Prisonniers politiques de l'Empire  MIAMI 5    

     

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La Havane. 19 Juillet 2012 

Déclaration du ministère des Relations extérieures

UN des Cinq combattants antiterroristes injustement emprisonnés aux États-Unis, le Héros de la République de Cuba Gerardo Hernandez Nordelo, vient d’être de nouveau l’objet d’un acte arbitraire de la part des autorités de ce pays, visant à faire obstruction à la procédure légale en cours.

Le samedi dernier, 7 juillet, les fonctionnaires cubains qui avaient été autorisés par le Département d’État à rendre une visite consulaire à Gerardo, se sont vus empêchés de la réaliser sous le soi-disant prétexte que le document du directeur du centre pénitentiaire de Victorville, en Californie, permettant leur entrée dans la prison, n’était pas disponible à la réception.

Cet incident retient fortement l’attention, alors qu’en marge des démarches de la Section des Intérêts de Cuba à Washington auprès du Département d’État pour obtenir l’autorisation de cette visite, les autorités de la prison avaient réaffirmé à Gerardo que tout était en ordre.

Par ailleurs, le 9 juillet, l’avocat Martin Garbus, un des défenseurs de Gerardo, n’a pas pu réaliser, comme il l’avait prévu, la visite légale pour réviser avec lui les documents concernant son actuel procès en appel collatéral, également sous le prétexte que l’autorisation du chef de la prison ne se trouvait pas à la réception. Finalement Garbus a pu voir Gerardo car son nom se trouvait sur sa liste des visiteurs, mais du fait des conditions ce type de visite – qui n’avait pas de caractère légal –, l’avocat n’a pu ni introduire dans la prison les documents que notre Héros devait lire et signer, ni avoir un entretien dans des conditions correctes.

Ce n’est pas la première fois que de tels incidents se produisent. Ils se sont invariablement produits à chaque étape importante du procès de Gerardo. Pour ne citer que quelques exemples : en 2010, durant la phase préparatoire de l’appel collatéral, connu comme Habeas Corpus, les autorités pénitentiaires avaient refusé à deux reprises la visite de l’avocat de Gerardo, Leonard Weinglass, et ils ont différé intentionnellement la remise de sa correspondance juridique, ce qui ne lui a pas permis de participer activement à la révision [de son procès].

En mars 2003, Gerardo a été placé en cellule d’isolement, avant la présentation de son appel direct.

Le Ministère des Relations extérieures dénonce cette nouvelle manœuvre des autorités nord-américaines visant à entraver le procès en appel de Gerardo, en le privant de l’un des rares droits dont il bénéficie en tant que prisonnier aux États-Unis.

Gerardo a été placé en isolement à plusieurs reprises sans aucune justification ; il a eu des difficultés répétées quant à sa correspondance personnelle et juridique ; son épouse Adriana s’est vue refuser le visa pour lui rendre visite, et ils n’ont pu avoir d’enfant. Pendant sa longue et injuste incarcération pour des délits qu’il n’a pas commis et qui n’ont jamais été prouvés, ses droits ont été systématiquement bafoués.

Cuba ne cessera de dénoncer devant le monde ces infractions et mettra tout en œuvre pour obtenir le retour à la Patrie de Gerardo et de ses quatre frères injustement emprisonnés et retenus aux États-Unis depuis bientôt 14 ans.

La Havane, le 12 juillet 2012
 

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