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Honduras: la dictature recrute des
«observateurs» parmi l’extrême-droite
Jean-Guy Allard
SOUCIEUX de
masquer l’illégitimité des élections du 29 novembre, le
régime usurpateur de Roberto Micheletti s’applique à
recruter, par le bais d’une association patronale
putschiste, des «observateurs» parmi les organisations
d’extrême-droite du monde entier.
«Ils
ont déjà confirmé avoir recruté entre 300 et 500
observateurs», souligne à sa une le quotidien La Prensa,
propriété du magnat hondurien Jorge «Pepsi» Canahuati,
tandis que l’auteur de l’article, emporté par son ardeur
putschiste, faisait état d’«environ 600 observateurs
internationaux en provenance d’Amérique du Nord,
centrale et du Sud» qui devraient participer à la
supervision de ces élections.
Pour
dégoter ses «observateurs» à un moment où tous les
organismes internationaux d’observation ont refusé de
cautionner cette farce électorale, la junte militaire de
Tegucigalpa a misé sur l’un de ses acolytes les plus
dévoués, Amilcar Bulnes, le président du Conseil
hondurien de l’entreprise privée (COHEP).
Bulnes a
déclaré au quotidien la Prensa de son ami Canahuati que
le processus électoral «est appelé à jouer un rôle clé
pour l’instauration d’un climat favorable aux
investissements», basé sur «la stabilité sociale». Un
avis que partage bien entendu la hiérarchie de l’armée,
de la police et des escadrons de la mort de Billy Joya.
«Ils
viendront des Etats-Unis, d’Europe, du Chili,
d’Argentine, de Colombie et d’Amérique centrale», a
révélé Bulnes, avant de préciser que deux des plus
«éminents» représentants de l’extrême-droite
continentale, en l’occurrence les anciens présidents
Alvaro Arzu (Guatemala), et Alfredo Cristiani
(Salvador), «vont faire le voyage»
Quelque
temps auparavant, l’annonce avait été faite qu’aux
élections convoquées par le régime putschiste
participeraient –en qualité d’«observateurs» également–
une délégation dépêchée par l’organisation néonazie
UnoAmerica, ainsi que plusieurs membres du Réseau
latino-américain et de la Caraïbe pour la liberté, un
appendice de la Fondation Liberté, financée par le
National Endowment for Democracy (NED), des
Etats-Unis, et de la Fondation pour l’analyse et les
études sociales (FAES), de l‘ancien chef du gouvernement
espagnol José Maria Aznar.
L’organisation
UnoAmerica, liée à la CIA et également sponsorisée par
la NED, est impliquée dans la tentative d’assassinat
contre le président de l’Etat multinational de Bolivie
Evo Morales.
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