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Le
Parlement cubain lance un appel à lutter encore
davantage pour la libération des 5
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Déclaration de la Présidence de l’Assemblée nationale
LA Cour suprême des Etats-Unis a
annoncé, mardi, sans autre explication, qu’elle ne
réviserait pas la cause de nos Cinq camarades
injustement emprisonnés dans ce pays pour avoir combattu
le terrorisme anti-cubain, qu’encouragent les dirigeants
nord-américains. Les juges n’ont fait qu’exécuter les
directives émanant de l’administration Obama.
Les avocats de la défense avaient
pourtant démontré, preuves à l’appui, que de nombreuses
et évidentes violations des lois avaient été commises
durant toute la durée du procès. Par ailleurs, un nombre
considérable de personnes, dont 10 prix Nobel, des
centaines de parlementaires, de nombreuses organisations
de juristes internationaux et nord-américains, des
personnalités de milieux politiques et universitaires
avaient appuyé cette demande de révision, comme en
témoignent les nombreux documents des « Amis de la
Cour » déposés à cet effet, un nombre inégalé à ce jour.
Malgré ces considérations, la Cour suprême a décidé de
faire fi de cet appui universel, de rejeter l’appel et
d’ignorer aussi bien la demande venue de l’humanité
toute entière que son devoir de rendre justice.
Une fois de plus nous assistons au
triomphe de l’arbitraire propre à un système corrompu et
hypocrite qui s’acharne cruellement contre nos Cinq
Frères.
Mais nous n’abandonnerons jamais
notre combat et continuerons de réclamer leur
libération. Il faut, plus que jamais, multiplier nos
efforts, sans perdre un seul instant, et convaincre tous
ceux qu’il reste à convaincre.
Nous sommes persuadés que Gerardo,
Antonio, Fernando, Ramon et René continueront d’être en
première ligne de ce combat comme ils l’ont été durant
ces presque que 11 années d’emprisonnement.
Après avoir pris connaissance de
cette déshonorante décision, Gerardo Hernandez Nordelo a
déclaré ce qui suit : « Tenant compte de ce que nous
avons vécu jusqu’à maintenant, la décision de la Cour
suprême ne me surprend nullement. Je n’ai aucune
confiance dans le système de justice des Etats-Unis. Je
n’ai plus aucun doute maintenant que notre cas a
toujours été, depuis le début, un cas politique. Non
seulement nous avions tous les arguments juridiques
nécessaires pour obtenir une révision de notre procès,
mais en plus nous pouvions compter sur un nombre sans
précédent de soutiens venus de partout dans le monde
comme en témoignent les documents d’Amicus déposés en
notre faveur devant la Cour suprême. Je réitère la
promesse que j’ai faite il y a un an, soit le 4 juillet
2008 : Aussi longtemps qu’il y aura ne serait-ce qu’une
seule personne qui luttera, à l’extérieur de la prison,
nous continuerons de résister jusqu’à ce que justice
soit faite. »
Il nous faut lutter encore
davantage, jusqu’à ce que nous puissions obliger le
gouvernement nord-américain à mettre fin à cette
monstrueuse injustice et à remettre en liberté Gerardo,
Ramon, Antonio, Fernando et René.
Présidence de l’Assemblée nationale
du Pouvoir populaire
15 juin 2009
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