Prisonniers politiques de l'Empire  MIAMI 5    

     

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La Havane. 15 Août 2012 

« Beaucoup de bonnes choses attendent René à Cuba »

« CE 13 août, nous avons vécu une situation étrange: René a fêté ses 56 ans, alors qu’il n’est pas en prison, mais qu’il n’est pas libre non plus. Disons qu’il vit en solitaire, sauf quand il reçoit une visite familiale », a déclaré Olga Salanueva, épouse de l’antiterroriste cubain René Gonzalez Sehwerert, à l’hebdomadaire cubain Trabajadores.


Olga Salanueva et René Gonzalez.

René ne peut pas avoir de vie sociale, entamer des relations, être ami de ses voisins, ni recevoir personne, car le danger est partout. Ceci, nous l’avons constaté récemment à l’occasion du décès de son frère. Si ce jour-là il avait été en prison, il y aurait eu au moins quelqu’un qui se serait approché de lui pour lui parler un moment.

« La liberté surveillée n’a pas été prévue pour la situation de René : elle est faite afin d’aider les anciens détenus à se réinsérer socialement. Concernant René, il y a une contradiction : cette société n’est pas celle de René et lui n’a pas la possibilité de se réintégrer à sa famille parce que, sur ordre du gouvernement nord-américain, j’ai été expulsée et je suis revenue à Cuba avec mes filles. Ils n’ont pas réussi à faire céder René pour qu’il soit témoin du Ministère public. « La liberté surveillée a aussi pour objectif que la personne accède à une formation. Après des années en prison, on perd des compétences. René est pilote : il ne peut ni renouveler sa licence, ni passer le permis de conduire car il lui faudrait donner son adresse. Il doit aussi prendre soin de sa famille économiquement, mais comment pourrait-il le faire ?

Aujourd’hui, René devrait être parmi nous pour fêter son anniversaire en toute liberté. »

REJET DE LA REQU TE DE MODIFICATION DE LA LIBERTÉ SURVEILLÉE

Le Ministère public étasunien, témoignant son habituel acharnement contre les antiterroristes cubains, a rejeté la requête présentée par René Sehwerert, le 22 juin, auprès de la Cour du district Sud de la Floride, dans laquelle il sollicitait la modification de sa condition de liberté surveillée afin de lui permettre d’accomplir le reste de son temps dans son pays.

« Pour se venger, le Ministère public cherchera tous les moyens pour que les Cinq accomplissent leur peine jusqu’à la dernière minute. Ils disent que René est un danger pour cette société ; la Procureure a signalé à trois reprises que René n’avait aucun remords. De qui doit-il se repentir si les Cinq étaient aux Etats-Unis par nécessité de défendre notre peuple contre la mort et la terreur ?

« C’est la raison pour laquelle ils ont reçu de si lourdes condamnations. René a purgé sa peine jusqu’au dernier jour, avec la conviction d’avoir agi correctement. Dans une lettre que j’ai adressée à la juge, je lui ai suggéré que si René était un danger pour les États-Unis, qu’elle le renvoie à Cuba : ce serait donner une fin juste à cette affaire. Ils se débarrassent du soi-disant danger, et nous, nous le recevons avec tout l’amour possible.

« La réponse du ministère public prouve que le gouvernement des États-Unis accorde bien peu de valeur à la famille cubaine, tout comme les terroristes. Voilà pourquoi il y a eu tant de blessés et de morts cubains dans des attentats terroristes.

« Pourquoi s’obstinent-ils à ajouter encore plus de douleur à René et à sa famille ; il est un des rares citoyens au monde qui, après sa sortie de prison, ne peut pas retrouver ses êtres chers ?

« René doit subir ce châtiment supplémentaire parce qu’il est de nationalité nord-américaine, alors qu’il s’est dit prêt à y renoncer. La juge n’a pas encore donné de réponse ; quant au le Ministère public, il fait la sourde oreille…

NOUVEAU REFUS DE VISA

La Section des intérêts des États-Unis à La Havane a de nouveau refusé à Olga Salanueva le visa l’autorisant à voyager dans ce pays pour rendre visite à son mari. Cependant, elle ne renoncera jamais à demander ce visa.

« Nous sommes dans notre droit. Récemment, j’ai demandé un visa, en même temps qu’Adriana Pérez, la femme de Gerardo Hernandez ; ils nous ont répondu que ce n’était pas le moment. Le respect de ce droit est également signalé dans la requête et je ne cesserai pas de l’exiger. Il n’y a plus d’autorisation à demander pour entrer dans la prison, René est dans une maison, alors il n’y a aucune logique à ce que je ne puisse être auprès de lui. Si je ne peux pas entrer dans ce pays, que René vienne dans le nôtre. (Tiré de l’hebdomadaire Trabajadores).
 

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