïti, selon la correspondante de Granma, le
Club des amis de Cuba de la commune de Darbonne a
réclamé la libération immédiate des combattants
antiterroristes cubains, au cours d’un gala politique et
culturel, où ils ont appelé à la solidarité et à la
nécessité de briser le mur du silence qui a entouré
l’affaire des Cinq.
La soirée qui s’est déroulée en présence des
fonctionnaires de l’ambassade cubaine en Haïti et les
coopérants de la Mission Sucre, a été l’occasion de
fêter le 6e anniversaire du Club, qui compte
actuellement 65 adhérents.
Au Nicaragua, une célébration œcuménique a eu lieu à
l’église de Managua. L’ambassadeur cubain dans ce pays
d’Amérique centrale, Eduardo Martinez Borbonet, a
souligné que des évangélistes, des catholiques et des
athées s’étaient rassemblés pour réclamer justice dans
une des affaires qui illustre le mieux la vengeance
politique exercée contre la Révolution cubaine.
À Asuncion, la secrétaire générale du parti Mouvement
au socialisme du Paraguay, et présidente du Comité
paraguayen pour la liberté des Cinq, Ligia Prieto, a
affirmé que ces cinq combattants sont le symbole de
Cuba, et qu’ils sont un exemple pour des milliers de
personnes dans le monde. À La Paz, en Bolivie, se tenait
une réunion pour expliquer les aspects les plus
importants du procès, en présence des coopérants et des
membres du corps diplomatique cubain en Bolivie, qui ont
envoyé un message de solidarité depuis la capitale
andine.
Dans une déclaration conjointe publiée à Lima, des
intellectuels, des artistes, des écrivains, des
responsables de la vie associative, et d’autres
personnalités péruviennes, comme les écrivains Arturo
Corcuera, Hildebrando Pérez et Winston Orrillo, ont
demandé au président des États-Unis la libération des
antiterroristes.
À Moscou, la coordinatrice générale du Comité
national russe de solidarité, Lena Loshkina, a déclaré :
« Notre objectif le plus important est de rompre le
blocus informatif sur l’affaire des Cinq dans les grands
médias ».
« En Russie, la solidarité avec les Cinq est présente
dans plusieurs instances, notamment à la Douma (le
Parlement) où ont été adoptées à l’unanimité plusieurs
résolutions en leur faveur, et nous avons également le
soutien du gouvernement », a-t-elle précisé.
En mai 2005, le Groupe de travail des Nations Unies
sur les détentions arbitraires a conclu que la privation
de liberté des Cinq était arbitraire, et il a demandé à
Washington d’adopter les mesures nécessaires pour
réparer cette injustice. Jusqu’à ce jour, la justice
nord-américaine a fait la sourde oreille. (SE)