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La Havane, Cuba, Vendredi, 19 Mars 2010
Des voix s’élèvent dans le monde pour dénoncer la campagne médiatique anticubaine
Le chapitre mexicain de «Red de Redes» sur Internet «En défense de l’humanité» a publié un appel qui, ayant pour titre «En défense de Cuba», dénonce l’ingérence du Parlement européen (PE) dans les affaires internes de l’île caraïbe, qui viole les principes de non intervention de l’ONU et se joint ainsi «au criminel blocus imposé au peuple cubain pour le seul fait de s’opposer à toute imposition, et de défendre son droit à décider de son destin avec dignité et en toute indépendance».
Paraphé par Pablo Gonzalez Casanova, Victor Flores Olea et Ana Esther Ceceña, on retrouve également les signatures de Danny Glover, Frei Betto, Alfonso Sastre, Thiago de Melo, Ignacio Ramonet, Jorge Sanjinés, Leon Rozitchner, Victor Heredia, Danny Rivera, Gianni Mina, Atilio Boron, Stella Calloni, Belen Gopegui et de beaucoup d’autres intellectuels et artistes. Le texte invite à amplifier la campagne de signatures sur le site www.porcuba.org.
Les adhésions au document proviennent d’Argentine, de Belgique, de Bolivie, du Brésil, du Canada, du Chili, de Colombie, d’Equateur, du Salvador, d’Espagne, des Etats-Unis, de France, du Guatemala, d’Haïti, du Honduras, de Hongrie, d’Italie, de Jamaïque, du Mexique, du Nicaragua, des Pays-Bas, du Pérou, du Portugal, de Porto Rico, de République dominicaine, de Suède, d’Ukraine, d’Uruguay et du Venezuela.
Par ailleurs, au Brésil des députés du Groupe parlementaire Brésil-Cuba et des représentants d’organisations sociales, juvéniles et populaires, se sont prononcés jeudi contre la campagne médiatique orchestrée contre Cuba.
Lors d’un meeting de solidarité convoqué devant l’ambassade de Cuba à Brasilia, les participants arboraient des drapeaux cubains et des pancartes exigeant la libération des cinq antiterroristes cubains injustement incarcérés aux Etats-Unis, ainsi que la levée du blocus économique maintenu contre l’île par Washington.
Les orateurs ont exprimé leur soutien à la Révolution cubaine et dénoncé l’actuelle campagne médiatique lancée contre l’île caraïbe à l’issue de la mort après une grève de la faim d’un prisonnier de droit commun, un événement qui a été manipulé par les ennemis de La Havane.
La députée Vanessa Grazziotin, présidente du Groupe, accompagnée de sa collègue Jo Moraes, a remis à l’ambassade cubaine une motion de soutien et de solidarité signée par des dizaines de législateurs brésiliens.
L’Association des Cubains résidant en Uruguay a également rejeté la campagne médiatique mensongère relayée par les grands médias, et dénoncé l’immixtion du PE dans les affaires internes de la nation cubaine. «Nous savons avec combien de hargne et de haine des mensonges sont proférés chaque jour contre Cuba».
En Espagne, la Coordinatrice étatique de solidarité avec Cuba (CESC) a condamné la complicité de l’Union européenne (UE) avec la politique agressive suivie par les différents gouvernements US à l’encontre de l’île.
Dans un long manifeste divulgué à Madrid, la CESC fustige la résolution adoptée récemment par le Parlement européen qui prétend asseoir Cuba au banc des accusés pour de prétendues violations des droits de l’Homme.
A Lisbonne, l’Association portugaise José Marti (APJM) a ratifié sa solidarité avec La Havane face à la campagne médiatique déclenchée en Europe contre Cuba.
D’autre part, des dizaines d’activistes du mouvement de solidarité avec Cuba en Allemagne se sont mobilisés pour protester contre la manœuvre anticubaine.
«Il a été très important pour nous de montrer aux laquais qu’indépendamment des résolutions du PE et des manipulations des médias, Cuba n’est pas seule», a déclaré Justo Cruz, de l’organisation de solidarité Cuba Sí.
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Les familles des prisonniers de Guantanamo veulent la lumière sur les «suicides»
Les familles de deux hommes morts en 2006 à Guantanamo dans des circonstances présentées par l'armée US comme des suicides ont demandé à la justice de reconsidérer leur plainte à la lumière de nouveaux témoignages de militaires en poste dans la prison le soir du drame.
Dans leur requête devant le tribunal fédéral de Washington, dont l'AFP a obtenu copie jeudi, les familles affirment que «des faits exceptionnels et troublants» ont été découverts sur les morts de leurs fils, le Saoudien Yasser Al-Zahrani et le Yéménite Salah Al-Salami, respectivement âgés de 22 et 33 ans quand ils sont morts.
Leur demande s'appuie sur les déclarations de quatre militaires, dont un gradé, Joe Hickman, qui était de garde sur un mirador du camp où se trouvaient les cellules des deux hommes la nuit du 9 au 10 juin 2006.
Joe Hickman raconte avoir vu trois hommes être transférés de leur cellule vers un autre camp, et ensuite un fourgon revenir et décharger quelque chose à l'infirmerie.
Alors que trois minutes plus tard le camp était en pleine effervescence, Joe Hickman a demandé des détails à un des infirmiers. Celui-ci lui a répondu, selon lui, que «trois prisonniers avaient été amenés à l'infirmerie, morts étouffés parce qu'ils avaient des chiffons enfoncés dans la gorge». L'un d'entre eux portait des marques de coups.
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Cuba évoque les 50 ans de guerre unilatérale déclarée par les USA
• LA HAVANE, 17 mars.— Face à une nouvelle campagne médiatique dirigée depuis Washington, Cuba garde toujours à la mémoire le 50e anniversaire de la signature, par le président Dwight Eisenhower, de l’Ordre exécutif qui approuvait les actions secrètes et terroristes contre l’Île.
Intitulé Un mémorandum d’actions secrètes contre le régime de Castro, le document paraphé par Eisenhower donnait officiellement le feu vert au à toutes sortes d’opérations illégales ayant pour but de renverser le gouvernement révolutionnaire.
En franche violation de toutes les normes internationales régissant les relations entre les gouvernements et les peuples, l’ordre fut donné de constituer une organisation composée de partisans de la dictature de Batista exilés aux Etats-Unis pour couvrir les activités de la CIA.
Parallèlement, l’ensemble de l’appareil militaire et d’espionnage US fut mis au service de ces plans pour d’entraîner, diriger les groupes terroristes, et organiser une force paramilitaire censée débarquer clandestinement à Cuba.
Les documents déclassifiés des archives de Sécurité nationale des Etats-Unis révèlent que cet ordre comportait à l’origine le lancement d’une campagne de propagande internationale et la création, dans l’île, d’un groupe clandestin chargé de fournir des renseignements secrets.
«Notre main ne doit apparaître dans aucune des actions que nous menons», telles furent les instructions d’ Eisenhower, qui fit jurer aux personnes présentes lors de la signature du mémorandum de ne jamais rien révéler de ce qui s’y était dit.
Le directeur de la CIA de l’époque, Allen W. Dulles, reçut ensuite l’instruction du président de faire en sorte qu’«aucun des rapports secrets concernant Cuba ne soit présenté, pas même à ce Conseil (de Sécurité nationale)».
Pour soutenir les activités de propagande, la création d’une station radiophonique sur ondes moyennes fut décidée pour transmettre vers Cuba, depuis l’île de Swan, située au sud de Cuba.
Le mémorandum exécutif représentait une véritable déclaration de guerre contre un petit pays qui n’avait pas attaqué les Etats-Unis, et Eisenhower le reconnaît ainsi dans ses mémoires.
«Le 17 mars 1960, j’ai ordonné à la CIA de commencer l’entraînement des exilés cubains, notamment au Guatemala.» Et Eisenhower d’ajouter: «Une autre idée fut l’organisation d’une force anti-castriste à l’intérieur même de Cuba. Certains ont pensé que nous devrions mettre l’île en quarantaine (lire blocus), affirmant que si l’économie s’effondrait brusquement les Cubains se chargeraient eux-mêmes d’évincer Castro.»
Les résultats de cette agression directe contre Cuba se sont très vite fait sentir, avec une hausse importante des attentats terroristes, le soulèvement de bandes armées contre-révolutionnaires dans les montagnes du centre de Cuba, qui assassinaient des paysans, et la défaite de la tentative d’invasion de la Baie des Cochons, en avril 1961.
Une déclaration de guerre unilatérale. Cinquante ans plus tard, la volonté de détruire Cuba est toujours d’actualité au sein du gouvernement des Etats-Unis. •
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L’Europe et le commerce de la torture
Le Parlement européen continue d’émettre des résolutions sur des violations des droits de l’Homme, alors qu’il devrait faire le ménage chez lui, où plus d’un pays est concerné par cette question.
Par exemple, des entreprises européennes continuent de participer au commerce d'instruments de torture. Menottes délivrant des décharges électriques de jusqu’à 50 000 volts aux détenus, menottes de pouces et armes à électrochoc sont employées par la police et les forces de sécurités pour torturer, même si l’Europe avait interdit en 2006 le commerce international de ce genre de matériel.
Plusieurs Etats du Vieux Continent enfreignent la réglementation en la matière. Le site Web du réseau Adital révèle qu’entre 2006 et 2009 la République tchèque a présenté une licence d’exportation d’armes à électrochoc et de sprays chimiques –et l’Allemagne pour commercialiser des dispositifs destinés à administrer du courant électrique par les pieds, ainsi que des sprays chimiques–, et que dans neuf pays de l’Union la police et les forces de sécurité avaient déjà utilisé ces instruments pour infliger des tortures et autres mauvais traitements.
Cette même source signale que la Hongrie, Etat de l’Union européenne, a annoncé son intention d’introduire dans les prisons et les établissements de police des ceintures paralysantes. Considéré comme un instrument de torture et de mauvais traitements, ce genre de d’appareil a été interdit.
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Lettre ouverte de l’UNEAC et de l’AHS aux intellectuels et artistes du monde
AU moment même où la Foire du livre sillonnait notre pays d’un bout à l’autre, et où des centaines de médecins cubains sauvaient des vies en Haïti, une nouvelle campagne se préparait contre Cuba. Un délinquant de droit commun au parcours violent et subitement métamorphosé en «prisonnier politique», déclarait une grève de la faim pour exiger qu’on lui installe dans sa cellule le téléphone, une cuisinière et un poste de télévision. Encouragé par des gens dénués de tout scrupule, et malgré tous les efforts consentis pour le maintenir en vie, Orlando Zapata Tamayo est décédé et est devenu un symbole lamentable de la machine anticubaine. Le 11 mars, le Parlement européen a adopté une résolution qui «condamne énergiquement la mort évitable et cruelle du dissident prisonnier politique Orlando Zapata Tamayo», et, dans ce qui constitue une ingérence outrageante dans nos affaires intérieures, il «invite instamment les institutions de l'Union européenne à soutenir de manière inconditionnelle et à encourager sans réserve le lancement d'un processus pacifique de transition politique vers une démocratie pluripartite à Cuba».
Une pétition ayant pour titre «Orlando Zapata Tamayo: j’accuse le gouvernement cubain» vient d’être lancée pour recueillir des signatures contre Cuba. Ce document affirme que le prisonnier a été «injustement incarcéré et brutalement torturé», et qu’il est mort «en dénonçant ces crimes et l’absence de droits et de démocratie dans son pays». Ce document n’hésite pas à mentir sans aucune vergogne sur une soi-disant pratique de notre gouvernement consistant à «éliminer physiquement ses critiques et ses opposants pacifiques». Le 15 mars, un journal espagnol publiait à sa une photo du visage de Zapata Tamayo, déjà décédé, dans son cercueil, tout en annonçant l’adhésion à la pétition de plusieurs intellectuels ayant joint leur signature à d’anciens et de nouveaux professionnels de la contre-révolution interne et externe.
Nous, les écrivains et les artistes cubains, sommes pleinement conscients de la manière dont les corporations médiatiques et les intérêts hégémoniques et de la réaction internationale peuvent s’articuler pour nuire à notre image. Nous les reconnaissons à l’acharnement et à la haine qu’ils mettent à déformer notre réalité et à déverser leurs mensonges sur Cuba. Nous savons aussi le prix que doivent payer ceux qui ont tenté d’exprimer leurs propres nuances depuis la culture.
Dans l’histoire de la Révolution, jamais un prisonnier n’a été torturé. Il n’y a pas eu un seul disparu. Il n’y a pas eu une seule exécution extrajudiciaire. Nous avons fondé une démocratie propre, imparfaite certes, mais beaucoup plus participative et légitime que celle que d’autres prétendent nous imposer. Les concepteurs de cette campagne n’ont aucune autorité morale pour nous donner des leçons en matière de droits de l’Homme.
Il est indispensable de mettre fin à cette nouvelle agression contre un pays assiégé et victime d’un harcèlement impitoyable. Nous en appelons à la conscience de tous les intellectuels et artistes dépourvus d’intérêts retors quant à l’avenir d’une Révolution qui a été, est et sera toujours un modèle d’humanisme et de solidarité.
Secrétariat de l’Union nationale des écrivains et artistes cubains
Direction nationale de l’Association «Hermanos Saiz»
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Cuba dénonce l’hypocrisie du Nord sur la question des droits de l’Homme
GENEVE, 16 mars.— Cuba a dénoncé l’hypocrisie et la mémoire sélective des pays du Nord, qui tentent de faire oublier leurs propres atrocités, dans une intervention au Conseil des droits de l’Homme des Nations unies (CDH).
Exerçant son droit de réponse dans le débat portant sur les situations qui méritent un engagement et une attention particulière du Conseil, le représentant cubain Resfel Pino a souligné que les Etats-Unis et l’Union Européenne n’ont aucune autorité morale pour juger d’autres pays.
«Tout au long des débats, nous avons entendu certains pays occidentaux répéter les interminables listes politisées de pays coupables de «violations des droits de l’Homme», a rappelé Pino
Le diplomate s’est adressé en particulier aux Etats-Unis,
aux Pays-Bas, à la République tchèque et à l’Espagne. «Dans
notre intervention d’hier, nous vous avons rappelé
certaines des pages les plus sombres et horribles de
votre histoire en matière de droits de l’Homme», signalé
le représentant cubain. En ce qui concerne l’Allemagne,
Refsel Pino a souligné que «ce pays a été présenté
publiquement comme complice dans les détentions
arbitraires, et son territoire a été l’un des plus
largement utilisés pour les vols secrets de la CIA».
Directeur général:
Lazaro Barredo Medina
Directeur
éditorial:
Oscar Sánchez
HÔTE: Teledatos-Cubaweb.
La Havane
SUR CUBAWEB: http://www.granma.cu/
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